Hermes_DEU_2025 2025
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Message de la gérance
2025 est une année charnière : fin de la période post-Covid, prise de conscience de l’accélération technologique et établissement de nouveaux rapports de force, à la fois économiques et politiques. Est-ce la fin d’un cycle et le début d’une nouvelle ère ?
Ensemble, nous avons navigué dans un environnement mouvant, secoués par des crises géopolitiques d’importance, mais sans perdre notre ligne. Je remercie chaque collaboratrice et chaque collaborateur d’avoir répondu présent dans un contexte complexe.
Portés par un dessin toujours vivant, celui de créer et proposer des objets faits des plus belles matières, expressions de savoir-faire d’exception, nous pouvons être fiers de nos résultats solides. Ils confirment la désirabilité de nos collections autant que l’adhésion à notre modèle artisanal de croissance durable et responsable.
Face aux incertitudes, nous choisissons de conserver notre cap en redoublant de vigilance, forts de l’engagement de nos collaborateurs et de la fidélité de nos clients partout dans le monde.
C’est ainsi que nous avons maintenu le rythme de nos ouvertures. Pour le pôle amont, citons la pose de la première pierre de la maroquinerie de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, celle de la manufacture Beyrand, en Haute-Vienne, dédiée aux arts de la table et l’extension de notre pôle horloger du Noirmont, en Suisse. Citons aussi l’inauguration de notre vingt-quatrième maroquinerie à L’Isle-d’Espagnac, en Charente. Le renforcement de l’intégration verticale du groupe va de pair avec l’extension de notre réseau d’Écoles Hermès des Savoir-Faire et nous sommes très heureux de pouvoir délivrer des diplômes d’État (CAP, CQP) en maroquinerie.
Les ouvertures rythment aussi notre réseau de distribution qui continue de s’embellir et de s’agrandir : Central Embassy à Bangkok (Thaïlande), Florence en Italie, Taichung à Taïwan ont marqué le premier semestre ; Scottsdale et Nashville aux États-Unis, Lugano en Suisse, Knokke-le-Zoute en Belgique puis Changsha en Chine ont fait briller la fin de l’année.
Nous sommes fiers de nos espaces, pensés pour être habités, lieux d’émerveillement autant que de culture. Nous continuerons en 2026 avec de très beaux rendez-vous, que ce soit à Hanoï, Beijing, Londres, Williamsburg et Genève pour n’en citer que quelques-uns.
Mais ces lieux manqueraient d’âme et de couleur sans le foisonnement de nos collections : lancement de Rouge Silky et de Barénia Intense, mise en lumière de la ligne de bijoux Kelly, découverte des cent ans du prêt-à-porter féminin, énergie des défilés masculins, et présentation du service de table Hermès en contrepoint ont marqué l’année. Les équipes de tous les métiers ont fait preuve d’audace et d’innovation : nouvelles matières, nouveaux gestes, nouveaux usages.
Nous avons aussi maintenu nos investissements responsables, soucieux de notre chaîne de valeur vertueuse, tant pour le groupe que pour l’ensemble des écosystèmes environnementaux et humains. À ce titre, nous sommes très fiers d’avoir reçu pour la cinquième année consécutive le Grand Prix Emploi France décerné par Humpact(1), et d’avoir été récompensés dans la catégorie CAC Large 60 au premier rang des sociétés du CAC 40 et du Next 20, à l’occasion de la seizième édition des Transparency Awards. Hermès figure par ailleurs dans la A-list du CDP(2), notée A pour le Climat, A- pour l’Eau et A pour la Forêt.
Enfin, saluons le travail de la Fondation d’entreprise Hermès qui mène des projets d’envergure et transformants : que ce soit avec l’Éducation nationale pour respectivement les dixième et cinquième années consécutives à travers les programmes pédagogiques Manufacto et Manuterra, ou auprès des artistes dans l’accompagnement de la scène des arts vivants, et des scientifiques dans une dynamique de préservation de la biodiversité.
C’est donc avec conviction que nous abordons l’année 2026, encouragés par notre thème de l’année, L’appel du large, cette envie irrépressible de découvrir de nouveaux horizons, mus par nos valeurs humanistes, ancrés dans notre héritage, animés par notre curiosité et forts de nos équipages. Car c’est bien leur engagement et leur enthousiasme qui font la richesse de cette belle aventure commune, nous les en remercions.
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Faits marquants 2025
En 2025, le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’élève à 16 Mds €, en croissance de 9 % à taux de change constants et de 5,5 % à taux de change courants par rapport à 2024. Le résultat opérationnel courant s’établit à 6,6 Mds € (41 % des ventes), en hausse de 7 %. Le résultat net part du groupe atteint 4,5 Mds € et progresse de 5,5 % hors contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France, au même rythme que les ventes.
Les ventes du quatrième trimestre atteignent 4,1 Mds € et progressent de 10 % à taux de change constants, comme au trimestre précédent. Toutes les régions affichent une croissance solide par rapport à une base de comparaison particulièrement élevée. L’Europe, le Japon, l’Amérique et le Moyen-Orient sont en hausse à deux chiffres.
Axel Dumas, gérant d’Hermès, a déclaré : « Le modèle Hermès fondé sur une distribution exclusive et qualitative, ainsi que sur une forte intégration verticale, a une nouvelle fois porté ses fruits. Cette stratégie singulière a permis à la maison d’enregistrer une très belle croissance de son chiffre d’affaires et des résultats solides. Je remercie chaleureusement l’ensemble des collaborateurs d’Hermès qui partagent notre attachement à la qualité sans compromis et également nos clients pour leur fidélité. Dans un environnement incertain, Hermès, fort de sa créativité et de ses savoir-faire d’exception, aborde l’année 2026 avec confiance. »
Activité à fin décembre par zone géographique
À fin décembre 2025, toutes les régions affichent des progressions soutenues. Le réseau de distribution a poursuivi son développement qualitatif avec des ouvertures et des extensions de magasins.
L’Asie hors Japon (+ 5 %) enregistre une belle performance dans l’ensemble des pays de la région, tous en croissance. Le quatrième trimestre est en hausse de 8 %. En juin, le magasin de Macao dans le Four Seasons, rénové et agrandi, a rouvert ses portes. Deux réouvertures ont eu lieu en Corée à Séoul, celles du Galleria en août et de Shinsegae en octobre. En Thaïlande, le magasin d’IconSiam à Bangkok a rouvert fin novembre, après rénovation et agrandissement. Enfin, en Chine, le magasin agrandi de Changsha IFS a rouvert en décembre.
Le Japon (+ 14 %) poursuit sa remarquable dynamique, fort de la fidélité de sa clientèle locale et de son réseau de distribution exclusif. L’événement itinérant Mystery at the Grooms’, une expérience immersive autour des objets Hermès, a fait escale à Tokyo en novembre.
L’Amérique (+ 12 %) réalise une excellente année. Les nouveaux magasins de Scottsdale en Arizona et de Nashville au Tennessee ont été inaugurés respectivement en septembre et en octobre. Au Mexique, le magasin Molière de Mexico a rouvert après rénovation début octobre. Un événement mettant en lumière les créations de petit h a été présenté dans le magasin de Vancouver au Canada en novembre.
L’Europe hors France (+ 11 %) et la France (+ 9 %) affichent de solides progressions, soutenues par la fidélité de la clientèle locale et la dynamique des flux touristiques. Le magasin de Florence, en Italie, rénové et agrandi, a rouvert ses portes en février, suivi de la réouverture en novembre de celui de Knokke, en Belgique.
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Présentation du Groupe et des résultats
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1.1Six générations d’artisans
L’histoire d’Hermès commence à Paris en 1837, dans l’atelier de harnais ouvert par Thierry Hermès rue Basse du Rempart. De fil en aiguille, génération après génération, la maison suit une double trame, celle du travail minutieux de l’artisan et celle du mode de vie de ses clients. Porté par un esprit de liberté et de création jamais démenti, Hermès manifeste une sensibilité et une attention constantes aux évolutions de la société et de ses besoins.
En 1880, Charles-Émile Hermès, fils du fondateur, déménage les ateliers au 24, rue du Faubourg Saint-Honoré et y adosse un magasin. À cette adresse devenue emblématique, on venait faire fabriquer des harnais et des selles sur mesure. L’entreprise s’illustrait déjà par l’excellence de ses créations.
Une maison innovante et passionnée par son temps
Dans l’entre-deux-guerres, les modes de vie changent et la maison innove sous la direction du petit-fils de Thierry, Émile Hermès. Il infléchit de manière décisive l’entreprise familiale lorsqu’il découvre, lors d’un voyage au Canada, le système d’ouverture et de fermeture de la capote d’une automobile. Il obtient en 1922 l’exclusivité de ce « ferme-tout » américain – connu aujourd’hui sous le nom de fermeture Éclair – qui sera largement appliqué aux bagages et créations de la maison. Sous l’impulsion d’Émile Hermès, la maison s’ouvre à d’autres métiers, tout en restant fidèle au monde équestre : elle s’appuie sur sa maîtrise des matières premières et sa culture artisanale pour créer ses premières collections de vêtements. En 1937 naît le fameux carré de soie avec Jeu des omnibus et dames blanches, premier d’une longue série.
À la tête de la maison dès 1951, Robert Dumas, l’un des gendres d’Émile Hermès, fréquente volontiers les ateliers et dessine des objets dont les détails (boucles, fermoirs, clous de selle et chaînes d’ancre) se parent d’une élégance qui ne cède en rien à leur praticité. Les objets Hermès se distinguent par la noblesse de leurs matières, la maîtrise des savoir-faire et l’audace de la création, stimulée par le regard aiguisé que la maison porte sur le monde. Le métier de la soie fait désormais appel à des artistes pour dessiner des motifs inédits.
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1.2Gouvernance du groupe
La Gérance assure la direction d’Hermès International. La fonction de gérant consiste à diriger le groupe et à agir dans l’intérêt général de la société, dans les limites de son objet social et dans le respect des pouvoirs, attribués par la loi et les statuts, au Conseil de surveillance, à l’Associé commandité et aux assemblées générales d’actionnaires.
Les gérants se sont réparti les rôles comme suit : Axel Dumas est en charge de la stratégie et de la gestion opérationnelle, et Émile Hermès SAS, par le biais de son Conseil de gérance, est en charge de la vision et des axes stratégiques.
La direction générale du groupe est assurée, autour du gérant, par une équipe de directeurs ayant chacun des attributions définies, et réunis au sein d’un Comité exécutif. Sa mission est la direction opérationnelle et stratégique du groupe. Sa composition reflète les principales expertises du groupe.
Le Comité des opérations, qui reporte à la Gérance, réunit certains membres du Comité exécutif et les dirigeants des principaux métiers et zones géographiques et des fonctions commerciales et support du groupe.
- ◆d’associer les dirigeants aux grands enjeux et orientations stratégiques du groupe ;
- ◆de favoriser la communication, le partage et des échanges restreints entre ses membres dans leur périmètre de responsabilité ;
- ◆d’amener le Comité exécutif à prendre certaines décisions.
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1.3Stratégie
Hermès est une entreprise indépendante portée par un actionnariat familial. Sa stratégie s’appuie sur trois piliers : la création, l’artisanat et un réseau de distribution exclusif et équilibré.
Depuis 1837, le groupe est resté fidèle à ses valeurs de liberté, d’exigence des savoir-faire artisanaux, d’authenticité et de croissance responsable. Son modèle d’affaires artisanal et intégré place la qualité et la durabilité au centre.
En 2025, la maison a gardé le cap, en préservant ses grands équilibres, attachée plus que jamais au respect de ses valeurs.
La création au cœur de la stratégie d’Hermès
Hermès crée et fabrique des objets de qualité pensés pour durer, pour être transmis d’une génération à l’autre et pour être réparés. Cette approche implique une prise en compte de ces enjeux à chaque étape, de la conception à la commercialisation.
La stratégie d’Hermès repose sur la liberté de création. Chaque année, un thème inspire les créateurs et les directeurs artistiques. Porté par une histoire de près de 200 ans, au cours de laquelle la maison n’a cessé de se développer avec audace et ingéniosité, Hermès rendait hommage en 2025 au thème du dessin sous toutes ses coutures. Du point sellier au trait, le dessin est le commencement de toute chose chez Hermès. L’exigence dans le style et la fabrication favorisent la création d’objets qui visent à surprendre et à émerveiller les clients. Cette créativité autour de savoir-faire traditionnels associée à des procédés innovants permet de revisiter les classiques et de créer des pièces exceptionnelles, en conservant l’humour et la fantaisie propres à Hermès. Cette grande liberté de création est présente dans tous les métiers, à l’image des nombreux dessins de carrés édités chaque année. Elle s’exprime à travers plus de 50 000 références, autour d’une identité unique et d’un style associant qualité exceptionnelle, innovation, surprise, élégance et simplicité.
La mission d’Hermès est de créer des objets uniques et originaux, en accordant le temps nécessaire à leur réalisation soignée, afin qu’ils accompagnent avec élégance les besoins et les rêves de ses clients. Son objectif est la recherche de l’excellence et d’une qualité sans compromis, dans chacun de ses métiers et de ses services.
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1.5Chiffres clés financiers et extra-financiers RFA
1.5.1Chiffre d’affaires par métier 2025 (2024)
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1.6Chiffre d’affaires et activité par métier RFA
En millions d’euros
2025
Mix
2024
Mix
Évolutions
À taux de change
courantsÀ taux de change constants
Maroquinerie-Sellerie
7 070
44 %
6 457
43 %
9 %
13 %
Vêtement et Accessoires
4 525
28 %
4 405
29 %
3 %
6 %
Soie et Textiles
964
6 %
950
6 %
1 %
5 %
Autres métiers Hermès
2 055
13 %
1 909
12 %
8 %
11 %
Parfum et Beauté
489
3 %
535
4 %
(9) %
(8) %
Horlogerie
549
4 %
577
4 %
(5) %
(2) %
Autres produits
349
2 %
337
2 %
3 %
6 %
Chiffre d’affaires consolidé
16 002
100 %
15 170
100 %
5,5 %
8,9 %
1.6.1Maroquinerie-Sellerie
Métier d’origine d’Hermès, la Maroquinerie-Sellerie regroupe les sacs féminins et masculins, les articles de voyage, la petite maroquinerie et les accessoires, les selles, les brides, et l’ensemble des objets et vêtements d’équitation.
Le métier Maroquinerie-Sellerie représente 44 % des ventes consolidées. En 2025, il a généré un chiffre d’affaires de 7 070 M€.
Les objets de sellerie et de maroquinerie Hermès naissent d’une alchimie toute particulière, qui repose sur un échange constant entre les créateurs et les artisans, et sur l’utilisation des plus belles matières, sélectionnées avec exigence. Les artisans mettent en œuvre des savoir-faire traditionnels, transmis de génération en génération. Ce dialogue patient et quotidien avec le cuir, domestiqué et façonné par la main de l’homme, confère à ces objets le supplément d’âme qui fait leur singularité.
La fabrication est assurée au sein de dix pôles d’expertise qui rassemblent des manufactures, des ateliers et des centres de formation à Paris, à Pantin et dans six régions de France. Elle s’appuie également sur un réseau de partenaires historiques français, choisis avec le plus grand soin dans le respect des savoir-faire artisanaux singuliers d’Hermès.
Pour répondre à une demande toujours soutenue, Hermès étoffe chaque année son réseau de sites de fabrication afin de renforcer ses pôles de production. Ainsi, une nouvelle maroquinerie a été inaugurée en septembre 2025 à L’Isle-d’Espagnac (Charente). Hermès a également poursuivi la préparation des chantiers de trois futures manufactures dont l’ouverture est prévue pour 2026 à Loupes (Gironde), 2027 à Charleville-Mézières (Ardennes) et 2028 à Colombelle (Calvados) et a annoncé l’ouverture d’un nouveau site aux Andelys (Eure) à horizon 2030. Chaque nouvelle implantation se fait en étroit partenariat avec les acteurs locaux, structures administratives et de développement économique. Hermès réaffirme ainsi son ancrage dans des territoires à haut savoir-faire manufacturier et sa volonté d’y développer des emplois de qualité. Fière de contribuer à l’expansion de filières d’excellence en France, la maison entretient des relations de long terme avec ses fournisseurs et ses partenaires, avec fidélité et exigence, pour maintenir les qualités uniques d’un objet Hermès : matières d’exception, formation aux savoir-faire et ateliers dédiés.
Hermès s’attache aussi au perfectionnement continu des gestes et des savoir-faire de ses artisans à travers de multiples programmes de formation et de qualification professionnelles. Ces programmes sont menés au sein de l’École Hermès des Savoir-Faire, présente sur chacun des 10 pôles de fabrication.
1.6.1.1Le sac femme
Les racines équestres de la maison demeurent une source puissante d’inspiration et donnent naissance cette année à de nouvelles écritures féminines. Ainsi le sac Tablier Sellier, inspiré du tablier en cuir des artisans selliers, associe le cuir et la toile pour un nouveau sac du quotidien. La ligne Arçon, dont les rondeurs évoquent une selle d’équitation, s’agrandit avec un nouveau format affiné, le sac Arçon Slim. Enfin, le sac Collier d’attelage reprend les courbes, les joncs et les anneaux de la pièce d’harnachement éponyme.
Le vocabulaire orfèvre s’étoffe avec de nouveaux fermoirs ingénieux et des pièces d’orfèvrerie identitaires. À l’image du fermoir signature en métal du sac Médor Clou, version inédite du sac Médor, inspiré de l’histoire Collier de chien des Accessoires de mode. Cette ligne accueille par ailleurs un nouveau format seau, le sac So Médor. Enfin la ligne Faubourg Express, nouvelle identité au format allongé qui fait écho aux sacs de voyage, met en lumière un élégant fermoir-serrure ultraplat sur deux formats du quotidien.
L’année 2025 marque le retour dans les collections de l’emblématique sac Plume, né à la fin des années 1960, dans ses deux tailles, 28 et mini. De son côté, la ligne Herbag en toile et cuir, née en 1998, s’agrandit d’une nouvelle taille mini, le sac Herbag 20.
La quête d’exceptionnel continue de s’exprimer à travers la mise en œuvre de nombreux savoir-faire et nouvelles matières qui repoussent les limites de la création, dans un esprit Arts & Crafts. Le sac Birkin à l’Envers offre un nouveau regard sur la fonctionnalité de ce grand cabas iconique et révèle la beauté de son intérieur, dans une construction en toile et cuir exigeante. La peinture à la main sur cuir est magnifiée sur le sac Kelly 28 avec le dessin tout en finesse d’un jaguar « Dans la jungle » et exprime une certaine fantaisie sur le dernier volet de l’histoire Birkin Faubourg dans une version « En fête », signée de son cadenas boule à facettes.
La finesse de la broderie au fil à la main, alliant point de croix et point droit, souligne les contours des patchs en cuir qui ornent les sacs Kelly Elan et Kelly 25 Collage, évoquant les motifs au tampon de différents carrés de soie. Enfin, le crin trouve une nouvelle expression dans les collections : il habille le sac Mini Médor en forme de diabolo, en référence à un collier de chien des archives, ainsi qu’un nouveau cabas Hermès Corricolo, dans une construction en franges étagées qui fait écho aux robes de charleston.
1.6.1.2Le sac homme
Les collections masculines confirment leur dynamisme et proposent de nouvelles écritures en réponse aux usages contemporains. Ainsi la ligne emblématique Bolide offre un nouvel essentiel au vestiaire masculin, le Bolide Messenger. Également dans l’air du temps, l’histoire Mousqueton détourne la pièce d’harnachement pour en faire un fermoir ingénieux sur deux sacs du quotidien, Seau Mousqueton et On-Body Mousqueton. Le maillon Chaîne d’ancre forme la boucle de réglage de bandoulière d’un cabas tout en cuir, le Cabas Ancrage, tandis que la boucle Étrivière, emblématique de l’univers masculin, vient signer un fourre-tout tout en cuir, riche en savoir-faire, à la construction inédite.
Le sac Haut à courroies dévoile de nouvelles versions Arts & Crafts exceptionnelles où s’expriment des constructions et des savoir-faire audacieux : en référence à son usage d’origine de sac à selle, le HAC en Selle déstructure la selle Cavale II et révèle ses différents empiècements en appliqué-piqué sur l’ensemble du corps du sac. En écho au thème de l’année, les lignes du rabat et des sanglons du Haut à Courroies se dessinent sur le cuir du HAC à relier sous la forme de points à relier imprimés et embossés.
Enfin, le thème du dessin inspire également un objet singulier, clin d’œil aux artistes et riche en savoir-faire, le cylindrique Sac à dessin.
1.6.1.3Le voyage
L’univers du voyage continue de s’étoffer en 2025. La valise R.M.S. voit son format cabine s’orner d’un nouvel imprimé, « Danse des chevaux », où trois fières montures s’engagent dans une gracieuse ronde. Elle inaugure également un format plus généreux, R.M.S. Business Cabine.
Enfin, l’emblématique ligne Garden accueille un format 41 dans la nouvelle écriture Neo Garden, idéal pour les courtes échappées ou à poser au-dessus de la valise R.M.S, en complément.
1.6.1.4Accessoires et petite maroquinerie
À l’écoute de l’évolution des usages, les collections de petite maroquinerie continuent de s’agrandir et de se renouveler afin d’apporter de nouvelles fonctionnalités et écritures dans l’air du temps.
La famille d’objets To Go, au porté mains libres et prescripteurs de silhouette, accueille de nouvelles identités contemporaines et élégantes : le Charnière To Go reprend le fermoir du bracelet éponyme, la ligne Zipengo accueille un To Go toujours signé du maillon Chaîne d’ancre en guise de tirette, enfin le 1957 To Go s’inspire du porte-documents Serviette 57 pour incarner un objet résolument masculin.
Territoire de fantaisie, la petite maroquinerie développe également son offre d’accessoires de sac avec le Robéo, qui propose une nouvelle garde-robe toute en couleurs au Rodéo, et avec le Budy Apic qui pare de dentelles de cuir crantées et colorées le manteau du chien miniature.
Pour célébrer le thème annuel, la ligne d’objets insolites In the Pocket propose un Étui à crayons de couleur. Enfin, un livre pour les plus jeunes, De fil en aiguille, raconte l’artisanat Hermès à travers la rencontre entre un artisan et un petit chien.
1.6.1.5Les matières
Depuis sa fondation, Hermès n’a de cesse d’explorer et de créer des matières susceptibles de servir l’esthétique, la fonctionnalité et la durabilité de ses objets, tout en continuant de répondre aux envies et aux usages du temps présent.
Apparue en 2024 habillée d’une finition dorée, la chèvre Chamkilight adopte en 2025 une nouvelle finition argentée, obtenue grâce à la parfaite maîtrise d’une nouvelle génération de pigments métalliques qui vient élargir la palette lumineuse de cette matière au grain délicat. La chèvre Chamkilight Silver procure ainsi un éclat singulier aux sacs Kelly Mini et Constance Mini, ainsi que Kelly To Go et Constance Slim.
Un nouveau cuir de veau a également fait son entrée en collection, le veau Chéri II. Lisse, souple et d’une très grande douceur, ce cuir incroyablement moelleux pourrait être décrit comme alliant la force du veau à la délicatesse de l’agneau. D’une brillance assez soutenue, il porte très bien les couleurs vives dont il révèle toutes les subtilités. Il offre une nouvelle main et une dimension inédite aux sacs Kelly et 24/24.
De nouvelles finitions d’exception viennent également compléter la palette des peaux précieuses. À l’image du crocodile Chantilly, cuir d’une épure absolue, dont le blanc est extraordinaire à plus d’un titre puisqu’il est obtenu sans aucun pigment ni colorant. En finition mate, il habille les emblématiques Kelly et Birkin. Aux côtés de cette finition immaculée, un jeu de couleurs progressif, évoquant la lumière du soleil levant, est travaillé sur le crocodile mat. La finition Sunrise, proposée sur les sacs Kelly Elan et Constance Mini dans trois nuances, Jaune citron, Kraft et Alezan, offre un effet dip-dye subtil et donne la sensation de voir naître la couleur au fur et à mesure que le regard se concentre.
Enfin, les matières rendent hommage au talent d’Hermès coloriste, dont la palette s’agrémente de nouvelles teintes intemporelles ou saisonnières. Le Gris Pantin, gris moyen aux reflets bleutés, se révèle sur le veau Togo, le veau Epsom et le veau Swift. Le Bleu Tie, bleu lumineux saturé de rouge, vient approfondir la gamme des bleus Hermès. Le Baie Brun, marron foncé nuancé d’une légère note de rouge, donne de la profondeur aux cuirs de veau emblématiques. Quant au Jaune Mango, doux et légèrement teinté d’orange, il dépose une touche de lumière et de soleil sur les collections.
1.6.1.6L’équitation
Hermès continue d’affirmer son engagement pour son premier client, le cheval, jusqu’au plus haut niveau sportif, à travers la transmission de ses savoir-faire d’excellence, la recherche de matières d’exception, l’innovation au service du bien-être du cheval et l’accompagnement au quotidien des cavaliers partenaires de la maison et de leurs montures.
En 2025, la selle Hermès s’est hissée sur les plus prestigieux podiums mondiaux et a accroché de nouveaux titres à son palmarès, avec notamment Ben Maher et Dallas Vegas Batilly en selle Hermès Vivace ainsi que Simon Delestre et Caiman Jolly Jumper en selle Hermès Cavale, victorieux au Saut Hermès sous la coupole du Grand Palais.
L’année 2025 marque également l’arrivée de Jeanne Sadran, jeune cavalière française talentueuse, dans l’équipe de partenaires, ainsi que la célébration des 10 ans de partenariat avec Jessica von Bredow-Werndl, cavalière allemande de dressage ayant contribué au développement de la selle Hermès Arpège.
Les collections se sont étoffées avec de nouveaux vêtements fonctionnels pensés pour la pratique de l’équitation, la doudoune Taïga et la parka Connemara. De plus, un marchepied et une boîte à friandises viennent compléter l’univers de l’écurie et contribuent à faire vivre le savoir-faire de la tonnellerie.
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1.7Chiffre d’affaires et activité par zone géographique RFA
En millions d’euros
2025
Mix
2024
Mix
Évolutions
Variation à taux courants
Variation à taux constants
Europe
3 937
25 %
3 594
24 %
10 %
10 %
- ◆France
1 575
10 %
1 447
10 %
9 %
9 %
- ◆Europe (hors France)
2 362
15 %
2 147
14 %
10 %
11 %
Asie-Pacifique
8 293
52 %
8 085
53 %
3 %
7 %
- ◆Japon
1 591
10 %
1 437
9 %
11 %
14 %
- ◆Asie-Pacifique (hors Japon)
6 702
42 %
6 648
44 %
1 %
5 %
Amériques
3 075
19 %
2 865
19 %
7 %
12 %
Autres (Moyen-Orient)
697
4 %
627
4 %
11 %
15 %
Chiffre d’affaires consolidé
16 002
100 %
15 170
100 %
5,5 %
8,9 %
1.7.1Europe
En 2025, Hermès a continué d’affirmer sa présence en Europe. L’Italie a notamment été à l’honneur, avec l’inauguration en février du nouveau magasin de Florence, où la maison est établie depuis 1991. Désormais situé dans un palazzo florentin du 16e siècle, ce magasin dispose d’une remarquable façade Renaissance à l’angle de la via degli Strozzi et de la via dei Vecchietti. À l’intérieur se succèdent différents salons à l’atmosphère feutrée et raffinée, dont la décoration rend hommage à la richesse patrimoniale et artistique de la cité toscane.
L’Autriche a accueilli en octobre un nouveau magasin dans le centre historique de Kitzbühel. Ce magasin constitue la troisième implantation d’Hermès dans le pays, après Vienne et Salzbourg.
En novembre, Hermès a aussi renouvelé sa fidélité à la station balnéaire flamande de Knokke-le-Zoute, en Belgique, avec l’agrandissement et la réouverture de son magasin. Déménagé en face de son adresse historique sur la Kustlaan, où il était présent depuis 1996, le nouvel espace se déploie sur deux niveaux derrière une élégante façade à colombages et bow-windows, typique des cottages côtiers. L’intérieur est habillé de matières naturelles et de teintes douces évoquant les plages de la mer du Nord.
En novembre également, le magasin de Lugano, en Suisse, a rouvert après avoir été rénové et agrandi.
En France, l’année a été riche en événements. À commencer par le lancement à Paris, mi-janvier, d’un nouveau service de table, Hermès en Contrepoint. La présentation à la presse s’est tenue dans les murs du Conservatoire national des arts et métiers, lieu synonyme de savoir-faire d’excellence. Puis le Palais d’Iéna a une nouvelle fois offert son cadre majestueux au défilé des collections automne-hiver 2025 du prêt-à-porter masculin.
Le mois de mars s’est ouvert sur le défilé des collections automne-hiver 2025 du prêt-à-porter féminin à la Garde Républicaine. Puis, du 21 au 23 mars, le Saut Hermès a retrouvé son écrin d’origine, la verrière du Grand Palais, pour une 15e édition haute en couleurs. Une nouvelle fois, ce concours international CSI 5* a réuni l’élite mondiale de la discipline et a vu briller les cavalières et cavaliers partenaires d’Hermès. Durant ces trois jours de fête autour du cheval, les spectateurs ont pu vibrer au fil des épreuves sportives et admirer la dextérité et la quête d’excellence des artisans selliers-maroquiniers de la maison.
L’été s’est déroulé sous le signe de la légèreté, avec la présentation au Palais d’Iéna des collections printemps-été 2026 du prêt-à-porter masculin, et trois escales en régions de l’événement itinérant La ligne continue, inspiré par le thème annuel « Le dessin sous toutes ses coutures ». À Nantes, Bordeaux puis Biarritz, en pleine rue, le public de passage était invité à expérimenter l’art du dessin à travers des ateliers ludiques, dans un décor éphémère décalé et propice à la créativité. Une expérience riche en partages spontanés et joyeux, où les participants ont pu s’imprégner de l’esprit de fantaisie qui anime la maison et recevoir le magazine Le Monde d’Hermès.
En octobre, le défilé des collections printemps-été 2026 du prêt-à-porter féminin est venu éclairer de lumière estivale le manège de la Garde Républicaine, tandis que la nef du Grand Palais accueillait une édition exceptionnelle de l’événement Les de(ux)mains du luxe. Organisé par le Comité Colbert, ce rendez-vous célébrant la créativité et la vitalité des métiers d’art rassemblait 18 écoles et 32 maisons autour d’une ambition commune : préserver, transmettre et ouvrir les portes des métiers d’exception. Outre la découverte des savoir-faire artisanaux propres à Hermès, les visiteurs ont eu l’occasion d’échanger avec des artisans de la maison sur les parcours de formation proposés par l’École Hermès des Savoir-Faire.
Les métiers se sont exposés également ailleurs en Europe. Ainsi en avril, la Design Week de Milan a placé sous les projecteurs les collections d’objets Hermès pour la Maison et les luminaires des Cristalleries Saint-Louis, tandis qu’Hermès Horloger participait une nouvelle fois au Salon Watches & Wonders à Genève, où furent dévoilées les dernières créations et complications qui incarnent la vision singulière du temps Hermès. En septembre, le théâtre Franco Parenti de Milan a reçu pour la première fois le spectacle facétieux et poétique Hermèstories, qui raconte l’histoire d’Hermès à travers ses créations emblématiques et invite le public à approcher de près ce patrimoine unique. Juste avant l’automne, la Grèce a reçu la visite de l’événement itinérant La ligne continue, venu proposer sa parenthèse pleine de fantaisie aux promeneurs d’Athènes. Enfin, en octobre, le programme Hermès in the Making, qui présente à travers de multiples démonstrations et activités interactives les savoir‑faire de la maison, sa singularité créative et ses engagements en faveur de pratiques responsables, a fait escale à Istanbul, en Turquie.
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1.8Commentaires sur les comptes consolidés RFA
1.8.1Compte de résultat
En millions d’euros
2025
2024
Chiffre d’affaires
16 002
15 170
Coût des ventes
(4 623)
(4 511)
Marge brute
11 379
10 660
Frais administratifs et commerciaux
(3 704)
(3 569)
Autres produits et charges
(1 106)
(942)
Résultat opérationnel courant
6 569
6 150
Autres produits et charges non courants
-
-
Résultat opérationnel
6 569
6 150
Résultat financier
207
283
Résultat avant impôt
6 775
6 432
Impôt sur les résultats
(2 263)
(1 845)
Part dans le résultat des entreprises associées
47
44
Résultat net de l’ensemble consolidé
4 560
4 631
Intérêts ne conférant pas le contrôle
(36)
(28)
Résultat net – part du groupe
4 524
4 603
En 2025, le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’élève à 16,0 Mds €, en hausse de 9 % à taux de change constants et de 5,5 % à taux de change courants par rapport à 2024.
Le taux de marge brute atteint 71 % en 2025, contre 70 % pour l’exercice 2024, malgré l’impact négatif du change.
Les frais administratifs et commerciaux, qui représentent 3,7 Mds € (3,6 Mds € en 2024) incluent notamment 620 M€ de dépenses de communication (637 M€ en 2024). Les autres frais administratifs et commerciaux, qui comprennent principalement les salaires du personnel de vente et des fonctions support ainsi que les loyers variables, s’élèvent à 3,1 Mds € (2,9 Mds € en 2024).
Les autres produits et charges s’élèvent à 1 106 M€ (942 M€ en 2024). Ils intègrent à hauteur de 729 M€ les amortissements (693 M€ en 2024), dont la moitié concerne les immobilisations corporelles et incorporelles et l’autre moitié les droits d’utilisation. Les autres charges comprennent par ailleurs 199 M€ liés aux plans d’actions gratuites en 2025 (180 M€ en 2024).
Le résultat opérationnel courant s’élève à 6,6 Mds € et progresse de 7 % par rapport à 2024. La rentabilité opérationnelle courante atteint 41,0 % des ventes, contre 40,5 % en 2024.
Le résultat financier est un produit de 207 M€ (produit de 283 M€ en 2024). Il comprend le coût des couvertures de change, les intérêts sur dettes locatives et la rémunération de la trésorerie, qui atteint 286 M€ en 2025.
La charge d’impôt s’élève à 2,3 Mds €. Le taux effectif d’impôt pour l’exercice 2025 s’élève à 33,4 %, contre 28,7 % pour l’exercice 2024. Il comprend la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France. Hors effet de cette contribution, le taux effectif d’impôt s’élève à 28,5 % pour 2025.
Après prise en compte du résultat des entreprises associées et des intérêts ne conférant pas le contrôle, le résultat net consolidé part du groupe s’établit à 4,5 Mds €, contre 4,6 Mds € en 2024. Retraité de la contribution exceptionnelle, le résultat net consolidé part du groupe s’élève à 4,86 Mds € et croît de 5,5 %, au même rythme que les ventes.
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1.10Perspectives RFA
Fort de son modèle d’entreprise unique, qui se déploie autour de ses valeurs d’indépendance, d’esprit d’entreprendre, d’artisanat et de créativité, Hermès a montré la solidité du modèle d’entreprise artisanal et entrepreneurial de la maison, en affichant une performance solide en 2025, dans un environnement toujours incertain. Toutes les zones géographiques ont été en croissance. Tous les métiers, à l’exception des Parfum et Beauté et de l’Horlogerie ont poursuivi leur progression soutenue, reflétant la forte désirabilité des créations auprès de ses clients. Hermès, solidement ancré et inspiré par ses racines, s’appuie sur sa liberté de création et d’innovation, et sur son attachement aux savoir-faire. Convaincu qu’il n’y a pas de création de valeur économique et de développement à long terme sans création de valeur sociale, sociétale et sans responsabilité environnementale, Hermès souhaite laisser une empreinte positive sur le monde.
Grâce au dialogue permanent entre la création et les savoir-faire d’excellence, la maison continuera à se déployer, affirmant la singularité de son style. L’année 2026 sera marquée par le développement de nouvelles collections autour des plus beaux matériaux et d’une création foisonnante. Parmi les nouveautés, le métier Parfum et Beauté lancera une nouvelle itération de Barénia à l’automne, après avoir lancé l’eau de toilette Un Jardin sous la Mer au printemps. Les collections Parfum s’enrichiront également cette année de deux nouvelles Hermessences : Musc Pallida et Ginseng Bilboa. L’Horlogerie continuera d’accompagner la solide dynamique des lignes Kelly et H08 et présentera ses nouveaux modèles au Salon Watches & Wonders de Genève. Dans le cadre de la Design Week de Milan, Hermès présentera les collections de l’univers Maison et lancera notamment le service de table Nature Marine. La Bijouterie dévoilera sa neuvième collection de Haute Joaillerie. Les emblématiques sacs Lindy et Picotin avec de nouveaux portés et usages, enrichiront les collections de maroquinerie aux côtés de nouvelles créations.
Le réseau de distribution intégré et exclusif continuera de renforcer son offre omnicanal. Afin de nourrir le lien avec sa clientèle locale, particulièrement fidèle et d’attirer de nouveaux clients, une attention particulière continuera d’être portée à la digitalisation des usages, au développement des services et à l’élargissement de l’offre produit en ligne. Le développement qualitatif du réseau de magasins se poursuivra en 2026, avec notamment les projets d’ouverture de Sanlitun à Beijing et de New Bond Street à Londres. La priorité continuera d’être donnée aux agrandissements et aux rénovations d’une quinzaine de succursales dans le monde, notamment à Osaka (Japon), Berlin (Allemagne), San Diego (États-Unis) et Genève (Suisse).
Face à la forte dynamique de la maison, le développement des capacités de production se poursuivra dans l’ensemble des métiers, et notamment dans les Arts de la table et dans l’Horlogerie avec la poursuite des travaux du nouveau site de Couzeix et de l’extension du site du Noirmont. La demande croissante que connaît la Maroquinerie-Sellerie sera soutenue par la montée en puissance des nouveaux sites. Le groupe poursuivra son objectif d’ouvrir en moyenne une manufacture par an, conduisant à environ 300 recrutements. En 2026, Hermès inaugurera une nouvelle maroquinerie, à Loupes, second site de production de la maison en Gironde après l’inauguration, en septembre 2021, des ateliers situés à Saint-Vincent-de-Paul. Les projets des maroquineries de Charleville-Mézières (Ardennes) en 2027 et de Colombelles (Calvados) en 2028 se poursuivront. La maison a également annoncé, fin janvier 2026, l’ouverture d’un nouveau site aux Andelys (Eure) à horizon 2030. Hermès renforcera son ancrage en France dans des territoires à haut savoir-faire manufacturier et développera l’emploi et la formation. Les autres métiers de la maison, forts de leurs expertises, continueront de concevoir et développer des objets d’exception. Les investissements opérationnels du groupe se poursuivront en 2026.
Fidèle à son engagement d’employeur responsable, avec la création de près de 6 200 emplois sur trois ans, dont plus de 3 500 en France, Hermès poursuivra en 2026 cette dynamique multilocale et multi-métiers. Le groupe intensifiera sa mobilisation en matière de performance sociale, sociétale et environnementale. Hermès poursuivra son engagement en faveur de l’épanouissement de ses collaborateurs, de l’inclusion et de la diversité.
L’enrichissement et la transmission des savoir-faire resteront au cœur des priorités des métiers, avec notamment la montée en puissance des centres de formation d’apprentis (CFA) dédiés aux métiers maroquiniers, mais aussi les formations de la maison aux savoir-faire uniques des autres métiers, comme la Bijouterie. Présente aujourd’hui dans six régions françaises, l’École Hermès des Savoir-Faire sera mise en place progressivement dans tous les pôles régionaux de maroquineries.
La maîtrise des filières d’approvisionnement, garante de la qualité des matières, se poursuivra avec la mise en œuvre continue chez les partenaires de la maison des briefs RSE, des briefs filières et d’une politique Achats responsables. Ces derniers rassemblent les exigences du groupe notamment en termes de traçabilité, de certifications, de trajectoire carbone, de réduction de la consommation d’eau et de respect des droits humains.
Les engagements de la maison en faveur de la lutte contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité resteront au premier plan. Avec le développement de stratégies d’écoconception pour tous les métiers et la construction d’un outil interne pour systématiser les analyses de cycle de vie, le groupe poursuivra ses efforts en faveur d’une utilisation plus juste des ressources et de la gestion des déchets. Plus largement, les actions de la maison en faveur de la biodiversité se renforceront avec la poursuite de la démarche Science Based Targets for Nature (SBTN) par la fixation de cibles telles que prévues dans l’étape 3 du référentiel, et l’approfondissement des analyses d’impact selon la méthode Global Biodiversity Score (GBS).
En ligne avec ses engagements en matière d’atténuation du changement climatique, Hermès poursuivra ses actions conformément à ses objectifs de réduction, validés par l’initiative Science Based Target (SBTi), de 50,4 % des émissions des scopes 1 et 2 en valeur absolue et de 58,1 % de réduction en intensité des émissions du scope 3, sur la période 2018-2030. Des travaux seront également menés afin de permettre d’identifier en 2026 les dépenses, investissements et financements spécifiquement liés à la mise en œuvre du plan de transition. Le référentiel de construction responsable particulièrement exigeant poursuivra son déploiement dans le cadre des nouveaux projets immobiliers. Hermès amplifiera en parallèle sa contribution à des projets à fort impact environnemental, social et économique, en dehors de sa chaîne de valeur, notamment grâce aux Fonds Carbone Livelihoods. La maison poursuivra également ses études pour des projets au sein de sa chaîne de valeur, afin de préparer la neutralisation de ses émissions résiduelles. Sur le volet de l’adaptation, Hermès poursuivra les analyses de risques climatiques menées sur ses sites et ses principaux flux internationaux, et travaillera à la structuration de plans d’action adaptés aux enjeux locaux.
Hermès renforcera son rôle d’entreprise engagée auprès de ses fournisseurs, dont elle poursuivra l’accompagnement, avec le déploiement de sa politique Achats responsables, son Code de conduite Fournisseurs, et auprès des communautés au sein desquelles elle opère, que ce soit par des ouvertures de sites, la création d’emplois, le développement de centres de formation professionnels pour ses métiers artisanaux, et par des contributions à la vie sociale ou culturelle des territoires.
Le groupe aborde l’année 2026 avec confiance, grâce à son modèle artisanal fortement intégré, à son réseau de distribution équilibré, à la créativité de ses collections et à la fidélité de sa clientèle.
À moyen terme, malgré les incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires dans le monde, le groupe confirme un objectif de progression du chiffre d’affaires à taux constants ambitieux. Grâce à son modèle d’entreprise unique, Hermès poursuit sa stratégie de développement à long terme fondée sur la créativité, la maîtrise des savoir-faire et une communication originale.
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1.11Philanthropie
Animée par des valeurs humanistes depuis ses origines, la maison Hermès a toujours été engagée dans la société en menant au fil du temps des actions philanthropiques. Dans le prolongement de cette culture de la générosité, l’entreprise s’emploie aujourd’hui plus que jamais à rendre au monde une partie de ce qu’il lui apporte.
La politique de mécénat du groupe s’exerce à travers deux canaux distincts. D’une part, la Fondation d’entreprise Hermès pilote ses propres programmes depuis sa création en 2008. D’autre part, chaque entité met en place son propre Comité mécénat local, afin de déterminer les actions généreuses qu’elle entend mener et en assurer un suivi de proximité.
1.11.1L’action de la Fondation d’entreprise Hermès
Animée, depuis sa création en 2008, par les valeurs humanistes de la maison dont elle émane, la Fondation d’entreprise Hermès déploie ses actions de mécénat selon des modalités qui la distinguent au sein du paysage philanthropique français. Elle a en effet choisi d’être opératrice plutôt que distributrice, en développant des programmes spécifiques dans quatre domaines : la création artistique, la transmission des savoir-faire, la protection de la biodiversité et la solidarité. Ainsi, la Fondation s’engage à agir in situ, dans la vie de la cité où elle identifie des besoins particuliers en faveur de l’intérêt général : en cela, elle joue un rôle foncièrement politique – au sens étymologique du terme, polis signifiant cité en grec. À travers le pilotage de ses programmes élaborés sur mesure, elle prend ses responsabilités au cœur même de la société, en accompagnant ses bénéficiaires sur le terrain. Qu’ils soient artistes, porteurs de projets ou étudiants, toutes et tous éprouvent directement la manière dont la Fondation contribue, à leurs côtés, à la construction d’un monde meilleur.
Partie prenante de cette ambition, la création artistique engage à élargir les horizons, à changer de perspective. En témoigne le programme Latitudes, lancé en 2024, qui a pour objectif de mettre en lumière des scènes photographiques peu visibles et d’accompagner la création et la diffusion de nouvelles séries. Le premier lauréat de Latitudes, le photographe franco-ivoirien François-Xavier Gbré a exposé à l’automne 2025 son travail intitulé « Radio Ballast » à la Fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris, dans le cadre d’un focus biennal consacré à la Côte d’Ivoire. Le lauréat de la deuxième édition, le photographe ivoirien Nuits Balnéaires, a quant à lui engagé la réalisation d’une nouvelle série. Produire dans des conditions inédites est l’un des enjeux des Résidences d’artistes qui ont achevé un nouveau cycle en 2025, sous la direction artistique d’Emmanuelle Luciani. Les plasticiens Salomé Chatriot et Jacopo Pagin ont ainsi été invités à travailler respectivement à la maroquinerie de la Sormonne et à la cristallerie Saint-Louis. Co-édité par Loose Joints et la Fondation d’entreprise Hermès, l’ouvrage Passé Présent Futur retrace et illustre les quatre résidences de ce cycle effectuées entre 2024 et 2025. Le programme des Expositions constitue, lui aussi, un engagement in situ de la Fondation à travers ses quatre espaces dédiés à Bruxelles (Belgique), Saint-Louis-lès-Bitche (France), Tokyo (Japon) et Séoul (Corée du Sud). Onze expositions au total y ont été présentées en 2025. Autre plateforme de rencontre entre le public et les artistes, le Festival Transforme, coconstruit avec les partenaires institutionnels de la Fondation et ancré dans quatre territoires à Paris, Clermont-Ferrand, Lyon et Rennes, offre une programmation en prise avec la société, notamment à travers un volet d’actions « Pour aller plus loin ». Les 13 spectacles de la deuxième édition de Transforme ont réuni plus de 24 000 spectateurs, et la troisième édition s’est engagée avec succès à l’automne 2025. Quelles que soient les formes d’expression des artistes, la Fondation invite, via ses programmes de soutien à la création, un large public à réfléchir, s’émouvoir, se rencontrer et faire société.
Parmi les grands enjeux contemporains, celui de la protection de l’environnement incite à agir afin de transmettre un monde durable aux générations futures. Dans cet objectif, la Fondation œuvre en deux endroits : en premier lieu, à travers le programme Manuterra, apprendre du vivant, qui vise à sensibiliser le public scolaire à la biodiversité avec l’aménagement et l’entretien d’une parcelle selon les techniques de la permaculture. Ce dispositif pédagogique ne cesse de se développer depuis sa création en 2021. Ainsi, pendant l’année scolaire 2024-2025, 875 élèves du CM1 à la seconde, soit un total de 35 classes réparties dans 11 académies partenaires, ont cultivé une parcelle sous le regard d’un professionnel des jardins. En parallèle, la Fondation soutient, dans le cadre de son programme Biodiversité & Écosystèmes, 10 projets qui sont autant de leviers pour agir de manière ciblée en faveur du maintien de la biodiversité.
Les questions de durabilité sont très souvent associées à la transmission des savoir-faire qui favorise, par essence, la préservation des ressources naturelles. C’est un autre enjeu politique au regard de l’ancrage de la Fondation dans la société, en ce qu’il contribue à l’émancipation de celles et ceux qui en bénéficient, à l’image du public scolaire qui participe au programme Manufacto, la fabrique des savoir-faire. En croissance constante depuis 2016, ce dispositif pédagogique permet à des élèves du CM1 à la seconde de découvrir les gestes artisanaux de quatre métiers (maroquinerie, sellerie-garnissage, menuiserie, plâtrerie) via la fabrication d’un objet durant le temps scolaire. Pendant l’année scolaire 2024-2025, 2 400 élèves, soit 96 classes réparties dans 16 académies, prennent part à ce programme qui témoigne, avec Manuterra, de l’importance accordée par la Fondation à l’éducation.
À l’intention des professionnels, la Fondation a proposé la septième édition de l’Académie des savoir-faire : dédiée au papier et placée sous la direction pédagogique de Constance Guisset, cette édition a réuni 21 artisans, designers et ingénieurs qui ont participé à cinq matinales (ouvertes au public), avant de se retrouver lors de week-ends de découvertes. Un grand atelier, réparti sur deux semaines non consécutives, a parachevé leur exploration du papier. Au Japon, c’est la troisième édition de l’Académie des savoir-faire, dédiée au métal, qui a été lancée avec la publication de l’ouvrage Savoir & Faire – KINZOKU, Le Métal. Une première session publique de discussions consacrée à cette matière s’est déroulée en novembre, parallèlement à l’exposition « Metal » programmée au Forum, à Tokyo. Dans le champ de la transmission des savoir-faire, la création collective Avant toute chose, présentée au public les 9 et 11 septembre 2025 à la MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis à Bobigny, a constitué un temps fort particulier. Sous la direction commune de trois artistes (Aurélie Charon, Régine Chopinot et Phia Ménard), 30 jeunes talents ont fait leurs débuts dans un contexte professionnel. Diplômés en 2025, ils forment la quatrième promotion d’étudiants ayant suivi les cursus exigeants des écoles supérieures de danse, théâtre et cirque, grâce au soutien de la Fondation dans le cadre du dispositif de bourses Artistes dans la Cité, pivot du programme éponyme. Ces deux soirées riches en émotions ont introduit ces jeunes artistes dans le spectacle vivant : un tremplin pour que chacun s’épanouisse dans sa discipline et contribue, à terme, au renouvellement des formes scéniques. Pour l’année scolaire 2025-2026, 119 étudiants, tous niveaux confondus, reçoivent le soutien de la Fondation via ce dispositif de bourses. Parmi eux, 34 sont en première année de danse, théâtre, cirque ou marionnette : ils constituent la septième promotion de boursiers.
Enfin, si la Fondation d’entreprise Hermès veille à encourager la solidarité à travers l’ensemble de ses actions qui sont autant de gestes généreux, cette ambition est au cœur du programme interne H3 – Heart, Head, Hand – depuis 2013. Qu’il s’agisse de don financier ou de don de temps, ce dispositif permet d’impliquer les collaborateurs de la maison Hermès, sur la base du volontariat, pour accompagner des initiatives solidaires de proximité. En 2025, 20 projets ont ainsi fait l’objet d’un soutien de la Fondation.
À travers l’ensemble de ses programmes, la Fondation d’entreprise Hermès a continué, tout au long de l’année 2025, de s’engager avec responsabilité dans le cadre social collectif – dans la « cité » – pour agir en faveur de l’intérêt général. Par son modèle opérationnel, elle est aux côtés des femmes et des hommes qui œuvrent au quotidien en accord avec ses valeurs humanistes pour construire une société plus juste, plus durable et propice à l’émancipation de chacun.
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Rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise RFA
Ce chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise » intègre aux § 2.1 à 2.9 le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise établi en application de l’article L. 22-10-78 du Code de commerce et conformément aux recommandations de l’Autorité des marchés financiers.
Une table de réconciliation du rapport sur le gouvernement d’entreprise figure au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.5.3.
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2.1Code de gouvernement d’entreprise de la société
2.1.1Principes de gouvernement d’entreprise appliqués
Le Conseil de surveillance a adopté officiellement depuis 2009 le référentiel de gouvernement d’entreprise Afep-Medef en considérant que les recommandations formulées s’inscrivent parfaitement dans la démarche de gouvernement d’entreprise du groupe. Ce référentiel comprend le Code Afep-Medef de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées, actualisé en décembre 2022 disponible sur le site de l’Afep (www.afep.org) ou sur le site du Medef (www.medef.com), et le guide d’application du Haut Comité de gouvernement d’entreprise (HCGE) révisé en juin 2022, qui explicite les recommandations dudit code.
Il est également tenu compte des positions et recommandations émises par l’Autorité des marchés financiers (AMF) :
- ◆concernant le gouvernement d’entreprise et les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux (position – recommandation AMF DOC-2021-02 et recommandation AMF DOC-2012-02) ;
- ◆sur les assemblés générales d’actionnaires des sociétés cotées (recommandation AMF DOC-2012-05).
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2.3Organes d’administration et de direction
2.3.1L’Associé commandité et son Conseil de gérance
Composition au 31/12/2025
ASSOCIÉ COMMANDITÉ
Émile Hermès SAS
Représentée par son Conseil de gérance :

M. Henri-Louis Bauer
Président de la société Émile Hermès SAS, président et membre du Conseil de gérance
M. Frédéric Dumas
Vice-président et membre du Conseil de gérance
Mme Pascale Mussard
Vice-présidente et membre du Conseil de gérance
Autres membres du Conseil de gérance :
- ◆Mme Sandrine Brekke
- ◆Mme Capucine Bruet
- ◆Mme Alice Charbin
- ◆M. Édouard Guerrand
- ◆M. Laurent E. Momméja
- ◆M. Jean-Baptiste Puech
- ◆M. Guillaume de Seynes
2.3.1.1Présentation
Émile Hermès SAS est une société par actions simplifiée à capital variable, de droit français, constituée le 2 novembre 1989, dont les associés sont les descendants en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès (cf. chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.1) et de son épouse. Elle est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés sous le numéro 352 258 115 RCS Paris. Son siège social est 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris.
- ◆d’être Associé commandité et, le cas échéant, gérant de la société Hermès International ;
- ◆de détenir, éventuellement, une participation directe ou indirecte dans Hermès International ; et
- ◆d’effectuer toutes opérations permettant de poursuivre et de réaliser ces activités et d’assurer la bonne gestion des actifs liquides qu’elle pourra détenir.
Le contrôle exercé par la société Émile Hermès SAS sur Hermès International est exposé au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2.3.
La société Émile Hermès SAS, constituée sous la forme d’une SARL (société à responsabilité limitée), a été transformée en 2021 en SAS (société par actions simplifiée). Cette transformation a pris effet le 4 mai 2021. Elle visait à permettre un nombre d’associés supérieur à 100, limite prévue par l’article L. 223-3 du Code de commerce dans les SARL.
L’économie et les caractéristiques essentielles de la société, comme son fonctionnement, l’organisation de sa gouvernance ou encore la compétence de ses différents organes sociaux, sont demeurés inchangés.
2.3.1.2Associés
- ◆les descendants de M. Émile-Maurice Hermès et de son épouse, née Julie Hollande ; et
- ◆leurs conjoints, mais seulement en qualité d’usufruitiers d’actions.
Tout associé d’Émile Hermès SAS doit avoir, pour chaque action qu’il détient, en dépôt dans les caisses sociales :
- ◆soit un nombre d’actions Hermès International non démembrées et libres de tout gage et de tout autre engagement envers les tiers égal à 2 250 ;
- ◆soit l’usufruit ou la nue-propriété d’un nombre d’actions Hermès International libres de tout gage et de tout autre engagement envers les tiers égal à 4 500.
Toute opération ayant pour conséquence d’entraîner la modification de titulaires, même au profit du conjoint, d’un ascendant ou d’un descendant d’un associé, de la pleine propriété, la nue-propriété ou l’usufruit d’actions immédiatement, à terme ou sur option, est soumise à l’agrément de la collectivité des associés de la société Émile Hermès SAS. Toutefois, les transferts entre associés sont libres. Sauf pour les personnes déjà associées, la souscription d’actions est également soumise à cet agrément.
2.3.1.3Président
La société Émile Hermès SAS a pour président M. Henri-Louis Bauer, descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès.
Il est représentant légal depuis le 1er juillet 2012, tout d’abord en qualité de gérant puis en qualité de président depuis la transformation de la société en SAS (société par actions simplifiée) le 4 mai 2021.
2.3.1.4Conseil de gérance
Émile Hermès SAS est dotée d’un Conseil de gérance composé de 10 membres, y compris le président qui en est membre de droit et en assure la présidence.
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2.5Fonctionnement du Conseil de surveillance
2.5.1Rôle du Conseil de surveillance
2.5.1.1Missions du Conseil de surveillance
2.5.1.1.1Principe de collégialité
La confidentialité des travaux du Conseil et le principe de collégialité font obstacle à toute prise de position individuelle publique des membres du Conseil de surveillance.
2.5.1.1.2Missions légales et statutaires
La mission du Conseil de surveillance d’une société en commandite par actions est principalement d’assumer le contrôle permanent de la gestion de la société conformément à la loi et aux statuts.
Le rôle et les pouvoirs attribués par la loi et les statuts au Conseil de surveillance sont décrits au § 2.2.3.
Le Conseil de surveillance fait état des diligences accomplies au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025 dans un rapport présenté à l’Assemblée générale annuelle d’approbation des comptes (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.3).
En application de l’article L. 22-10-78 du Code de commerce, le Conseil de surveillance présente également le présent rapport sur le gouvernement d’entreprise.
2.5.1.1.3Missions extrastatutaires en matière de gouvernance
Le règlement intérieur (article 1.1.3) prévoit, à titre de missions extrastatutaires en matière de gouvernance, que le Conseil de surveillance :
- ◆approuve ou refuse l’acceptation par un gérant de tout nouveau mandat dans une société cotée ;
- ◆est informé de l’évolution des marchés, de l’environnement concurrentiel et des principaux enjeux auxquels l’entreprise est confrontée, y compris dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale et performance extra-financière ;
- ◆examine régulièrement, par l’intermédiaire du Comité d’audit et des risques, les opportunités et les risques tels que les risques financiers, juridiques, opérationnels, sociaux et environnementaux ainsi que les mesures prises en conséquence ;
- ◆est informé régulièrement de la situation financière, de la situation de trésorerie ainsi que des engagements de la société ;
- ◆s’assure de la mise en place d’un dispositif de prévention et de détection de la corruption et du trafic d’influence ;
- ◆s’assure également que les dirigeants mandataires sociaux exécutifs mettent en œuvre une politique de non-discrimination et de diversité notamment en matière de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des Instances dirigeantes ;
- ◆s’interroge sur l’équilibre souhaitable de sa composition et de celle des comités qu’il constitue en son sein, et définit sa politique de diversité (cf. § 2.4.3).
Certaines décisions du Conseil de surveillance sont préparées par les comités spécialisés (cf. § 2.6).
2.5.1.2Missions du président du Conseil de surveillance
2.5.1.2.1Missions générales
Dans les relations avec les autres organes de la société et vis-à-vis des tiers, le président est le seul à pouvoir agir au nom du Conseil et à s’exprimer en son nom, sauf circonstances exceptionnelles.
- ◆avec le concours du Comité RNG-RSE, avec l’approbation du Conseil et de l’Assemblée générale des actionnaires lorsqu’il y a lieu, il s’efforce de construire un Conseil efficace et équilibré, et de gérer les processus de remplacement et de succession concernant le Conseil et les nominations dont celui-ci a à connaître ;
- ◆il peut assister à tous les comités et peut ajouter à l’ordre du jour de ceux-ci tout sujet qu’il considère comme pertinent ;
- ◆il s’assure que les membres du Conseil disposent en temps voulu, sous une forme claire et appropriée, de la documentation et de l’information nécessaires à l’exercice de leur mission.
Le président organise et dirige les travaux du Conseil de surveillance afin de le mettre à même d’accomplir toutes ses missions. À ce titre, il :
- ◆convoque les réunions du Conseil de surveillance, détermine l’ordre du jour et préside les réunions ;
- ◆organise les travaux, anime les débats du Conseil de surveillance et en rend compte à l’Assemblée générale, coordonne ses travaux avec ceux des comités spécialisés ;
- ◆veille à la qualité des échanges et à la collégialité des décisions du Conseil ;
- ◆veille au bon fonctionnement du Conseil et des comités dans le respect des principes de bonne gouvernance et s’assure que les membres du Conseil sont en mesure de remplir leur mission ;
- ◆préside et dirige les débats des assemblées générales des actionnaires ;
- ◆traite les cas de conflits d’intérêts pouvant survenir au sein du Conseil de surveillance dans le cadre de la procédure de gestion des situations de conflits d’intérêts décrite dans le règlement intérieur.
Le président du Conseil de surveillance a été invité, comme les années précédentes, à toutes les réunions du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS.
2.5.1.2.2Missions concernant le dialogue actionnarial et le bilan d’activité
Depuis le 20 mars 2018, le président du Conseil de surveillance est chargé de dialoguer, au nom du Conseil de surveillance, avec les actionnaires et avec pour mission :
- ◆d’expliciter les positions prises par le Conseil de surveillance dans ses domaines de compétence (notamment en matière de gouvernance et de rémunération des dirigeants) et qui ont fait préalablement l’objet d’une communication ;
- ◆de veiller à ce que les actionnaires reçoivent l’information qu’ils attendent sur la société.
Le président peut solliciter les experts internes dans ces domaines (notamment la directrice de la communication financière et des relations investisseurs ou le directeur juridique droit des sociétés et boursier, secrétaire du Conseil de surveillance et déontologue).
Le président doit rendre compte annuellement au Conseil de surveillance de l’exécution de sa mission.
Aucune rémunération complémentaire n’est allouée au président pour l’accomplissement de cette mission.
Début 2026, le président a rendu compte au Conseil de surveillance de l’accomplissement de sa mission en 2025. Il a été amené principalement à répondre à des questions d’actionnaires institutionnels.
L’AMF recommande aux émetteurs d’instaurer un dialogue entre le Conseil et les actionnaires, le cas échéant par le truchement d’un administrateur référent, sur les principaux sujets d’attention des actionnaires, notamment les questions relatives à la stratégie et la performance en matière sociale, environnementale et de gouvernance (ESG). Il est précisé que les réponses aux questions relatives à la stratégie et la performance en matière sociale, environnementale et de gouvernance (ESG) et la réponse aux questions écrites adressées à la société à l’occasion de l’Assemblée générale relèvent de la compétence de la Gérance.
2.5.1.3Missions des vice-présidents du Conseil de surveillance
-
2.6Comités spécialisés
2.6.1Principes applicables
Depuis 2005, le Conseil de surveillance s’appuie sur les travaux de deux comités spécialisés permanents :
- ◆le Comité d’audit (26 janvier 2005), constitué en application de l’article L. 823-19 du Code de commerce, dont le Conseil a ensuite décidé d’élargir les attributions et qui a été renommé « Comité d’audit et des risques » (19 mars 2019) ;
- ◆le Comité des rémunérations (26 janvier 2005), dont le Conseil a ensuite décidé d’élargir les attributions et qui a été renommé Comité des rémunérations, des nominations (18 mars 2009), de la gouvernance (20 janvier 2010) et de la RSE (16 novembre 2018) ou « Comité RNG-RSE ».
Ces comités qui agissent sous la responsabilité collective et exclusive du Conseil de surveillance ont un rôle de réflexion, d’analyse et de préparation de certaines délibérations du Conseil et soumettent au Conseil leurs avis, propositions ou recommandations. Leurs attributions ne réduisent ni ne limitent les pouvoirs du Conseil et les avis, propositions ou recommandations formulés ne lient aucunement ce dernier.
Les membres des comités n’encourent pas d’autres responsabilités juridiques au titre de leurs missions que celles de membres du Conseil de surveillance.
Le Comité RNG-RSE de la société n’a pas pour attribution de fixer la rémunération des gérants, qui relève des stipulations statutaires et de la compétence de l’Associé commandité et non du Conseil de surveillance. Il n’était donc pas pertinent de constituer un Comité des rémunérations distinct du Comité des nominations.
Le Conseil de surveillance décide de la composition des comités spécialisés en tenant compte des compétences des membres du Conseil dans les matières concernées et de leur disponibilité, mais également des exigences légales (article L. 821-67 du Code de commerce) et des recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (cf. § 2.1.2).
2.6.1.1Compétences requises pour les membres des comités
Les compétences des membres d’un comité doivent répondre aux missions confiées à ce comité (cf. § 2.6.2.4 et § 2.6.3.4).
La matrice de compétences et d’expériences présentée au § 2.4.5.2 détaille les compétences des membres de chaque comité.
2.6.1.2Mouvements intervenus dans la composition des comités au cours de l’exercice
- ◆renouvelé les fonctions de membre du Comité d’audit et des risques de Mmes Monique Cohen (présidente) et Estelle Brachlianoff et de M. Renaud Momméja ;
- ◆pris acte de la fin des fonctions de membre du Comité d’audit et des risques de MM. Charles-Éric Bauer et Alexandre Viros ;
- ◆nommé Mme Cécile Béliot-Zind en qualité de membre du Comité d’audit et des risques ;
- ◆renouvelé les fonctions de membre du Comité RNG-RSE de Mme Estelle Brachlianoff et de M. Matthieu Dumas ;
- ◆pris acte de la fin des fonctions de présidente et membre du Comité RNG-RSE de Mme Dominique Senequier ;
- ◆nommé M. Jean-Laurent Bonnafé en qualité de membre du Comité RNG-RSE ; et
- ◆nommé Mme Estelle Brachlianoff en qualité de présidente du Comité RNG-RSE.
Synthèse des mouvements intervenus en 2025
Départs
Nominations
Renouvellements
Comité d’audit et des risques
M. Charles-Éric Bauer (30/04/2025)
M. Alexandre Viros (30/04/2025)
Mme Cécile Béliot-Zind (30/04/2025)
Mme Monique Cohen, présidente (30/04/2025)
Mme Estelle Brachlianoff (30/04/2025)
M. Renaud Momméja (30/04/2025)
Comité RNG-RSE
Mme Dominique Senequier, présidente (30/04/2025)
Mme Estelle Brachlianoff, présidente (30/04/2025)
M. Jean-Laurent Bonnafé (30/04/2025)
Mme Estelle Brachlianoff (30/04/2025)
M. Matthieu Dumas (30/04/2025)
2.6.1.3Évolutions au sein des comités à venir
Les mandats de membre du Conseil de surveillance de M. Renaud Momméja et Mme Monique Cohen viennent à expiration en 2026. Le mandat de Mme Monique Cohen ne sera pas renouvelé, cette dernière ayant atteint 12 ans d’ancienneté au sein du Conseil de surveillance. Il est donc proposé à l’Assemblée générale de nommer, en remplacement de Mme Monique Cohen (en tant que membre et présidente), Mme Lucia Sinapi-Thomas (cf. chapitre 8 « Assemblée générale du 17 avril 2026 » – exposé des motifs de la 16e résolution).
En outre, M. Renaud Momméja a annoncé au Conseil de surveillance son souhait de mettre fin à ses fonctions de membre du Comité d’audit et des risques à l’issue de l’Assemblée générale du 17 avril 2026. Il a été décidé par le Conseil de surveillance de le remplacer par Mme Julie Guerrand.
Sous réserve du renouvellement des mandats de membre du Conseil de surveillance susmentionnés et de la nomination de la candidate proposée à l’Assemblée générale du 17 avril 2026, la composition des comités spécialisés serait modifiée comme suit :
-
2.7Évaluation du Conseil de surveillance et des comités
2.7.1Méthodologie
2.7.1.1Recours ou non à un Conseil extérieur
Le Comité RNG-RSE a considéré lors de l’évaluation formelle en 2022, comme lors de celle réalisée en 2019, qu’il n’était pas souhaitable de recourir à un cabinet extérieur pour effectuer l’évaluation formelle du Conseil de surveillance. Les raisons qui ont justifié cette décision sont les suivantes :
- ◆enjeu de confidentialité de donner des informations sur le Conseil de surveillance à un tiers ;
- ◆le peu de signaux faibles remontés par les précédentes évaluations ;
- ◆les progrès constants réalisés en matière de gouvernance ;
- ◆le peu de valeur ajoutée attendue de la part d’un conseil externe, notamment compte tenu de la spécificité de la société en commandite par actions qui offre peu de comparables.
2.7.1.2Processus d’évaluation
L’évaluation est réalisée, conformément aux recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 11.3), selon les modalités suivantes :
- ◆une évaluation formelle est réalisée tous les trois ans (année N). Elle est mise en œuvre, sous la direction du Comité RNG-RSE, avec l’aide du secrétaire du Conseil ;
- ◆l’année suivante (année N + 1), le Conseil de surveillance organise un débat en séance, au cours duquel sont notamment revues les actions menées depuis la dernière évaluation afin de répondre aux axes d’amélioration identifiés ;
- ◆l’année d’après (année N + 2), le président du Conseil de surveillance s’entretient individuellement avec chaque membre du Conseil de surveillance afin d’évoquer notamment le fonctionnement du Conseil depuis la dernière évaluation et d’apprécier la contribution individuelle de ses membres ;
- ◆les actionnaires sont informés chaque année dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise de la réalisation des évaluations et, le cas échéant, des suites données à celles-ci.
2.7.1.3Objectifs de l’évaluation
L’évaluation doit viser trois objectifs (article 11.2 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022) :
- ◆faire le point sur les modalités de fonctionnement du Conseil ;
- ◆vérifier que les questions importantes sont convenablement préparées et débattues ;
- ◆mesurer l’amélioration continue et permanente de la contribution effective de chaque membre du Conseil aux travaux du Conseil du fait de sa compétence et de son implication dans les délibérations.
L’évaluation porte également sur la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance et la matrice de compétences définie (cf. § 2.4.3 et § 2.4.5.2), ceci afin de s’assurer de la cohérence dans la composition globale du Conseil et de s’interroger sur la pertinence des objectifs fixés.
-
2.8Rémunérations et avantages des mandataires sociaux
2.8.1Politique de rémunération des gérants (dirigeants mandataires sociaux exécutifs) et des membres du Conseil de surveillance (mandataires sociaux non exécutifs)
2.8.1.1Principes généraux de la politique de rémunération des mandataires sociaux
En application de l’article L. 22-10-76, I alinéa 4 du Code de commerce, issu de l’ordonnance précitée, la politique de rémunération des mandataires sociaux (gérants et membres du Conseil de surveillance) vous est présentée.
Cette politique décrit toutes les composantes de la rémunération fixe et variable et explique le processus de décision suivi pour sa détermination, sa révision et sa mise en œuvre.
Les règles de fonctionnement propres aux sociétés en commandite par actions et le système de gouvernance de la société ont conduit à confier l’établissement de la politique de rémunération des dirigeants (gérants) et celle des autres mandataires sociaux (membres du Conseil de surveillance), respectivement, à l’Associé commandité et au Conseil de surveillance.
2.8.1.1.1Manière dont la politique de rémunération respecte l’intérêt social, et contribue à la stratégie commerciale ainsi qu’à la pérennité de la société (article R. 22-10-40, I-1° du Code de commerce)
Les politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance sont conformes à l’intérêt social et contribuent à la stratégie commerciale ainsi qu’à la pérennité de la société pour les raisons suivantes :
- ◆depuis la transformation de la société en société en commandite par actions, le montant maximum de la rémunération variable (« statutaire ») des gérants est déterminé par les statuts (article 17) ;
- ◆le montant maximum de la rémunération fixe (« complémentaire ») des gérants et les modalités de son indexation ont été déterminés par l’Assemblée générale ordinaire du 31 mai 2001 ;
- ◆Le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité, a décidé le 7 février 2024 de plafonner l’indexation de la rémunération fixe à 5 %. Cette modification de la politique de rémunération des gérants a été approuvée par l’Assemblée générale du 30 avril 2024. Ce plafond s’est appliqué pour la première fois à la rémunération fixe des gérants qui a été versée en 2025 (cf. § 2.8.1.2.1).
- ◆La rémunération des gérants est déterminée en fonction de critères clairs quantifiables (notamment la croissance du chiffre d’affaires et la variation du résultat consolidé avant impôts, comme exposé au § 2.8.1.2.4 ci-après) et pertinents par rapport à son modèle économique, qui sont restés stables depuis de très nombreux exercices.
- ◆la rémunération variable est conditionnée pour partie (10 %) à un critère RSE traduisant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable (pour la composition du critère RSE, cf. § 2.8.1.2.4) ;
- ◆la composition de la rémunération est simple et lisible – rémunération fixe et rémunération variable, sans recourir à des mécanismes de rémunération complexe différée et sans garantir une rémunération variable minimale en cas de mauvaise performance économique de la société ;
- ◆le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, fixe le montant effectif de la rémunération statutaire annuelle de chaque gérant. Il s’appuie à cette fin sur les recommandations du Comité RNG-RSE et prend notamment en compte dans sa décision, outre le niveau d’atteinte des critères RSE, les performances réalisées par le groupe au titre de l’exercice écoulé, les enjeux stratégiques du développement du groupe à moyen et long termes et l’environnement concurrentiel dans lequel il évolue.
- ◆les principes de répartition contenus dans la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance attribuent des montants en rapport avec les missions confiées et l’assiduité aux réunions ;
- ◆ces principes sont revus périodiquement notamment en fonction des pratiques de place.
2.8.1.1.2Manière dont les conditions de rémunération et d’emploi des salariés de la société sont prises en compte dans le processus de décision (article R. 22-10-40, I-3° du Code de commerce)
Les conditions de rémunération et d’emploi des salariés du groupe sont détaillées au chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière » , § 4.1.3.2.2.
S’agissant plus particulièrement des conditions de rémunération, les succès économiques d’Hermès sont régulièrement partagés avec l’ensemble des collaborateurs du groupe, aussi bien en France que dans le monde, et sous différentes formes. Il s’agit de reconnaître la contribution des collaborateurs au développement de la maison, quel que soit leur rôle dans la chaîne de création de valeur, afin de partager les fruits de la croissance et de leur permettre d’être associés au développement à long terme.
En effet, la politique du groupe est d’associer ses collaborateurs à son projet de croissance sur le long terme par différents dispositifs :
- ◆d’une façon générale, dans tous les pays où la maison est présente, ses collaborateurs sont rémunérés de manière à répondre aux standards du marché, au niveau de leur rémunération globale ;
-
◆par
ailleurs, la maison offre à ses collaborateurs :
- •des plans d’actionnariat salarié mis en place depuis de nombreuses années (le premier plan remonte à 1993) qui permettent de reconnaître la contribution des collaborateurs au développement de la maison, quels que soient leur rôle et leur situation géographique, en attribuant un élément unique de rémunération, afin de partager les fruits de la croissance et de leur permettre d’être associés plus étroitement aux décisions de développement d’Hermès à long terme,
- •des accords d’intéressement permettant d’associer les collaborateurs au développement d’indicateurs déterminés localement et pertinents eu égard à l’activité et à l’environnement de chacune des filiales françaises, notamment la qualité, la sécurité, la productivité,
- •un accord groupe de participation associant d’une manière harmonisée tous les collaborateurs des sociétés en France aux bénéfices du groupe,
- •d’autres dispositifs qui permettent de faire bénéficier les collaborateurs des filiales étrangères de rémunérations complémentaires adaptées aux performances et aux pratiques locales,
- •des régimes volontaires et supra-légaux de protection sociale et de retraite, mis en place par les filiales afin de compléter l’offre employeur de façon globale et compétitive et d’offrir des dispositifs de rémunération et de protection sociales à court, moyen et long termes ;
- •enfin, des primes exceptionnelles ont été attribuées à l’ensemble des collaborateurs (CDD et CDI) dans le monde en 2022, 2023, 2024, 2025 et 2026.
La politique du groupe en matière de rémunération des collaborateurs est ambitieuse et complète, elle intègre une large palette d’outils de rémunération.
Les orientations budgétaires d’évolution des rémunérations lors de l’exercice annuel des révisions salariales tiennent compte de l’inflation et de l’évolution des marchés locaux des rémunérations. Une vigilance particulière est accordée à l’égalité femmes-hommes et aux décalages par rapport aux marchés (interne et externe). Des budgets spécifiques peuvent être accordés si des ajustements sont nécessaires.
La volonté de reconnaître la performance tant collective qu’individuelle s’est traduite également depuis plusieurs années par le développement des parts variables individuelles et collectives.
2.8.1.1.3Mesures permettant d’éviter ou de gérer les conflits d’intérêts (article R. 22-10-40, I-2° du Code de commerce)
- ◆le montant maximal de la rémunération variable (« statutaire ») des gérants est déterminé par les statuts (article 17) ;
- ◆le montant maximal de la rémunération fixe (« complémentaire ») des gérants et les modalités de son indexation ont été déterminés par l’Assemblée générale ordinaire du 31 mai 2001. Le 7 février 2024, Émile Hermès SAS, Associé commandité, a décidé de plafonner cette indexation (cf. § 2.8.1.2.1) ;
- ◆depuis sa création, le 24 mars 2010, le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance d’Hermès International est chargé chaque année de s’assurer que la rémunération des gérants est conforme aux dispositions statutaires et aux décisions de l’Associé commandité ;
- ◆l’évolution des deux composantes de la rémunération des gérants est fonction de critères quantifiables objectifs, intelligibles, pérennes et qualitatifs qui sont publics et par nature prédéfinis, comme exposé au § 2.8.1.2 ;
- ◆lors de la fixation du montant effectif de la rémunération statutaire annuelle de chaque gérant, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS s’appuie sur les recommandations du Comité RNG-RSE et prend notamment en compte dans sa décision les performances réalisées par le groupe au titre de l’exercice écoulé, les enjeux stratégiques du développement du groupe à moyen et long termes et l’environnement concurrentiel dans lequel il évolue ;
- ◆depuis 2020, la politique de rémunération des gérants fait l’objet d’un avis consultatif du Conseil de surveillance et à l’approbation de l’Assemblée générale, et la rémunération effective des gérants fait l’objet d’une délibération du Conseil de surveillance.
2.8.1.1.4Modalités de publication des rémunérations des mandataires sociaux
En application de l’article R. 22-10-40, V du Code de commerce, la politique de rémunération des mandataires sociaux, accompagnée de la date et du résultat du dernier vote ex-ante de l’Assemblée générale est publiée sur le site Internet financier de la société le jour ouvré suivant celui du vote.
En application de l’article 27.1 du Code Afep-Medef, tous les éléments de rémunération potentiels ou acquis des gérants sont publiés sur le site Internet financier de la société https://finance.hermes.com/fr/remuneration-des-mandataires-sociaux/ après la réunion du Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, les ayant arrêtés.
2.8.1.2Principes spécifiques applicables à la politique de rémunération des gérants (dirigeants mandataires sociaux exécutifs)
Processus de décision suivi pour sa détermination, sa révision et sa mise en œuvre
Processus de décision relatif à l’établissement de la politique de rémunération des gérants (article R. 22-10-40, I-2°du Code de commerce)
Les éléments de la politique de rémunération des gérants sont établis par la société Émile Hermès SAS, Associé commandité. Cette décision est prise en tenant compte des principes et conditions prévus à l’article 17 des statuts s’agissant de la rémunération variable (« statutaire ») et, par renvoi des statuts, de la décision de l’Assemblée générale ordinaire du 31 mai 2001 s’agissant de la rémunération fixe (« complémentaire »).
Depuis 2020, la politique de rémunération des gérants est soumise chaque année à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire (vote ex-ante).
Processus de décision relatif à la détermination de la rémunération effective des gérants (article L. 22-10-76 du Code de commerce)
Le montant effectif de la rémunération des gérants est déterminé chaque année par la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, conformément à la politique de rémunération approuvée puis soumis à délibération du Conseil de surveillance.
- ◆apprécie l’atteinte des indices composant le critère RSE de la rémunération variable des gérants et de l’engagement de retraite (article 82) ;
- ◆effectue un contrôle de conformité de la rémunération effective des gérants aux statuts et à la politique de rémunération.
Depuis 2020, la rémunération effective globale des mandataires sociaux (incluant celle des gérants) et la rémunération effective individuelle de chaque gérant sont soumises, chaque année, à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire annuelle (votes ex-post).
2.8.1.2.1Modifications apportées à la politique de rémunération des gérants depuis la dernière Assemblée générale (article R. 22-10-40, I-5° du Code de commerce)
L’Assemblée générale du 30 avril 2025 a approuvé à 91,12 %, sans réserve, la politique de rémunération des gérants (cf. § 2.8.5).
Conformément au processus de décision décrit au § 2.8.1.2, le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS du 11 février 2026 a proposé de reconduire cette politique de rémunération sans changements par rapport à l’exercice précédent.
2.8.1.2.2Modalités d’application aux gérants nouvellement nommés ou dont le mandat est renouvelé (article R. 22-10-40, I-6° du Code de commerce)
Le mandat des gérants est statutairement à durée indéterminée et ne nécessite donc pas de renouvellement.
La politique de rémunération s’appliquerait aux gérants nouvellement nommés au prorata de leur présence au cours du premier exercice de leur mandat.
2.8.1.2.3Dérogations prévues à l’application de la politique de rémunération (article R. 22-10-40, I-7° du Code de commerce)
En cas de survenance de circonstances exceptionnelles, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS pourrait déroger, dans les conditions prévues par la loi, à l’application de la politique de rémunération pour fixer la rémunération variable des gérants, dans la limite autorisée par les statuts, et après avis favorable du Conseil de surveillance.
2.8.1.2.4Éléments spécifiques composant la politique de rémunération des gérants (article R. 22-10-40, II du Code de commerce)
En application des articles L. 22-10-76 et R. 22-10-40, II du Code de commerce, sont détaillés ci-dessous les éléments spécifiques composant la politique de rémunération des gérants.
Rappel de la structure de rémunération de la Gérance
- ◆Rémunération fixe, indexée sur la variation du chiffre d’affaires consolidé (à la hausse uniquement), dans la limite de 5 % (plafonnement introduit en 2024).
- ◆Rémunération variable court terme, indexée sur la variation du résultat consolidé avant impôts, dont 10 % sont liés à l’atteinte de trois indicateurs (pesant chacun pour ⅓ des 10 %) composant le critère RSE (introduit en 2019).
- ◆Absence de rémunération à long terme (LTI – Long-term Incentive) sous forme d’actions ou autre, et aucune éligibilité aux dispositifs de participation, d’intéressement ou de primes exceptionnelles du groupe.
-
◆Dispositifs
de retraite supplémentaire (dont bénéficie uniquement le gérant personne
physique) :
- •régime de retraite à cotisations définies de type « article 82 », dont la cotisation annuelle brute est assise sur la rémunération de référence du gérant personne physique, avec un taux variant de 0 à 20 %, soumis à l’atteinte de conditions de performance (introduit en 2024).
- •régime de retraite à cotisations définies de type « article 83 », applicable à l’ensemble des salariés.
- •régime de retraite à prestations définies de type « article 39 » (gelé en 2019).
- ◆Éligibilité aux régimes de frais de santé et prévoyance, applicable à l’ensemble des salariés, et véhicule de fonction.
- ◆Indemnité de départ représentant 24 mois de rémunération globale (fixe et variable) en cas de départ contraint, et assortie de conditions de performance.
Lors de la prise de mandat
En cours de mandat
Le mandat des gérants est à durée indéterminée. Les gérants sont révocables par décision de l’Associé commandité.
Rémunérations fixe et variable annuelles et importance respective – Critère RSE pour la rémunération variable
Conformément aux principes prévus à l’article 17 des statuts, chaque gérant a droit à une rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) dont le montant maximum est fixé par l’Assemblée générale ordinaire, avec l’accord unanime des Associés commandités, et éventuellement, à une rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) :
- ◆la rémunération fixe – ou rémunération complémentaire selon les statuts – a été introduite par décision de l’Assemblée générale ordinaire du 31 mai 2001, qui en a fixé le plafond à 457 347,05 € et a prévu une indexation, à la hausse uniquement, sur l’augmentation du chiffre d’affaires consolidé réalisé au titre de l’exercice précédent, à taux et à périmètre constants, par rapport à celui de l’avant-dernier exercice. Le 7 février 2024, le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS a décidé de plafonner l’indexation de la rémunération fixe à 5 %. Cette modification a été approuvée par l’Assemblée générale du 30 avril 2024 ;
- ◆le mode de calcul de la rémunération variable – ou rémunération statutaire – prévu à l’article 17 des statuts est resté constant depuis l’introduction en Bourse le 3 juin 1993. Cette rémunération est fonction du résultat consolidé avant impôts, réalisé au titre de l’exercice précédent, dans la limite de 0,20 % de ce résultat. Ce mode de détermination conduit naturellement à une stricte variabilité de la rémunération statutaire des gérants, de façon transparente et sans garantie d’un montant minimum.
La rémunération variable des deux gérants est conditionnée pour partie (10 %) à un critère « RSE » traduisant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable. Ce critère RSE contribue aux objectifs de la politique de rémunération des gérants.
- ◆le découplage entre la croissance de l’activité à taux et périmètre constants et l’évolution de la consommation d’énergies industrielles (critère environnemental quantifiable) ;
- ◆les actions prises en faveur de l’ancrage territorial du groupe en France et dans le monde, hors grandes villes (critère sociétal qualitatif) ;
- ◆les initiatives du groupe en faveur de l’égalité femmes-hommes (critère social qualitatif).
Ces indices sont en lien avec la stratégie RSE et les priorités d’actions présentées au chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.5.2).
Dans la limite du montant maximum ici défini et conformément aux critères et objectifs, détaillés au § 2.8.1.1 et au § 2.8.1.2 de la politique de rémunération approuvée, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, fixe le montant effectif de la rémunération annuelle de chaque gérant.
L’évolution des deux composantes de la rémunération des gérants est fonction de critères quantifiables objectifs, intelligibles et pérennes, qui sont publics et par nature prédéfinis, comme exposé aux alinéas 1) et 2) ci-dessus.
Les critères quantifiables sont prépondérants dans le calcul de la rémunération variable des gérants.
Le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, s’appuie sur les recommandations du Comité RNG-RSE.
M. Henri-Louis Bauer, représentant légal de la société Émile Hermès SAS, gérant, ne perçoit à titre personnel aucune rémunération de la part d’Hermès International. Il perçoit une rémunération de la part de la société Émile Hermès SAS pour ses fonctions de gérant de cette société, qui n’a pas de lien avec le mandat de gérant de la société Émile Hermès SAS dans Hermès International.
Les gérants ne perçoivent aucune rémunération ni avantages de toute nature de la part des filiales d’Hermès International.
La décomposition des rémunérations effectives des gérants pour les deux derniers exercices est indiquée au § 2.8.4.2.
Chaque année, le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance d’Hermès International est chargé de s’assurer de la conformité de la rémunération des gérants aux statuts et à la politique de rémunération.
Aucune importance respective n’est préétablie entre la rémunération fixe et la rémunération variable qui dépendent des éléments décrits ci-dessus.
Historique de la rémunération fixe et variable des gérants versée sur les trois derniers exercices et importance respective
M. Axel Dumas
2025
Proportion
(non préétablie)2024
Proportion
(non préétablie)2023
Proportion
(non préétablie)Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts)
2 790 386 €
36 %
2 657 510 €
36 %
2 203 574 €
38 %
Rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) attribuée au titre de l’exercice précédent
5 042 291 €
64 %
4 630 203 €
64 %
3 648 702 €
62 %
Dont critère RSE
10 %
10 %
10 %
Total
7 832 677 €
7 287 713 €
5 852 276 €
Émile Hermès SAS
2025
Proportion
(non préétablie)2024
Proportion
(non préétablie)2023
Proportion
(non préétablie)Rémunération fixe
(« complémentaire » selon les statuts)
948 562 €
29 %
903 392 €
29 %
749 081 €
31 %
Rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) attribuée au titre de l’exercice précédent
2 351 359 €
71 %
2 159 191 €
71 %
1 701 490 €
69 %
Dont critère RSE
10 %
10 %
10 %
Total
3 299 921 €
3 062 583 €
2 450 571 €
Méthodes d’évaluation de l’atteinte des critères de performance des rémunérations variables ou des rémunérations en actions (article R. 22-10-40, I-4° du Code de commerce)
La rémunération variable (dite « statutaire ») des gérants est évaluée en fonction de l’évolution du résultat consolidé avant impôt au titre du dernier exercice par rapport à l’exercice précédent et conditionnée pour 10 % de son montant à l’atteinte du critère RSE.
L’évaluation du montant de rémunération assujetti au critère RSE est limitée à une cible de 100 %, sans possibilité de dépassement.
Chacun des trois indices mentionnés au § 2.8.1.2.4 « Rémunérations fixe et variable annuelles et importance respective – Critère RSE pour la rémunération variable » :
- ◆porte sur 1/3 du critère RSE ;
- ◆a une période de référence annuelle ;
- ◆fait l’objet d’une appréciation annuelle de son atteinte par le Comité RNG-RSE.
La politique de rémunération actuelle ne prévoit pas que les gérants puissent bénéficier d’une rémunération en actions.
Conformément à l’article 26.3.3 du Code Afep-Medef, les gérants personnes physiques qui seraient bénéficiaires d’options d’actions et/ou d’actions de performance devraient prendre l’engagement formel de ne pas recourir à des opérations de couverture de leur risque tant sur les options que sur les actions issues des levées d’options ou sur les actions de performance, et ce, jusqu’à la fin de la période de conservation des actions.
M. Axel Dumas, seul gérant éligible, n’a jamais bénéficié d’options d’achat d’actions ou d’actions de performance depuis qu’il a été nommé gérant.
La société Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible aux plans d’attribution d’options d’achat d’actions ou d’actions de performance.
Afin de se conformer au Code Afep-Medef, M. Axel Dumas a décidé, le 5 juin 2013, de renoncer avec effet immédiat à son contrat de travail lors de sa nomination en qualité de gérant d’Hermès International.
Les gérants ne perçoivent aucune rémunération de membre de Conseil versée par la société ou des filiales du groupe.
De même, les règles de répartition du groupe prévoient que les membres du Comité exécutif d’Hermès International qui sont administrateurs dans des filiales ne perçoivent pas de rémunération de membre de Conseil à ce titre.
M. Axel Dumas bénéficie du régime de prévoyance, collectif et obligatoire, mis en place par le groupe au profit de l’ensemble du personnel des entités en France ayant adhéré à ce régime (décision du Conseil de surveillance du 19 mars 2014).
- ◆une rente d’invalidité à hauteur de 51 % de la rémunération de référence en cas d’invalidité de première catégorie et de 85 % de la rémunération de référence en cas d’invalidité de deuxième ou troisième catégorie. La rémunération de référence (la rémunération brute annualisée) est plafonnée à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Le versement de la rente d’invalidité est interrompu à la fin de l’état d’invalidité ou d’incapacité permanente, et, au plus tard, le jour de la liquidation normale ou anticipée de la pension d’assurance vieillesse du régime de retraite obligatoire, quel qu’en soit le motif ;
- ◆un capital décès égal, selon la situation familiale, au maximum à 380 % de la rémunération de référence plafonnée à huit PASS ;
- ◆les cotisations versées à l’organisme assureur sont réparties entre la société (80 % des cotisations) et le bénéficiaire (20 % des cotisations) ;
- ◆ces cotisations sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur les sociétés, soumises au forfait social au taux de 8 %, et exclues de l’assiette des cotisations de Sécurité sociale, dans la limite d’un montant égal à la somme de 6 % du PASS et 1,5 % de la rémunération retenue dans la limite de 12 PASS.
M. Axel Dumas bénéficie du régime de frais de santé, collectif et obligatoire, mis en place par le groupe au profit de l’ensemble du personnel des entités en France ayant adhéré à ce régime (décision du Conseil de surveillance du 19 mars 2014).
En fin de mandat
La société a pris l’engagement de verser à M. Axel Dumas une indemnité d’un montant égal à 24 mois de rémunération globale (rémunération variable « statutaire » et rémunération fixe « complémentaire ») en cas de cessation de ses fonctions de gérant (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013 approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 10e résolution « Approbation des engagements dus envers M. Axel Dumas au titre de la cessation de ses fonctions de gérant » − conformément à l’article L. 225-42-1 du Code de commerce applicable à cette date).
Le versement d’une indemnité de départ est subordonné au fait que la cessation des fonctions de gérant résulte :
- ◆soit d’une décision de M. Axel Dumas prise en raison d’un changement de contrôle de la société, du remplacement du président d’Émile Hermès SAS, gérant de la société, ou d’un changement de stratégie de la société ;
- ◆soit d’une décision de la société.
Compte tenu de l’importance du rôle de l’Associé commandité dans une société en commandite par actions – qui a le pouvoir de nommer et révoquer tout gérant, et dans le cas d’une personne morale de son représentant légal, il a été considéré que la cessation des fonctions de gérant de M. Axel Dumas qui résulterait du remplacement du président d’Émile Hermès SAS devait être assimilée à un départ contraint.
Les critères d’attribution de l’indemnité de départ sont ainsi strictement limités aux cas de départs contraints.
Par ailleurs, le versement d’une telle indemnité est assujetti à la réalisation des conditions de performance suivantes, afin que les conditions de son départ soient en harmonie avec la situation de la société : atteinte d’au moins quatre budgets (taux de croissance du chiffre d’affaires et du résultat opérationnel mesurés à taux constants) sur les cinq derniers exercices et sans dégradation de l’image de marque d’Hermès.
Le Conseil de surveillance a donc considéré que l’engagement de rémunération différée pris à l’égard de M. Axel Dumas respectait les exigences du Code de gouvernement d’entreprise Afep-Medef.
M. Axel Dumas n’est pas assujetti à un engagement de non-concurrence, aucune indemnité n’est par conséquent prévue à ce titre.
La rémunération globale de M. Axel Dumas a été déterminée en tenant compte de l’avantage que représente le bénéfice d’un régime supplémentaire de retraite.
De manière générale, Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
M. Axel Dumas bénéficie du régime supplémentaire de retraite à cotisations définies mis en place au profit de l’ensemble du personnel des sociétés françaises du groupe qui y ont adhéré (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013 approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 5e résolution « Approbation des conventions et engagements règlementés »).
- ◆le régime de retraite à cotisations définies est financé comme suit : 1,1 % pour la rémunération de référence à hauteur d’une fois le PASS, 3,3 % pour la rémunération de référence comprise entre un et deux PASS, et 5,5 % sur la rémunération de référence comprise entre deux et six PASS. La rémunération de référence s’entend de la rémunération annuelle brute conformément à l’article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale ;
- ◆ces cotisations sont réparties entre la société (90,91 %) et le bénéficiaire (9,09 %) ;
- ◆les cotisations patronales sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur les sociétés, assujetties au forfait social au taux de 20 % et exclues de l’assiette des cotisations de Sécurité sociale dans la limite la plus élevée des deux valeurs suivantes : 5 % du PASS ou 5 % de la rémunération retenue dans la limite de cinq PASS (235 500 € en 2025).
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Régime de retraite à prestations définies (article 39 du Code général des impôts – article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale)
M. Axel Dumas est par ailleurs éligible au régime de retraite complémentaire mis en place en 1991 au profit des dirigeants de la société (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013, approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 5e résolution « Approbation des conventions et engagements règlementés »).
Ce dispositif n’est pas limité aux seuls gérants mais bénéficie à un groupe plus large de cadres dirigeants. Il peut être dénoncé, s’agissant de M. Axel Dumas, par délibération du Conseil de surveillance.
En application de l’ordonnance n° 2019-697 du 3 juillet 2019 relative aux régimes professionnels à prestations définies, aucun nouvel adhérent ne peut être affilié à ce dispositif depuis le 4 juillet 2019 et aucun nouveau droit conditionnel à prestations ne peut être alloué au titre de périodes d’emploi postérieures au 31 décembre 2019.
Le règlement de retraite prévoit notamment, comme conditions impératives pour bénéficier du régime, l’achèvement définitif de la carrière professionnelle dans l’entreprise après au moins 10 ans d’ancienneté appréciés au 4 juillet 2019 compte tenu des dispositions de l’ordonnance précitée du 3 juillet 2019, et la liquidation de la pension de retraite au régime de base de la Sécurité sociale.
Chaque participant acquiert progressivement des droits potentiels, calculés chaque année en fonction de sa rémunération de référence annuelle, étant précisé que l’année 2019 était la dernière année de calcul pour de tels droits (en application de l’ordonnance n° 2019-697 du 3 juillet 2019). Ces droits potentiels représentent, selon l’ancienneté et pour chaque année, un pourcentage de la rémunération de référence allant de 0,9 % à 1,5 %.
Si l’ensemble des conditions d’éligibilité sont remplies, la rente annuelle issue de ce régime serait fonction :
- ◆de la moyenne des trois dernières rémunérations annuelles ;
- ◆d’un pourcentage de la rémunération de référence, allant de 0,9 % à 1,5 % par année d’ancienneté (arrêtées au 31 décembre 2019). Conformément au règlement, M. Axel Dumas ayant une ancienneté supérieure à 16 ans, ce pourcentage est fixé à 1,50 %. Il est en tout état de cause inférieur à la limite légale de 3 %.
Par ailleurs, le règlement prévoit l’application de deux plafonds au montant final de la rente annuelle :
- ◆le montant de la rente annuelle ne peut excéder huit PASS, soit 376 800 € en 2025 ; et
- ◆le cumul (i) des retraites acquises au titre des régimes légaux et conventionnels (hors majoration pour enfants élevés) y compris les droits acquis dans les régimes de retraite étrangers, des retraites issues de tout régime supplémentaire pouvant être mis en place au sein du groupe Hermès et (ii) du montant de la retraite surcomplémentaire résultant du règlement ne pourra excéder 70 % de la dernière rémunération de référence.
À titre d’information, sous réserve de remplir les conditions du régime au moment de la liquidation de sa retraite, le montant maximal de la rente à terme limité par le règlement du régime à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, comparé à la rémunération perçue au cours de l’exercice 2025 du gérant personne physique, représenterait un taux de remplacement (hors régimes obligatoires) de 4,81 %.
Le régime est financé par la société au travers d’un contrat souscrit auprès d’un organisme d’assurance extérieur, et le cas échéant, en complément, des provisions sont inscrites dans les comptes.
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
M. Axel Dumas est éligible au régime de retraite par capitalisation à cotisations définies, de type « article 82 » en référence au Code général des impôts. Ce régime est mis en place également au bénéfice de certains cadres dirigeants sous forme d’attribution gratuite d’actions calculée sur leurs rémunérations fixe et variable, laquelle est conditionnée à l’atteinte de critères de performance.
Ce régime prévoit une cotisation annuelle brute assise sur la « Rémunération de Référence » du gérant constituée à la date du versement par (i) la rémunération annuelle fixe de l’année N et (ii) la rémunération variable annuelle attribuée au titre de l’année N - 1 et versée en année N (sous réserve d’approbation par l’Assemblée générale des actionnaires).
La cotisation est calculée en appliquant sur la Rémunération de Référence un taux qui varie de 0 % à 20% en fonction de l’atteinte des conditions de performance applicables, comme présenté sur le schéma ci-après.
- ◆atteinte à 80 % des conditions de performance au titre de l’exercice de référence : versement maximum de la cotisation, soit 20 % de la Rémunération de Référence ;
- ◆atteinte à 50 % des conditions de performance au titre de l’exercice de référence : versement plancher, soit 10 % de la Rémunération de Référence ;
- ◆atteinte des conditions de performance au titre de l’exercice de référence entre ces deux bornes (i.e. entre 50 % et 80 %) : versement de la cotisation selon une progression linéaire ;
- ◆atteinte des conditions de performance en dessous de 50 % des cibles : aucun versement.
Le taux d’acquisition des droits évolue selon le taux d’atteinte des critères de performance comme suit :
Critères de performance
Pondération
Performance
% d’attribution
Croissance des ventes (à taux de change constants)
40 %
Plancher
50 % de la cible (budget annuel)
50 %
Cible
80 % de la cible (budget annuel)
100 %
Résultat opérationnel courant (à taux de change courants)
40 %
Plancher
50 % de la cible (budget annuel)
50 %
Cible
80 % de la cible (budget annuel)
100 %
Critère RSE
Objectifs liés au découplage entre la croissance de l’activité à taux et périmètre constants et l’évolution de la consommation d’énergies industrielles
20 %
Plancher
50 % de la cible
50 %
Cible
80 % de la cible
100 %
Le versement de la cotisation, dont le montant est déterminé selon les principes et conditions exposés ci-dessus, constitue un avantage pour le gérant, soumis intégralement à charges sociales et impôt sur le revenu dès le versement auprès de l’assureur, entièrement à la charge du bénéficiaire.
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Synthèse des indemnités et avantages potentiellement dus au gérant personne physique (M. Axel Dumas) en cas de départ
Mode de détermination au 31/12/2025
Départ volontaire
(hors départ à la retraite)
Départ contraint
Départ à la retraite
Indemnité de départ
n/a
Sous réserve des conditions de performance applicables :
24 mois de rémunérations
(fixe et variable)
n/a
Indemnité de non-concurrence
n/a
n/a
n/a
Retraite supplémentaire à prestations définies (article 39 du Code général des impôts, article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale)
n/a
n/a
Montant annuel de la rente :
nombre d’années d’ancienneté × (0,9 % à 1,5 %) × moyenne des trois dernières rémunérations annuelles
La rente sera plafonnée à huit PASS.
Retraite supplémentaire à cotisations définies (article 83 du Code général des impôts)
Le montant annuel de la rente sera déterminé par conversion en rente de l’épargne constituée à la date de liquidation des droits à la retraite.
Retraite supplémentaire à cotisations définies (de type « article 82 » du Code général des impôts)
Le montant annuel de la rente sera déterminé par conversion en rente de l’épargne constituée à la date de liquidation des droits à la retraite.
n/a : non applicable.
2.8.1.3Principes spécifiques applicables à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (mandataires sociaux non exécutifs)
Processus de décision suivi pour sa détermination, sa révision et sa mise en œuvre
Processus de décision relatif à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (article R. 22-10-40, IV du Code de commerce)
L’Assemblée générale fixe le montant global annuel maximum des rémunérations du Conseil de surveillance.
Les éléments de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance sont établis par le Conseil de surveillance.
Depuis 2020, la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance est soumise chaque année à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire (vote ex-ante).
Processus de décision relatif à la rémunération effective des membres du Conseil de surveillance (article L. 22-10-76 du Code de commerce)
Le montant effectif annuel de la rémunération des membres du Conseil de surveillance est déterminé par le Conseil de surveillance en début d’exercice au titre de l’exercice précédent par application de la politique de rémunération et en tenant compte de l’assiduité individuelle de chaque membre au cours de l’exercice précédent.
Le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance effectue un contrôle de conformité de la rémunération effective des membres du Conseil de surveillance au montant global fixé par l’Assemblée générale et à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance.
Depuis 2020, l’application effective de la politique de rémunération (incluant la rémunération effective globale versée, et/ou attribuée) des mandataires sociaux (incluant celle des membres du Conseil de surveillance) et la rémunération effective individuelle du président du Conseil de surveillance sont soumises, chaque année, à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire annuelle (votes ex-post).
2.8.1.3.1Modifications apportées à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance depuis la dernière Assemblée générale (article R. 22-10-40, I-5° du Code de commerce)
L’Assemblée générale du 30 avril 2025 a approuvé à plus de 99,99 % sans réserve la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (cf. § 2.8.5).
Conformément au processus de décision décrit au § 2.8.1.3, le Conseil de surveillance du 9 janvier 2026 a proposé de reconduire cette politique de rémunération sans changements par rapport à l’exercice précédent.
2.8.1.3.2Modalités d’application aux membres du Conseil de surveillance nouvellement nommés ou dont le mandat est renouvelé (article R. 22-10-40, I-6° du Code de commerce)
En cas de nomination en cours d’exercice, la part fixe est partagée entre le membre sortant et son successeur et la part variable est allouée selon la présence aux réunions.
2.8.1.3.3Dérogations prévues par le Conseil de surveillance (article R. 22-10-40, I-7° du Code de commerce)
Il n’est prévu actuellement aucune dérogation temporaire à l’application de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance subordonnée à la survenance de circonstances exceptionnelles.
2.8.1.3.4Éléments spécifiques composant la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (article R. 22-10-40, II du Code de commerce)
Rémunérations des membres du Conseil de surveillance et des comités
Les membres du Conseil de surveillance perçoivent des rémunérations dont le montant global est voté par l’Assemblée générale et dont les critères de répartition sont déterminés par la politique de rémunération du Conseil de surveillance.
La rémunération des membres du Comité d’audit et des risques et de ceux du Comité RNG-RSE est prélevée sur le montant global des rémunérations des membres du Conseil de surveillance.
L’Assemblée générale du 20 avril 2023 a fixé à 900 000 € le montant annuel maximum des rémunérations allouées au Conseil de surveillance et aux comités constitués en son sein.
Les critères de répartition (en année pleine) décidés par le Conseil du 24 novembre 2023 et figurant à l’article 5.1 du règlement intérieur du Conseil sont décrits ci-dessous :
- ◆les montants maximums attribuables à chaque membre sont détaillés dans le tableau ci-après ;
- ◆la part variable proportionnelle à l’assiduité effective aux réunions est prépondérante ;
- ◆les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne perçoivent pas de rémunération de membre du Conseil ;
- ◆la part variable proportionnelle à l’assiduité aux réunions d’un membre est calculée par application au montant maximum de la part variable du rapport entre le nombre de réunions auxquelles il a assisté (au numérateur) et le nombre de réunions totales intervenues au cours du dernier exercice (au dénominateur) ;
- ◆il n’est pas attribué de part variable au président du Conseil de surveillance ni aux présidents de comité puisqu’ils doivent, sauf empêchement, présider toutes les réunions ;
- ◆la partie fixe et la partie variable sont établies par le Conseil lors de la première réunion de l’année suivant celle pour laquelle les rémunérations sont versées.
Critères de répartition applicables
au titre de 2025Part fixe
Proportion
Part variable proportionnelle à l’assiduité aux réunions
Proportion
Montants maximaux
attribuablesConseil de surveillance
Président
180 000 €
100,00 %
n/a
n/a
180 000 €
100,00 %
Vice-présidents
12 000 €
33,33 %
24 000 €
66,66 %
36 000 €
100,00 %
Membres
12 000 €
33,33 %
24 000 €
66,66 %
36 000 €
100,00 %
Membres représentant les salariés
n/a
n/a
n/a
n/a
n/a
n/a
Comité RNG-RSE
Président
40 000 €
100,00 %
n/a
n/a
40 000 €
100,00 %
Membres
8 000 €
40,00 %
12 000 €
60,00 %
20 000 €
100,00 %
Comité d’audit et des risques
Président
40 000 €
100,00 %
n/a
n/a
40 000 €
100,00 %
Membres
8 000 €
40,00 %
12 000 €
60,00 %
20 000 €
100,00 %
n/a : non applicable.
Les critères de répartition comportent une part fixe et une part variable proportionnelle à l’assiduité effective aux réunions prépondérante (66,66 % pour le Conseil et 60,00 % pour les comités spécialisés).
Aucune rémunération supplémentaire n’est allouée aux membres du Conseil non-résidents français. La constatation de l’assiduité et la répartition correspondante de la rémunération annuelle au titre d’un exercice sont préparées par le Comité RNG-RSE puis approuvées par le Conseil de surveillance au premier trimestre de l’exercice suivant.
Contrats de travail
Les membres du Conseil de surveillance d’une société en commandite par actions peuvent être liés à la société par un contrat de travail sans autre condition que celle résultant de l’existence d’un lien de subordination avec la société et de la constatation d’un emploi effectif.
- ◆M. Prescience Assoh (vendeur – Hermès Sellier) ; et
- ◆Mme Laurence Dunand-Chatellet (responsable pôle Autres Métiers Hermès - Hermès Textile Holding),
et Mme Anne-Lise Muhlmeyer (pilote préparation – Ateliers d’Ennoblissement d’Irigny), membre du Conseil de surveillance représentant les salariés du 15 novembre 2022 au 17 novembre 2025,
sont titulaires d’un contrat de travail au sein du groupe Hermès et perçoivent à ce titre une rémunération qui n’a pas été accordée en raison de l’exercice de leur mandat. En conséquence, et pour des raisons de confidentialité, les salaires qui leur sont versés ne sont pas communiqués.
Options de souscription et d’achat d’actions
Aucune option de souscription ou option d’achat n’a été, durant l’exercice 2025, consentie à un membre du Conseil de surveillance ou levée par un membre du Conseil de surveillance.
Attribution d’actions gratuites
-
2.9Autres informations
2.9.1Conventions
2.9.1.1Conventions règlementées et transactions avec les parties liées
Les informations relatives aux conventions règlementées décrites dans le tableau de synthèse ci-après, et l’état des lieux des conventions en cours font l’objet d’un exposé au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 » dans le rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée, au § 8.3 et dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes, au § 8.4.3.
En application des articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43 du Code de commerce, toute convention intervenant directement ou par personne interposée entre la société et :
- ◆l’un de ses gérants ;
- ◆l’un des membres du Conseil de surveillance ; ou
- ◆l’un de ses actionnaires disposant d’une fraction des droits de vote supérieure à 10 % ou s’il s’agit d’une société actionnaire, la société la contrôlant au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce,
Ces dispositions sont applicables aux conventions auxquelles une de ces personnes est indirectement intéressée.
Sont également soumises à autorisation préalable du Conseil de surveillance les conventions intervenant directement ou par personne interposée entre la société et une entreprise si :
est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur, directeur général, membre du directoire ou membre du Conseil de surveillance de l’entreprise.
Les dispositions qui précèdent ne sont applicables ni aux conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales ni aux conventions conclues entre deux sociétés dont l’une détient, directement ou indirectement, la totalité du capital de l’autre, le cas échéant déduction faite du nombre minimal d’actions requis par la loi. Ces conventions sont communiquées par l’intéressé au président du Conseil de surveillance, qui en communique la liste aux membres du Conseil et aux Commissaires aux comptes.
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-38 du Code de commerce, les décisions d’autorisation du Conseil de surveillance depuis le 1er août 2014 sont toutes motivées.
Une revue des conventions règlementées conclues au cours d’exercices antérieurs et dont l’exécution s’est poursuivie dans le temps est effectuée par le Conseil de surveillance chaque année conformément aux dispositions de l’article L. 225-40-1 du Code de commerce.
Aucune de ces conventions n’a connu une évolution substantielle de son montant ou de ses conditions financières en 2025.
Les opérations avec les parties liées figurent au chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.6 (note 13).
Synthèse des conventions règlementées en vigueur décrites dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes
Nature de la convention
Personnes concernées
Nature, objet et modalités de la convention
Montant
Contrat de prestation de services avec la société Studio des Fleurs
M. Frédéric Dumas, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International
Le Conseil de surveillance a autorisé la conclusion d’un contrat entre Hermès International et la société Studio des Fleurs relatif à des prestations de services de prises de vues et retouches pour les packshots produits e-commerce.
Motifs justifiant de son intérêt pour la société
La société Studio des Fleurs a accepté les points suivants qui étaient fondamentaux pour Hermès International :
- ◆obligations de Studio des Fleurs : respect d’un cahier des charges très précis, devoir de conseil, suivi des prestations, contrôle qualité ;
- ◆critères de suivi des indicateurs de performance ;
- ◆aucun minimum de commande garanti ;
- ◆durée déterminée de trois ans puis durée indéterminée ;
- ◆préavis de résiliation long (18 mois) ;
- ◆aucune exclusivité ;
- ◆engagement de Studio des Fleurs à prendre les mesures nécessaires pour conserver son indépendance économique (notamment en élargissant et en diversifiant sa clientèle) à l’égard du groupe Hermès ;
- ◆confidentialité et interdiction d’usage d’Hermès à titre de référence ;
- ◆aucune révision de tarif avant trois ans, et ensuite révision possible mais plafonnée.
Dates de l’approbation par le Conseil de surveillance
20 mars 2018 Contrat
29 juillet 2021 Nouvelles conditions commerciales
Au titre de l’exercice 2025, la facturation de cette prestation s’est élevée à 72 372 €.
Contrat de mission de conception avec l’agence d’architecture RDAI 1
Mme Sandrine Brekke, associée à plus de 10 % de RDAI et membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International
Le Conseil de surveillance a autorisé la conclusion d’un nouveau contrat-cadre entre Hermès International société et l’ensemble des sociétés qu’elle contrôle directement ou indirectement, d’une part, et le cabinet RDAI, d’autre part, définissant les contours de la mission de RDAI pour l’application exclusive du concept architectural dans les projets Hermès.
Dates de l’approbation par le Conseil de surveillance
7 juillet 2017 et 13 septembre 2017
Au titre de l’exercice 2025, la facturation de cette prestation s’est élevée à 25 941 €.
- (1)Lors de l’approbation de cette convention, les conventions règlementées n’avaient pas à être motivées.
2.9.1.2Conventions intervenues entre des dirigeants ou des actionnaires de la société et des sociétés contrôlées (article L. 225-37-4 - 2° du Code de commerce)
En application des dispositions de l’article L. 225-37-4 du Code de commerce, le présent rapport doit faire état des conventions intervenues, directement ou par personne interposée, entre, d’une part, un gérant, un membre du Conseil de surveillance ou l’un des actionnaires disposant d’une fraction des droits de vote supérieure à 10 %, de la société et, d’autre part, une autre société contrôlée par cette dernière au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce.
Il ne s’agit pas de conventions règlementées soumises à l’autorisation préalable du Conseil de surveillance, Hermès International n’étant pas partie prenante au contrat. Les conventions conclues avec une filiale contrôlée à 100 % ne sont pas exclues (ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014 relative au droit des sociétés).
Nous vous informons qu’aucune convention susvisée n’a été conclue au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025.
2.9.1.3Procédure de suivi des conventions courantes et normales et mise en œuvre
En application des dispositions de l’article L. 22-10-12 du Code de commerce, la société a mis en place une procédure permettant d’évaluer régulièrement si les conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales remplissent bien ces conditions.
2.9.1.3.1Procédure
Cette procédure, qui ne concerne que la société Hermès International et non ses filiales, a été approuvée par le Conseil de surveillance du 25 février 2020.
Elle a pour objet de permettre à Hermès International d’évaluer périodiquement la pertinence de la qualification retenue pour les conventions courantes conclues au titre de l’exercice, celles qui se poursuivent sur plusieurs exercices, ou celles qui seraient modifiées.
Un « Comité conventions courantes » chargé de conduire l’évaluation a été constitué et est composé au minimum :
- ◆d’un représentant de la direction juridique droit des sociétés et boursier ;
- ◆d’un représentant de la direction financière.
- ◆la notion de convention portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales ainsi que les opérations présumées courantes et conclues à des conditions normales au sein du groupe Hermès ;
- ◆les notions de convention règlementée et de convention interdite ;
- ◆les rôles et responsabilités liés à l’identification des conventions règlementées et la procédure de contrôle et de publication qui leur est applicable.
Sont ensuite décrites les modalités de l’évaluation régulière des conventions portant sur des opérations courantes conclues à des conditions normales :
- ◆périodicité de l’évaluation : annuelle ;
-
◆nature
des diligences à accomplir pour réaliser l’évaluation :
- •déterminer chaque année le périmètre des conventions sur lequel portera l’évaluation en retenant par exemple une catégorie de convention tenant compte de leur durée, de leur échéance, de leur importance notamment financière, de leur nature ou encore en retenant une approche par les risques,
- •évaluer la pertinence des critères retenus pour la distinction entre conventions courantes conclues à des conditions normales et règlementées, et leur correcte application dans la société,
- •effectuer une revue des conditions applicables à ces conventions afin de s’assurer, pour celles qui seraient appelées à être révisées ou à être renouvelées dans l’année à venir, qu’elles sont toujours qualifiables d’opérations courantes conclues à des conditions normales notamment au vu des critères retenus,
- •détecter d’éventuelles anomalies qui pourraient rendre nécessaire de compléter les procédures de contrôle interne existantes ;
- ◆conséquences de l’évaluation ;
- ◆compte rendu au Conseil de surveillance et suites à donner.
2.9.1.3.2Mise en œuvre
En 2025, le Comité conventions courantes a procédé à une revue des conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales et a conclu que toutes ces conventions continuent bien de remplir ces deux conditions. Un rapport a été présenté au Conseil de surveillance qui en a pris acte.
-
2.10Autres informations relevant du rapport de la Gérance
2.10.1Intérêts des mandataires sociaux et des membres du Comité exécutif dans le capital
En application du point 16.1 de l’annexe 1 du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission européenne, les intérêts directs des dirigeants dans le capital de la société au 31 décembre 2025, tels que déclarés à la société, sont détaillés dans le tableau ci-dessous.
Actions en pleine propriété ou en usufruit 1
(votes d’Assemblée générale ordinaire statuant
sur l’affectation du résultat)Actions en pleine propriété ou en nue-propriété 1
(autres votes d’Assemblée générale)Nombre d’actions
%
Nombre de voix
%
Nombre d’actions
%
Nombre de voix
%
Capital au 31/12/2025
105 569 412
100,00 %
178 517 494
100,00 %
105 569 412
100,00 %
178 517 494
100,00 %
Gérants
Émile Hermès SAS
49 792
0,05 %
83 028
0,05 %
49 792
0,05 %
83 028
0,05 %
Axel Dumas
11 668
0,01 %
23 336
0,01 %
11 638
0,01 %
23 276
0,01 %
Membres du Conseil de surveillance
Éric de Seynes
226
0,00 %
452
0,00 %
511
0,00 %
1 022
0,00 %
Prescience Assoh
24
0,00 %
24
0,00 %
24
0,00 %
24
0,00 %
Dorothée Altmayer
200
0,00 %
400
0,00 %
200
0,00 %
400
0,00 %
Charles-Éric Bauer
71 748
0,07 %
143 496
0,08 %
71 748
0,07 %
143 496
0,08 %
Cécile Béliot-Zind
50
0,00 %
50
0,00 %
50
0,00 %
50
0,00 %
Jean-Laurent Bonnafé
1
0,00 %
1
0,00 %
1
0,00 %
1
0,00 %
Estelle Brachlianoff
100
0,00 %
200
0,00 %
100
0,00 %
200
0,00 %
Monique Cohen
250
0,00 %
500
0,00 %
250
0,00 %
500
0,00 %
Matthieu Dumas
1 463
0,00 %
2 926
0,00 %
1 433
0,00 %
2 866
0,00 %
Laurence Dunand-Chatellet
84
0,00 %
164
0,00 %
84
0,00 %
164
0,00 %
Bernard Emié
5
0,00 %
5
0,00 %
5
0,00 %
5
0,00 %
Blaise Guerrand
200
0,00 %
400
0,00 %
200
0,00 %
400
0,00 %
Julie Guerrand
6 825
0,01 %
13 650
0,01 %
6 825
0,01 %
13 650
0,01 %
Olympia Guerrand
600
0,00 %
1 200
0,00 %
600
0,00 %
1 200
0,00 %
Renaud Momméja
113 903
0,11 %
178 822
0,10 %
3 959
0,00 %
7 918
0,00 %
Comité exécutif (hors gérants et membres du Conseil de surveillance)
Florian Craen
6 675
0,01 %
11 775
0,01 %
6 675
0,01 %
11 775
0,01 %
Charlotte David
5 746
0,01 %
9 746
0,01 %
5 746
0,01 %
9 746
0,01 %
Pierre-Alexis Dumas
99 753
0,09 %
125 140
0,07 %
95 630
0,09 %
116 894
0,07 %
Olivier Fournier
5 087
0,00 %
9 282
0,01 %
5 087
0,00 %
9 282
0,01 %
Wilfried Guerrand
7 408
0,01 %
14 533
0,01 %
7 408
0,01 %
14 533
0,01 %
Éric du Halgouët
4 037
0,00 %
7 077
0,00 %
4 037
0,00 %
7 077
0,00 %
Sharon MacBeath
1 357
0,00 %
1 557
0,00 %
1 357
0,00 %
1 557
0,00 %
Guillaume de Seynes
7 859
0,01 %
13 214
0,01 %
8 144
0,01 %
13 874
0,01 %
Agnès de Villers
1 837
0,00 %
3 476
0,00 %
1 837
0,00 %
3 476
0,00 %
- (1)Droits de vote exerçables en Assemblée générale. Conformément à l’article 12 des statuts de la société, le droit de vote est exercé par le nu-propriétaire pour toutes décisions prises par toutes assemblées générales, sauf pour les décisions concernant l’affectation des résultats, pour lesquelles le droit de vote est exercé par l’usufruitier. Les modalités de publication et de répartition des droits de vote sont détaillées au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.1.2.
-
3.1Facteurs de risque
Conformément au règlement européen n° 2017/1129 du 14 juin 2017 (Prospectus) complété par le règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019 et aux orientations de l’ESMA, les facteurs de risque présentés dans ce chapitre sont, à la date du présent document d’enregistrement universel, ceux dont le groupe Hermès estime que la réalisation éventuelle pourrait avoir un effet défavorable significatif sur son activité, ses résultats, sa situation financière ou ses perspectives. Il s’agit des risques spécifiques au groupe Hermès identifiés dans la cartographie des risques groupe, mise à jour en 2025.
De manière générale, le groupe a mis en place un dispositif permettant d’anticiper et de maîtriser les risques identifiés. Il est mis à jour périodiquement afin de prendre en compte les évolutions réglementaires, législatives, économiques, sociétales, géopolitiques et concurrentielles. La description détaillée de la gestion de ces risques est présentée dans ce chapitre.
Les facteurs de risque sont présentés en cinq grandes catégories en fonction de leur nature, les risques les plus matériels étant présentés en premier. La cartographie ci-dessous classe ces facteurs de risque selon leur impact potentiel et leur probabilité d’occurrence, et reflète ainsi l’exposition du groupe, après prise en compte des mesures de maîtrise mises en œuvre. Elle inclut les risques émergents et leurs évolutions. L’impact des risques identifiés est évalué selon une grille multicritère définie au niveau du groupe et partagée avec les filiales. Les critères d’analyse incluent, comme un tout indissociable, des critères financiers, réputationnels, juridiques et des critères relatifs à la responsabilité sociale, environnementale et sociétale.
Les risques liés au développement durable ont été identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité, exercice mené collectivement par les équipes de la direction de l’audit et des risques, la direction financière, la direction du développement durable et la direction juridique. L’implication à toutes les étapes de la direction de l’audit et des risques assure la cohérence entre la double matérialité (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ») et la cartographie des risques groupe dont elle a la charge. Cette cohérence est notamment garantie par l’utilisation des mêmes critères d’évaluation pour les risques et la contribution des différentes directions groupe propriétaires de risques. De cette analyse de double matérialité ont découlé des plans d’action visant à répondre à la maîtrise des risques identifiés.
Le Comité d’audit et des risques a été associé à l’exercice de cartographie des risques et à l’analyse de double matérialité.
Cartographie des risques du groupe (les risques majeurs sont signalés par un *)
-
3.2Politique d’assurance et couverture des risques
En cohérence avec l’analyse des risques du groupe, la politique d’assurance du groupe Hermès est de transférer au marché de l’assurance les risques susceptibles d’avoir un impact significatif sur ses résultats. Les programmes d’assurance groupe représentent la majeure partie des couvertures d’assurance pour les filiales. Ils sont placés par l’intermédiaire de courtiers figurant parmi les 10 premiers français, auprès d’assureurs de premier plan. Les principaux programmes internationaux d’assurance couvrent :
Type d’assurance
Garanties et plafonds des principales polices souscrites
Dommages aux biens et pertes d’exploitation
- ◆Police FM Global « Tous risques sauf »
- ◆Couverture de l’intégralité des sites du groupe : production, logistique, distribution, locaux divers et biens en tous lieux
- ◆Police reconduite pour 2025 avec la même limite de couverture à 500 M€ et le même assureur
Responsabilité civile générale (exploitation et produits)
- ◆Polices souscrites pour une durée de deux ans à compter du 1er janvier 2024 auprès de Zurich, de Liberty Mutual et BHSI, à hauteur de 150 M€
- ◆Couvre la responsabilité civile du fait de dommages corporels, matériels ou immatériels, causés à des tiers dans le cadre de l’exploitation ou du fait des produits
Transport
- ◆Police souscrite auprès de Chubb et reconduite pour 2025 avec une couverture de 7 M€ par événement, toutes garanties confondues
Responsabilité civile atteinte à l’environnement
- ◆Police souscrite auprès d’AIG Europe au 1er janvier 2025 pour une durée de 36 mois
- ◆Plafond de garantie de 15 M€ par sinistre et de 25 M€ pour la période
D’autres contrats ont été souscrits pour répondre à des besoins spécifiques, en particulier dans le cadre des opérations de construction (travaux neufs ou rénovation) réalisées en tant que maître d’ouvrage.
Les polices de responsabilité civile des mandataires sociaux et cyber-risques ont été souscrites respectivement pour une durée de deux ans et un an à compter du 1er janvier 2025, auprès respectivement d’AIG et de Zurich ainsi que d’autres assureurs de renom. Les polices cyber-risques couvrent la reconstitution des données, les pertes d’exploitation relatives à un incident de sécurité, la responsabilité civile et les frais, notamment ceux de défense et de notification.
-
3.3Gestion des risques, contrôle interne et audit interne
3.3.1Un environnement de contrôle exigeant
Tout en ayant la dimension d’un groupe international, Hermès demeure une entreprise aux valeurs familiales, fidèle à une culture et à un esprit artisanal, qui cherche à développer auprès de ses collaborateurs des valeurs fortes.
Au premier rang de ces valeurs figure l’exigence de qualité, essence même de l’activité d’Hermès. Celle-ci se conçoit dans tous les domaines, non seulement dans les produits et les services, mais aussi dans les modes de gestion. Hermès attache une grande importance aux qualités de gestionnaire de ses principaux responsables. Des parcours d’intégration des nouveaux cadres et des sessions de formation spécifiques forgent l’apprentissage de la culture Hermès. Chacun peut ainsi comprendre sa place dans l’organisation et intégrer les règles de conduite et d’intégrité de la maison. Les valeurs d’exigence de qualité et l’engagement des collaborateurs donnent, par ailleurs, une base solide aux comportements et aux actions en faveur d’un contrôle interne rigoureux. La culture de la gestion du risque, le management des équipes et l’éthique de l’entreprise assurent l’articulation et l’équilibre de ces valeurs.
À ce titre, une charte éthique existe et est diffusée auprès des collaborateurs depuis 2009. Le code de conduite des affaires, qui précise les comportements attendus des collaborateurs du groupe, la complète depuis 2012. Ces deux documents sont actualisés régulièrement. Ils constituent le socle de l’intégrité et de l’éthique du groupe Hermès :
- ◆la charte éthique promeut le respect des grands principes fondamentaux. Elle est construite comme un instrument de progrès et de dialogue, et incite les collaborateurs, en cas de difficulté d’application ou d’incompréhension, à échanger avec leur hiérarchie ;
- ◆le code de conduite des affaires a pour objectif de sensibiliser les collaborateurs aux risques éthiques, et de leur donner des réflexes de comportement et d’alerte.
Le code de conduite anticorruption, comprenant des illustrations concrètes, est diffusé à l’ensemble des collaborateurs (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.4 sur le dispositif de prévention de la corruption). Les collaborateurs les plus exposés à des risques de corruption ont l’obligation depuis 2021 de réaliser un e-learning dédié. Le code de conduite est également disponible sur le site Internet Hermès Finance.
Ces documents sont disponibles sur l’intranet de la société, section « Notre éthique », ainsi que sur le site Internet Hermès Finance, et font l’objet d’un accusé de réception formel, lors de leur remise aux employés. Des formations complémentaires relatives au dispositif anticorruption du groupe et aux droits humains sont organisées auprès des opérationnels, renforçant la culture éthique du groupe. Les actions concernant l’éthique et la conformité sont présentées dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.4 .
-
Rapport de durabilité RFA
-
4.1Informations en matière de durabilité
4.1.1Informations générales (ESRS 2)
4.1.1.1Base d’établissement des déclarations (BP-1 et BP-2)
Contexte de préparation
Les informations en matière de durabilité ont été établies dans le cadre de l’application des exigences légales et réglementaires de la directive européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité des entreprises (Corporate Sustainability Reporting Directive) (« Directive CSRD »).
Le groupe s’attache à appliquer les exigences normatives fixées par les ESRS, telles qu’applicables à la date d’établissement de l’état de durabilité, sur la base des informations disponibles (par exemple les informations requises sur les politiques, actions, mesures ou objectifs), dans les délais d’établissement de l’état de durabilité. Des incertitudes subsistent, relatives à l’état des connaissances scientifiques ou économiques, ainsi qu’à la qualité des données externes utilisées. Plusieurs interprétations des textes demeurent possibles, et des précisions supplémentaires de la part des organismes de normalisation ou de régulation sont attendues, en particulier sur les simplifications à venir des attendus normatifs.
Dans certains cas, des difficultés d’accès à des données fiables, notamment au sein de la chaîne de valeur, ont contraint le groupe à recourir à des estimations qui pourront être affinées à mesure que la qualité des données disponibles s’améliore. Les estimations et déclarations prospectives doivent être interprétées comme précisé à la fin de ce rapport.
Sur l’exercice, le groupe a néanmoins pu s’appuyer sur un benchmark sectoriel des rapports de durabilité parus en 2025 afin de renforcer sa compréhension des attendus et inscrire sa démarche de reporting dans une démarche d’amélioration continue.
Périmètre du rapport de durabilité
L’état de durabilité (ou « rapport de durabilité ») correspond au § 4.1 « Informations en matière de durabilité ». Le périmètre du présent rapport de durabilité couvre l’ensemble des opérations du groupe Hermès, incluant tous les sites, métiers et filiales et toutes les zones géographiques, dont le périmètre est détaillé dans le chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4. Le périmètre de consolidation retenu pour cette déclaration relative à la durabilité est identique à celui des états financiers consolidés, à l’exception des sociétés mises en équivalence qui ne sont pas incluses et qui ont été jugées non matérielles au regard des enjeux de durabilité.
Pour les acquisitions réalisées en cours d’exercice, dès lors que la matérialité d’une entité au regard d’un indicateur requis est jugée significative, les informations la concernant sont intégrées à compter de sa date de prise de contrôle.
Ce rapport de durabilité couvre l’ensemble de la chaîne de valeur du groupe ainsi que son modèle d’affaires, tel que présenté au § 4.1.1.5.
Informations sociales
Informations environnementales
Informations gouvernance
Période de reporting sur 12 mois
01/01-31/12
01/10-30/09
01/01-31/12
Les informations environnementales sont collectées sur une base annuelle qui se termine à la fin du troisième trimestre pour permettre une consolidation et une analyse des données dans les délais, à l’exception des émissions de GES de la catégorie du scope 3 « Biens d’investissement » qui sont reportées sur une année calendaire tel que présenté au § 4.1.2.1.9, pour prendre en compte les projets mis en service en fin d’exercice qui pourraient impacter la donnée reportée. Il n’y a pas eu sur le quatrième trimestre 2025 d’événement significatif de nature à remettre en cause la significativité de ces données par rapport à une analyse sur une année fiscale.
Les horizons de temps employés dans le cadre de l’exercice de matérialité pour évaluer les risques sont précisés au § 4.1.1.6.
Conformément à l’acte délégué « Quick Fix » n° 2025/1416 adopté par la Commission européenne le 11 juillet 2025, le groupe Hermès a appliqué les mesures transitoires prévues pour l’exercice 2025. À ce titre, certaines informations relatives aux normes S3 et S4 ne sont pas détaillées dans le présent rapport. Ces normes étant porteuses d’enjeux matériels pour le groupe (cf. § 4.1.1.6.2), Hermès publie les informations exigées par le paragraphe 17 de l’ESRS 2.
De plus, Hermès a appliqué la disposition permettant de reporter jusqu’à trois ans la publication de certains data points initialement exigibles en 2025.
Horizons temporels
Conformément à la norme ESRS 1, Hermès a évalué l’horizon temporel d’occurrence de chaque IRO dès lors que l’IRO en question s’avérait « matériel », tant sur le plan de la matérialité d’impact que de la matérialité financière. Les seuils ont été fixés conformément aux lignes directrices de mise en œuvre publiées par l’EFRAG :
- ◆court terme (CT) : un an (« la période adoptée par la société comme période de référence dans ses états financiers ») ;
- ◆moyen terme (MT) : plus d’un an jusqu’à cinq ans ;
- ◆long terme (LT) : plus de cinq ans.
Hermès utilise les mêmes définitions dans l’ensemble du rapport, notamment pour les chiffres escomptés et pour les objectifs relatifs à différents horizons temporels.
Évolutions de l’exercice et données comparatives
Dans une démarche d’amélioration continue, Hermès a fait évoluer certaines méthodologies et a travaillé sur la fiabilisation de la donnée en 2025.
- ◆les analyses de risques physiques climatiques (E1) qui ont été complétées afin d’utiliser des scénarios plus conservateurs telles que modélisées dans l’outil Altitude (1). Davantage de précisions sur les résultats et la méthodologie employée sont disponibles au § 4.1.2.4.2 ;
- ◆sur cette seconde année, Hermès a réalisé l’identification et la priorisation des sites à proximité de zones sensibles pour la biodiversité (E4) en utilisant également l’outil Altitude. Altitude s’approche au plus près de la définition des zones sensibles préconisée par les ESRS, et recouvre les principales zones clés pour la biodiversité (ZCB), sans divergence matérielle avec les préconisations de l’ESRS E4. Des informations plus précises sur cet outil ainsi que sur les résultats obtenus, leur traitement et leur utilisation sont disponibles au § 4.1.2.4 ;
- ◆pour la comptabilisation des ressources entrantes exigé par l’ESRS E5, Hermès a travaillé sur la fiabilisation de la donnée relative aux matières, dont les matières issues de sources durables. Les peaux et les pierres précieuses qui n’avaient pas pu être reportées l’année passée ont été incluses dans l’indicateur publié en 2025 ;
- ◆pour les émissions des gaz à effet de serre comptabilisées dans le scope 3, les données des postes Transports (catégorie 4 et catégorie 9) ont été recatégorisées sur 2025 afin que la ventilation entre amont et aval soit conforme au GHG Protocol, sans impact sur les émissions totales.
Comme indiqué dans le corps du rapport, la valeur 2024 réajustée au regard de ces nouvelles méthodologies n’a pas pu être recalculée pour les trois précédents indicateurs listés ci-dessus (sites à proximité de zones sensibles, ressources entrantes, et recatégorisation des données transport dans le bilan carbone groupe).
Toute autre donnée comparative retraitée par rapport à la donnée publiée en 2024 est précisée dans le document et concernent principalement l’indicateur de l’eau recyclée présenté au § 4.1.2.3.6 et l’indicateur des déchets recyclés, présenté au § 4.1.2.5.7.
Les informations de durabilité peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques ou économiques et à la qualité des données internes et externes utilisées (données calculées pour la chaîne de valeur par exemple). Le sujet des estimations concernant Hermès et sa chaîne de valeur est abordé dans les normes thématiques suivantes: E1 (consommations d’énergie et données scope 3 au § 4.1.2.5.8), E2 (substances extrêmement préoccupantes au § 4.1.2.2.7), E4 (sites situés en zones sensibles au § 4.1.2.4.2) et E5 (ressources entrantes au § 4.1.2.5.6). D’autre part, la quantification de certaines informations en matière de durabilité, en particulier environnementales, font l’objet d’estimations et de jugements basés sur l’expérience et les référentiels internationalement reconnus en matière de durabilité ainsi que les meilleures informations à disposition à date. Ces estimations sont sensibles aux choix méthodologiques ainsi qu’aux hypothèses retenues pour leur établissement.
Éléments de progressivité
Dans le contexte rappelé en introduction, le groupe a initié des travaux qu’il veut poursuivre dans les années à venir.
Le plan de transition a été établi dans le contexte suivant : SBTi a validé les objectifs de réduction des émissions des scopes 1, 2 et 3 (horizon 2030) fin 2021 basé sur une année de référence en 2018, comprenant un objectif de réduction de la valeur relative des émissions du scope 3 dont l’objectif est de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C » conformément aux recommandations sectorielles de SBTi au moment de sa certification. Il n’y a pas d’objectif de réduction des émissions de scope 3 en valeur absolue établi à cette date. Ainsi, Hermès présente dans son rapport de durabilité une cible 2030 et ne présente pas de cible 2050, en cohérence avec ses objectifs SBTi. Par ailleurs, Hermès n’est pas en mesure, sur cette seconde année de reporting, de communiquer la consolidation de la quantification des leviers de décarbonation sur les émissions du scope 3 mis en œuvre et planifiés dans les différentes entités du groupe, ni de communiquer l’intégralité des dépenses d’investissement (CapEx) et dépenses d’exploitation (OpEx) liées au plan de transition.
Les trajectoires d’émissions projetées sont susceptibles de varier, en raison de l’évolution future du scénario climatique et/ou d’autres paramètres (par exemple, des changements dans le niveau mondial des émissions, dans les technologies disponibles et/ou dans la conjoncture économique) ; cela pourrait amener Hermès à revoir sa méthodologie. Hermès continue de surveiller ces évolutions, ainsi que l’amélioration de la visibilité, de la qualité et/ou de la disponibilité des données, et continuera d’évaluer la nécessité de réviser ses références et ses objectifs si nécessaire.
Pour fixer ses objectifs, Hermès se fonde sur sa propre évaluation de ce qu’elle estime raisonnable. La réalisation de ces divers objectifs dépend de plusieurs éléments : la mise en place réussie d’initiatives destinées à les atteindre, mais aussi la réalisation d’autres conditions préalables et considérations essentielles, pouvant ou non échapper à son contrôle et faire obstacle à la réalisation de ces objectifs et/ou à la mise en œuvre réussi de ces initiatives. Hermès entend continuer d’évaluer tant ses objectifs que les initiatives ad hoc mises en place, et à procéder à tous les ajustements qui lui sembleraient nécessaires à la lumière de ce qui précède.
Le groupe ambitionne de réaliser une revue de ses objectifs de réduction d’émissions carbone durant 2026, qui impliqueront une évolution des méthodologies de calcul des émissions de référence et des périmètres, ainsi qu’une adaptation de la trajectoire et des leviers de décarbonation du groupe.
Hermès a également indiqué dans le présent état de durabilité ne pas être en mesure de chiffrer certains points de données tels que requis par les ESRS, dont les principaux sont : les ressources entrantes liées aux produits finis (E5-4-31) et l’écart de rémunération entre femmes et hommes (S1-16-97)(2).
Hermès poursuivra ses efforts pour compléter ces informations et approfondir la conformité de son plan de transition vis à vis des ESRS, en tenant compte des meilleures pratiques, recommandations de place et nouvelles dispositions réglementaires et normatives.
Le tableau récapitulant les incorporations par référence est disponible en annexe à ce rapport au § 4.1.5.1.1.
4.1.1.2Gouvernance de la durabilité (GOV 1 et GOV 2)
4.1.1.2.1Composition des organes exécutifs et organes de surveillance
Hermès, présent dans le monde entier, est une maison indépendante portée par un actionnariat familial, gage de stabilité et de longévité.
La maison bénéficie d’une gouvernance expérimentée et équilibrée, permettant une bonne prise en compte des questions et enjeux de durabilité dans sa stratégie.
Hermès détaille la composition et le rôle de ses organes d’administration, de direction et/ou de surveillance dans le chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise ». Pour Hermès International, ces organes sont la Gérance et le Conseil de surveillance. La table de correspondance ci-dessous permet d’identifier les sections relatives aux informations relatives aux organes de gouvernance, telles que structurées dans le chapitre 2.
Gérance assistée de son Comité exécutif
Conseil de surveillance
GOV-1-21-a – Membres et composition
§ 2.3.1 et § 2.3.3
§ 2.4.5
GOV-1-21-b – Représentation des salariés
Non applicable
§ 2.4.5
GOV-1-21-c – Expériences et expertises
§ 2.3.3.1.2
§ 2.4.5.2
GOV-1-21-d – Mixité de genre et autres indicateurs de diversité
§ 2.3.4
§ 2.4.3
GOV-1-21-e – % d’administrateurs indépendants
Non applicable
§ 2.4.3.2
Au niveau de la Gérance
La Gérance joue un rôle actif dans la définition et la mise en œuvre des politiques, actions et résultats associés aux impacts, risques et opportunités (IRO) les plus matériels. En 2025, plusieurs sessions conjointes avec le Comité exécutif du groupe se sont tenues afin de valider les grandes orientations stratégiques relatives aux informations publiées autour des IRO matériels pour le groupe, suivre les objectifs et résultats associés, et veiller à une bonne adéquation des ressources allouées, et les éventuels ajustements dans la mesure du nécessaire.
Définition des grands organes de gouvernance ci-dessus
Conseil du développement durable
Le Conseil du développement durable rassemble les directeurs des principales fonctions centrales et filières intégrées du groupe. Ce Conseil supervise les réalisations de la démarche RSE, pilote les projets transverses majeurs, supervise les feuilles de route des principales entités de la maison, lance et suit des groupes de travail ad hoc et identifie les arbitrages à soumettre à l’appréciation de la Gérance et de son Comité exécutif. Il est piloté par la direction du développement durable.
Direction du développement durable groupe
Rattachée à un membre du Comité exécutif, elle propose et met en œuvre la stratégie groupe et coordonne la démarche auprès des comités et de l’ensemble des directions opérationnelles, fonctionnelles et des filiales du groupe, en France comme à l’étranger. Elle assure le suivi des réalisations, coordonne le fonctionnement de différents comités, apporte son concours aux comités locaux et pilote, avec ses partenaires internes, des projets transversaux et le reporting extra-financier.
Comité des directeurs du développement durable (C3D)
Pour compléter les fonctions du Conseil et structurer l’animation de la fonction développement durable au sein du groupe, cette instance réunit les directeurs du développement durable de métiers, fonctions développement durable et filiales au sein de la maison. Ce comité adresse la gestion des feuilles de route des entités et favorise l’échange autour des enjeux transverses de formation et de communication interne.
Comité opérationnel groupe
Composé de plus d’une centaine de membres représentant les principaux métiers, les fonctions centrales ainsi que les filiales de distribution francophones, il décrypte les aspects techniques et fonctionnels des projets menés par les différentes entités de la maison et permet un partage de bonnes pratiques et de l’actualité développement durable entre ses membres.
Comités développement durable locaux et thématiques
Animés par les principaux métiers et filiales, ils initient et suivent les actions engagées. Ces instances peuvent être complétées par des Comités de direction et des comités ad hoc lors de la mise en place de nouveaux projets en matière de développement durable par les filiales et entités. Des comités transversaux, animés par les directions du groupe, pilotent des sujets d’intérêt général souvent à moyen terme. Ils travaillent notamment sur les questions de recyclage et d’innovation matière, d’économie circulaire, de construction durable, de logistique. En 2025, un comité transverse réunissant les responsables développement durable des entités de distribution a par exemple été créé, afin d’accélérer le déploiement des priorités développement durable appliquées à cette activité. Dans le prolongement des dispositifs existants, un comité dédié à l’atténuation, piloté par la direction du développement durable, a été mis en place afin de structurer et coordonner des plans d’action concrets et concertés visant à mieux maîtriser et réduire l’empreinte carbone du groupe.
Directions développement durable métiers/filiales
Elles ont la responsabilité d’animer la démarche à leur niveau, et de s’inscrire dans une feuille de route RSE chaque année, dont la direction développement durable groupe assure la coordination et un suivi. Les principaux métiers et filiales du groupe ont un responsable développement durable à temps partiel ou dédié.
Au niveau du Conseil de surveillance
Le Conseil de surveillance du groupe est impliqué, à travers ses comités (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6) dans la supervision de la publication des informations et données liées aux impacts, risques et opportunités identifiés, notamment par l’intermédiaire de ses comités. En 2025, le programme pluriannuel de formation engagé en 2023 se poursuit, permettant ainsi une maîtrise complète de l’ensemble des enjeux du cadre stratégique de la maison, et des IRO auxquels cette stratégie répond (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6.1.2).
Le Conseil de surveillance, conformément aux pouvoirs qui lui sont attribués (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6.2), à travers ses deux comités, est également responsable de la supervision des processus, contrôles et procédures en place pour traiter les enjeux relatifs aux IRO identifiés. Ce rôle s’exerce notamment au travers des présentations régulières des experts des grands enjeux développement durable de la maison (i.e. direction développement durable groupe, direction financière, direction ressources humaines, direction conformité, direction industrielle, direction de l’audit et des risques, etc.). Ces présentations permettent notamment de vérifier la définition et l’atteinte des cibles fixées liées aux différents IRO matériels.
Enfin, le Conseil de surveillance a revu en novembre 2025 les résultats des travaux de mise à jour de l’analyse de double matérialité du groupe. Il a émis des recommandations pour appuyer les équipes opérationnelles dans leur analyse, et une analyse finalisée a été représentée en mars 2026 aux deux comités du Conseil de surveillance.
La majorité des membres du Comité de surveillance (hors membres représentant les salariés) possède une ou plusieurs compétences en matière de durabilité. Ces compétences contribuent à une supervision adéquate de la gestion des informations et données relatives aux impacts, risques et opportunités matériels, dans le cadre du rôle strictement alloué au Conseil de surveillance. Au-delà du programme de formation évoqué plus haut, les membres du Conseil ont également bénéficié des conférences de sensibilisation aux enjeux environnementaux animées par le WWF France (World Wildlife Fund). Le détail des formations dont ont bénéficié les membres du Conseil de surveillance ainsi que les statistiques de participation sont disponibles au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6.1.2.
Table de correspondance entre les compétences des membres du Conseil de surveillance (§ 2.4.5.2)
et les grands enjeux couverts par les IRO (tableau AU § 4.1.1.6.2)4.1.1.2.2Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance dans la conduite des affaires (G1 lié à ESRS 2 GOV-1)
Au niveau de la Gérance, assistée de son Comité exécutif
La Gérance donne, avec les autres membres du Comité exécutif, l’impulsion en matière de respect des règles éthiques, avec une politique ferme de tolérance zéro envers toute violation des politiques internes en matière de conformité. Ainsi, l’engagement des Instances dirigeantes en matière de conduite des affaires se manifeste au plus haut niveau du groupe. Le directeur général en charge de la gouvernance et du développement des organisations bénéficie par ailleurs de comptes-rendus des travaux du Comité conformité et vigilance par le directeur juridique conformité et le directeur juridique groupe. Ces sujets sont ainsi supervisés directement par le Comité exécutif, qui appuie la Gérance.
Au niveau du Conseil de surveillance
Le Conseil de surveillance d’Hermès suit notamment les questions relatives à la conduite des affaires couvertes par la norme 2.1.4. Cela couvre notamment les thématiques de lutte anticorruption, de relations éthiques et équilibrées avec les fournisseurs, et du devoir de vigilance. L’expertise du Conseil de surveillance sur les questions relatives à la conduite des affaires est également présentée au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4. Ainsi :
- ◆le Conseil de surveillance est régulièrement informé des programmes d’éthique et de conformité ainsi que de l’avancement du plan de prévention de la corruption au sein du groupe, conformément à la loi Sapin II, notamment au travers de son Comité d’audit et des risques ;
- ◆depuis le 11 septembre 2018, le règlement intérieur du Conseil de surveillance inclut des missions relatives au système de prévention et de détection de la corruption et du trafic d’influence ;
- ◆en 2025, Hermès a publié la troisième mise à jour de son plan de vigilance (3) et poursuit sa démarche d’amélioration continue de la vigilance du groupe comprenant : une méthodologie renforcée de cartographie des risques, une évaluation approfondie des risques, la poursuite du déploiement de mesures d’atténuation des risques et l’évolution du dispositif d’alerte. À cet égard, une présentation au Comité d’audit et des risques a été réalisée sur les mesures mises en place pour renforcer l’ensemble des processus clés déployés dans le groupe, notamment ceux relatifs à l’évaluation des tiers et au système d’alerte éthique H-Alert !
4.1.1.2.3Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et questions de durabilité traitées par ces organes
En 2025, tout comme en 2024, les enjeux couverts par les IRO les plus matériels du groupe ont fait l’objet de présentations dédiées au Comité d’audit et au Comité RNG-RSE, lesquels ont rendu compte de ces travaux auprès du Conseil de surveillance. La Gérance est impliquée dans une supervision plus directe des politiques et actions associées aux principaux IRO matériels, ainsi que le suivi des cibles du groupe, inclus dans l’analyse de double matérialité. En 2025, le groupe a intégré au programme de travail du Comité exécutif plusieurs sessions consacrées aux exigences de la directive CSRD, témoignant d’un engagement fort au plus haut niveau en faveur d’une maîtrise approfondie des IRO et des enjeux matériels.
Au niveau de la Gérance
- ◆les IRO relatifs à l’écoconception et l’économie circulaire (E5) ;
- ◆les IRO relatifs aux effectifs propres (S1) ;
- ◆les IRO relatifs aux communautés (S3) ;
- ◆les IRO relatifs aux clients et consommateurs finaux (S4).
Au niveau du Conseil de surveillance
Quant au Conseil de surveillance, il a revu les sujets suivants (tel que détaillé au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6.2) :
- ◆l’évaluation du critère RSE composant la rémunération variable des gérants au titre de 2024 ;
- ◆les évaluations externes ;
- ◆les orientations pour l’exercice 2025 ;
- ◆la présentation des risques RSE (conjointement avec le Comité d’audit et des risques) ;
- ◆la revue du rapport de durabilité d’Hermès International (conjointement avec le Comité d’audit et des risques) ;
- ◆la présentation des travaux du vérificateur de durabilité (conjointement avec le Comité d’audit et des risques) ;
- ◆la présentation du volet « transmission » de la Fondation d’Entreprise Hermès.
4.1.1.2.4Intégration des résultats en matière de durabilité dans les systèmes d’incitation (GOV-3)
Au niveau de la Gérance
La Gérance dispose d’une part de rémunération variable (dite « statutaire ») conditionnée pour partie (10 %) à un critère RSE composé de trois indices quantifiables et mesurés chaque année :
- ◆le découplage entre la croissance de l’activité à taux et périmètre constants et l’évolution de la consommation d’énergies industrielles ;
- ◆les initiatives du groupe en faveur de l’égalité femmes-hommes ;
- ◆les actions prises en faveur de l’ancrage territorial du groupe en France et dans le monde, hors des grandes villes.
Les détails relatifs à la mise en place de ce critère et la réalisation de cet objectif sont détaillés au chapitre 2, « Gouvernement d’entreprise », au § 2.8.
Au niveau du Conseil de surveillance
Compte tenu du rôle dévolu au Conseil de surveillance et de la politique de rémunération des membres du Conseil, telle que décrite au chapitre 2, « Gouvernement d’entreprise », § 2.8, cette rémunération n’est pas soumise à des critères de performance. Elle comprend une partie fixe et une partie variable basée sur l’assiduité des membres du Conseil. Pour mémoire, les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne perçoivent pas de rémunération au titre de leur fonction.
4.1.1.2.5Intégration des performances en matière de durabilité climatique dans les mécanismes incitatifs (E1 lié à ESRS 2 GOV-3)
À date, la rémunération des mandataires sociaux exécutifs d’Hermès n’inclut pas de critère incitatif directement lié à l’atténuation ou l’adaptation au changement climatique. Néanmoins, un critère corollaire conditionne l’obtention d’une partie de leur rémunération variable, à savoir le découplage entre la consommation d’énergies industrielles et la croissance de l’activité.
4.1.1.3Déclaration sur la diligence raisonnable (GOV-4)
La table relative à la déclaration sur la diligence raisonnable est disponible dans les annexes du rapport de durabilité au § 4.1.5.1.
4.1.1.4Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité (GOV-5)
Les enjeux de durabilité sont pris en compte dans le dispositif de contrôle interne du groupe Hermès.
Le contrôle interne du groupe est organisé en un réseau de correspondants, coordonné par une cellule centrale. Il évolue sous l’autorité de la direction de l’audit et des risques qui assure le déploiement d’un dispositif de contrôle interne adapté aux enjeux et risques du groupe sur l’ensemble des processus (cf. chapitre 3 « Facteurs et gestion des risques », § 3.3.4).
- ◆s’est appuyé sur le dispositif mis en place l’année précédente ; et
- ◆a initié de nouvelles actions en vue de renforcer ce dispositif.
Un univers des risques CSRD a été défini, permettant l’analyse et la hiérarchisation des indicateurs au regard de ces risques. Les travaux se sont ainsi concentrés sur les indicateurs quantitatifs présentant un risque plus élevé d’erreur (exemples : processus nouveaux ou manuels, utilisation d’un nouvel outil, retraitements complexes, attentes fortes des parties prenantes…). (4)
Pour ces indicateurs quantitatifs à risques, le contrôle interne central s’est assuré de la clarté et de la précision des protocoles de reporting associés, afin de permettre une homogénéité des données remontées par l’ensemble des contributeurs (précision des définitions, du périmètre, des méthodes de calcul…). Le cas échéant, ces protocoles mentionnent également les contrôles clés attendus afin d’assurer la fiabilité des données, depuis leur collecte jusqu’à leur publication dans le rapport final, en passant par le calcul, la consolidation, le retraitement et la correction si nécessaire. Ces documents ont été complétés et précisés en tenant compte des retours d’expérience des parties prenantes de l’exercice précédent.
En complément de l’exigence initiale de formalisation et de documentation des contrôles de niveau 1, ceux de niveau 2, portés par les contrôleurs internes présents au sein des entités et filiales, ont été déployés pour une sélection d’indicateurs quantitatifs à risques considérés comme étant prioritaires. Pour ce faire, ces derniers ont participé à des formations, des Q&A, des ateliers de travail visant à leur apporter les éléments techniques nécessaires à la réalisation de leurs vérifications.
Suivant cette même démarche, le renforcement de la culture du contrôle interne s’est poursuivi avec des formations à destination des contributeurs, dispensées par le contrôle interne central. Cela a impliqué de rappeler les objectifs du dispositif, les rôles et responsabilités de chaque fonction, ainsi que les attentes en matière de documentation.
Ainsi, le contrôle interne central s’est appuyé sur les contrôles de niveau 1 réalisés au niveau des sites et des entités/filiales, ainsi que sur les nouveaux contrôles de niveau 2 réalisés par les contrôleurs internes locaux, pour vérifier la fiabilité des données collectées localement. Au niveau du palier de consolidation du groupe, le contrôle interne central a vérifié la consolidation des indicateurs quantitatifs à risques identifiés comme prioritaires. Il s’est ainsi assuré que les contrôles au niveau des paliers de consolidation des directions centrales ont bien été réalisés et documentés au niveau d’exigence attendu.
Par ailleurs, le basculement en 2025 des outils de collecte des indicateurs quantitatifs environnementaux vers un nouvel outil unique de collecte a nécessité l’implication du contrôle interne central : vérification de la correcte reprise de données historiques, revue des accès avant l’ouverture officielle de la campagne de collecte, appui sur les contrôles automatiques du nouvel outil lorsque cela a été possible. Le groupe s'appuie sur des informations, des données, des logiciels et des outils fournis par des tiers, lesquels sont susceptibles d'évoluer ou de faire l'objet de modifications, lesquels peuvent comporter des inexactitudes, erreurs ou résultats incorrects que le groupe pourrait ne pas être en mesure d’identifier. Par ailleurs, compte tenu de l’éventualité d’évolution de la dynamique des marchés, des sciences et des technologies climatiques, il n’est pas exclu que le groupe révise son approche.
Pour faciliter l’appropriation des enjeux de durabilité, les conclusions des revues réalisées et l’état d’avancement du projet en matière de contrôle interne ont été présentés lors des comités de pilotage du projet CSRD. Ces comités incluent trois membres du Comité exécutif : le directeur général finances, la directrice des ressources humaines groupe, le directeur général gouvernance et développement des organisations.
Une présentation des travaux de mise à jour de l’analyse de double matérialité a été présentée au Comité d’audit et des risques en novembre 2025. L’ensemble du rapport de durabilité, incluant les conclusions du rapport de certification (§ 4.2), a fait l’objet d’une revue dont les conclusions ont été présentées lors du Comité d’audit et des risques de mars 2026.
4.1.1.5Stratégie de durabilité
4.1.1.5.1Stratégie et modèle économique (SBM-1)
Le détail des grands groupes de produits et services proposés par le groupe, y compris ses grands marchés géographiques sur la période de référence, est développé au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.5.
La répartition des effectifs du groupe est décrite au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4, et reprise au § 4.1.3.2.
Le groupe n’a pas d’activité dans les secteurs listés par la norme ESRS 2 au point 40 b (combustibles fossiles, production de produits chimiques, armement, culture et production de tabac).
Stratégie et modèle économique
Depuis 1837, Hermès produit des objets d’exception, conçus pour durer et se transmettre. Aussi, fort de ses savoir-faire artisanaux, de son réseau de distribution exclusif et de son patrimoine créatif, Hermès intègre la durabilité dans tous les aspects de son modèle économique, en tenant compte de son offre de produits et services, de ses clients, des zones géographiques et des relations avec les parties prenantes.
Produits et services
Hermès veille à ce que l’ensemble de ses produits soit fabriqué de manière responsable, en utilisant des matières durables, gérées de façon parcimonieuse, avec une approche artisanale, et en appliquant autant que possible les principes de l’économie circulaire dans sa démarche de production. L’entreprise travaille également à réduire l’empreinte carbone de ses activités, contribuant à la transformation des pratiques de ses chaînes d’approvisionnement et en favorisant des pratiques moins émettrices dans ses opérations directes (i.e. efficacité énergétique, adoption d’énergies renouvelables, optimisation des chaînes de transport logistique…).
Clients
L’entreprise s’efforce de répondre aux attentes croissantes de ses clients en matière de transparence éthique et environnementale. Elle met à leur disposition, depuis 2022, de manière progressive, un affichage relatif à l’empreinte environnementale de ses produits. La maison est particulièrement attentive au respect des données personnelles de ses clients (§ 4.1.3.5).
Zones géographiques
Hermès est présent dans 45 pays et son engagement en matière de durabilité est global tout en étant adapté aux spécificités locales. Le groupe est majoritairement présent en France (62 % de ses effectifs, et 63 sites de production). Dans chaque région où l’entreprise opère, elle collabore avec des partenaires locaux pour promouvoir des pratiques durables, soutenir l’ancrage territorial et respecter les réglementations environnementales locales. En 2025, le groupe a engagé une démarche de mesure des impacts sociaux-économiques générés en France, et à la maille des territoires les plus significatifs dans lesquels Hermès est présent. Les résultats de cette analyse sont disponibles au § 4.1.3.4.3.
Relations avec les parties prenantes
Hermès entretient des relations de proximité avec ses parties prenantes internes et externes pour atteindre ses objectifs de durabilité, objectifs qui sont ancrés dans le temps long et la confiance. Les modalités de dialogue avec les collaborateurs du groupe sont décrites au § 4.1.3.2. Quant aux parties prenantes externes, le dialogue se nourrit de relations de confiance et à long terme. À titre d’exemple, l’ancienneté moyenne entre Hermès et le top 50 de ses fournisseurs d’achats directs est de 21 ans (5). L’entreprise s’engage non seulement à dialoguer avec ses fournisseurs, clients, employés et communautés locales, mais également à contribuer, à son échelle, à l’adoption de pratiques plus responsables (exemple : sensibilisation et information de ses clients, accompagnement et transformation des pratiques de ses fournisseurs, dialogue et co-construction avec les pouvoirs publics locaux…).
Hermès a engagé une approche d’évaluation de ses produits et services, pour les besoins de ses objectifs de durabilité. Les produits Hermès ont comme ambitions intrinsèques la durabilité, la qualité des matières premières utilisées et la qualité des savoir-faire. Cette évaluation inclut par exemple :
Produits et objets
- ◆une analyse de l’impact environnemental des matières premières utilisées (à titre d’exemple : cuirs, cachemire, soie, coton, métaux précieux) ;
- ◆la gestion de l’empreinte environnementale tout au long du cycle de vie des produits ;
- ◆la mise en œuvre de pratiques de fabrication éco-circulaires (notamment la réutilisation et le recyclage) ;
- ◆la mesure de l’empreinte biodiversité liée à la consommation de ressources naturelles nécessaires aux objets Hermès ;
- ◆la limitation des plastiques à usage unique inutiles (notamment les emballages des produits et articles de conditionnement) ;
Marchés et groupes de clients significatifs
- ◆offre de certains produits qui peuvent être issus d’une approche circulaire (à titre d’exemple : petit h, pièces upcyclées en maroquinerie ou en prêt-à-porter, emballage des produits de parfumerie et beauté) ;
- ◆une offre de SAV et réparation dans chaque point de vente, et un suivi du nombre d’interventions de réparation dans les différents marchés ;
- ◆une sensibilisation des clients aux pratiques de consommation durable via la formation des vendeurs aux enjeux du développement durable.
Stratégie maison et enjeux de durabilité
Forte d’une histoire construite par six générations, Hermès évolue avec son temps, et toujours dans le respect de la tradition, de la transmission et de l’innovation. Ainsi, fidèle à ses valeurs de liberté, d’exigence des savoir-faire et d’authenticité, le modèle d’affaires de la maison Hermès inclut plusieurs piliers stratégiques axés autour des questions de durabilité :
- ◆des femmes et des hommes engagés autour d’un « esprit de famille » : les valeurs de l’artisan et l’exigence animent les collaborateurs d’Hermès, qui déploie un modèle social autour de quatre priorités stratégiques, qui définissent et affirment sa singularité. Ce modèle social est plus amplement décrit au § 4.1.3.2.2 ;
- ◆des matières d’exception et durables : les objets emblématiques de la maison sont fabriqués grâce à des matières premières, essentiellement d’origine naturelle. Hermès modère sa consommation de ces matières premières d’exception en favorisant un usage parcimonieux. Le groupe s’approvisionne en ressources dont l’origine est contrôlée et certifiée, voire participe directement à l’émergence de « bonnes pratiques » sociales et environnementales dans certaines filières (exemple : participation à la construction du standard SAOBC (6) dans la filière Autruche) ;
- ◆une fabrication artisanale et un impact environnemental modéré et maîtrisé : Hermès est l’un des plus faibles émetteurs de gaz à effet de serre du CAC 40 (7) et s’engage à réduire son empreinte carbone (trajectoire de réduction SBTi) et à une gestion des ressources eau et déchets encore plus rigoureuse ;
- ◆une relation équilibrée et de long terme avec sa chaîne d’approvisionnement : grâce à des relations de longue date – dont certaines de plus de 60 ans – Hermès exerce son devoir de vigilance vis-à-vis des pratiques sociales, éthiques et environnementales de ses partenaires. L’entreprise accompagne et impulse des transformations de pratiques afin de prévenir des atteintes à l’environnement et aux droits humains ;
- ◆une empreinte locale forte, particulièrement en France : la France est le poumon de la production du groupe, origine de 75 % de sa production, et localisation de ses 63 sites de production.
4.1.1.5.2Cadre stratégique développement durable et chaîne de valeur (SBM 1)
En 2015, Hermès a élaboré un cadre stratégique visant à répondre aux enjeux sociaux, environnementaux et sociétaux identifiés. Ce cadre structure son action en faveur du développement durable, autour de trois axes (cf. figure ci-dessous). En 2025, ce cadre qui célèbre 10 années d’existence a fait l’objet d’une mise à jour, afin de mieux refléter les priorités et lignes directrices autour desquelles la maison s’engage désormais. Pour exemple, les enjeux sociaux sont désormais pilotés sous l’égide du modèle social d’Hermès, tel que reflété dans l’actualisation ci-dessous.
Ce cadre repose sur un postulat : « tous artisans du développement durable ». Il constitue le cadre de référence développement durable applicable par l’ensemble des collaborateurs et des entités du groupe. Ce cadre stratégique s’appuie sur une appropriation et une mise en œuvre collectives du sujet, facteurs clés pour sa durabilité.
Les résultats obtenus annuellement grâce au déploiement de cette démarche sont présentés dans la feuille de route groupe au § 4.1.1.6.
Dans le cadre de cet exercice de reporting, la correspondance entre les enjeux du nouveau cadre stratégique et les IRO les plus matériels du groupe a également été actualisée.
Chaîne de valeur (extraite du plan de vigilance 2025, données à fin 2024)
Hermès se distingue par une chaîne de valeur à forte intégration en amont et en aval. Le groupe poursuit ses efforts pour assurer la traçabilité et la transparence de ses sources d’approvisionnement, en collaborant étroitement avec un large réseau de fournisseurs directs (matières premières) et indirects (autres biens et services). Le détail des opérations de production, de fabrication et de distribution gérées par le groupe est développé au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4.
Les grands défis à venir ainsi que les solutions développés par le groupe en matière de durabilité sont décrits dans le chapitre 1 à la section Perspectives, § 1.10.
4.1.1.5.3Intérêts et points de vue des parties prenantes (SBM-2)
Les interactions du groupe avec ses parties prenantes prennent des formes multiples. Les différentes parties prenantes avec lesquelles le groupe interagit sur sa chaîne de valeur sont illustrées dans l’infographie ci-dessous. Le groupe fonde ses relations à l’égard de ses parties prenantes sur trois axes : informer, dialoguer et collaborer.
L’ensemble de ces parties prenantes figure dans les processus de diligence raisonnable et d’évaluation de matérialité de l’entreprise (IRO 2 – SBM3).
Fidèle à sa culture de dialogue et d’écoute attentive de ses partenaires, Hermès a cartographié les principaux modes de dialogue ainsi que les attentes essentielles de ses différentes parties prenantes, présentées dans le tableau ci-dessous :
Parties prenantes
Informer
Dialoguer
Collaborer
Besoins et attentes
Collaborateurs et leurs représentants
Communications à destination des salariés
Entretiens managers/salariés
Enquête Hermès Hears (Hermès à l’écoute)
Instances de représentation du personnel
- ◆Santé et sécurité des salariés
- ◆Conditions de travail des salariés
- ◆Diversité, équité et inclusion
- ◆Développement des compétences et préservation des savoir-faire
- ◆Protection des données personnelles
Milieu éducatif/Savoir-faire (écoles, universités…) et emploi (France Travail)
Conférences d’information
Participation à des salons et des événements étudiants
Création de formations professionnelles autour des métiers de l’artisanat
Financement de bourses d’études
Financement de chaires universitaires
Projets de recherches académiques (Sciences Po)
Projets collaboratifs en faveur de l’emploi local (École des Savoir-Faire/France Travail)
Interventions et participations à des formations professionnalisantes et universitaires
- ◆Accès à la formation et à l’emploi
- ◆Soutien aux écoles et filières métiers
- ◆Attractivité des métiers auprès des jeunes générations
- ◆Programmes d’apprentissage et de transmission des savoir-faire
Fournisseurs & partenaires de production, EA/Esat (1) & entreprises d’insertion
Communication des engagements du groupe auprès des représentants de l’entreprise
Réseau interne d’Ambassadeurs Handicap
Évaluation et audits des fournisseurs
Dialogue avec des groupes de place et des initiatives sectorielles
Organisation de journées fournisseurs
Contrats de co-traitance avec les EA/Esat, missions hors les murs
Accompagnement qualité, co-développement produits
Actions de formation RSE
Programme de certification des filières
Achats à valeur ajoutée sociale et environnementale auprès de PME (ESS, EA/Esat, ZRR, QPR)
- ◆Respect des délais et engagements contractuels
- ◆Pérennité des relations et juste prix
- ◆Accompagnement et soutien dans la montée en compétences sociale et environnementale
- ◆Maintien d’un haut niveau d’exigence qualité
Élus locaux & services publics
Rencontre et accueil d’élus
Projets d’implantation locale
Stratégies d’adaptation
Co-réflexion autour de projets locaux (mobilité, bassin d’emploi, économie locale…)
- ◆Développement économique local
- ◆Concertation territoriale
- ◆Maintien et création d’emplois
- ◆Protection de la biodiversité
- ◆Collaboration public-privé en lien avec les enjeux territoriaux
Associations professionnelles, coalitions et autres entreprises
Explication des spécificités sectorielles
Suivi des débats de place
Participation aux études, enquêtes et groupes de travail (Afep, Medef, Interprofession des métiers…)
- ◆Soutien aux initiatives sectorielles
- ◆Partage et inspiration sur les bonnes pratiques
Instances gouvernementales, supranationales et régulateurs
Dialogue aux événements du Global Compact France (Nations unies)
Participations aux groupes de place
Participations aux initiatives du SBTN (Science Based Targets Network)
- ◆Respect, anticipation et adaptation aux normes et réglementations
- ◆Transparence des activités
Clients, consommateurs et leurs représentants
Site Internet et réseaux sociaux
Films « Empreintes sur le monde »
Magazine Le Monde d’Hermès
Interaction en magasin avec le personnel de vente
Événement Hermès in the Making
Journées portes ouvertes
Visites de site
Liens avec le CRC (Centre de relations clients) pour faire progresser la sécurité des produits Hermès en cas de défaut qualité identifié
- ◆Histoire et valeurs de la maison
- ◆Qualité des produits
- ◆Sécurité et traçabilité (origine des matières, savoir-faire artisanal)
- ◆Expérience client personnalisée
- ◆Transparence sur les impacts environnementaux et sociétaux
- ◆Services de réparation et d’entretien
- ◆Gestion et sécurisation des données personnelles
Concessionnaires et partenaires de distribution
Interactions régulières (à minima tous les mois) avec les différents concessionnaires
Sensibilisation aux réglementations et engagements du groupe
Participation aux journées d’achats internes (Podiums)
- ◆Cohérence dans l’expérience client
- ◆Alignement avec les valeurs de la maison
- ◆Qualité et durabilité du partenariat commercial
Communautés locales (riverains, communautés le long de la chaîne de valeur, peuples autochtones…)
Projets d’implantation immobilière
Projets avec des acteurs locaux (ex. : récupération de l’eau de condensation des fermes de sucre de canne avoisinantes en Australie – cf. § 4.1.2.3.4)
- ◆Retombées économiques et sociales locales
- ◆Préservation de l’environnement et de la biodiversité
- ◆Dialogue avec les acteurs locaux
- ◆Respect des cultures et des savoir-faire locaux
Associations et ONG
Conférences internes WWF
Questionnaires des ONG
Collaboration pour la revue de chartes internes
Co-développement de projets (Water Risk Filter, WWF, GBS, cf. § 4.1.2.4)
- ◆Développement de partenariats avec les acteurs associatifs
- ◆Soutien financier à des causes d’intérêt général
- ◆Engagements dans des initiatives globales
- ◆Transparence des engagements
- ◆Engagement pour l’accès à la culture
Communauté financière (investisseurs, actionnaires, autres) & médias
Communiqués de presse et lettres aux actionnaires
Rubrique Investisseurs du site Hermès Finance
Publications extra-financières et des politiques groupe sur le site Hermès Finance
Publications légales
Assemblée générale
Dialogue avec les actionnaires Roadshows
Dialogue avec les agences de notation extra-financière
Réunions investisseurs
Événements magasins et rencontres avec les institutions
Analyse de double matérialité
- ◆Croissance durable et création de valeur
- ◆Communication responsable et transparente
- ◆Investissements et vision à long terme
- ◆Intégration des enjeux ESG dans la stratégie
- ◆Gouvernance éthique
- (1)EA : entreprise adaptée ; Esat : établissement et service d’accompagnement par le travail.
Le groupe entretient des relations équilibrées avec ses parties prenantes. Elles sont particulièrement impliquées dans le cadre du développement de projets communs bénéficiant à la fois à l’entreprise et à ses communautés (i.e. plans de mobilité territoriaux, chaires universitaires avec les instances académiques, plans de décarbonation fournisseurs…). Chaque fois que cela le nécessite, les conclusions de ce dialogue permanent avec les parties prenantes sont partagées avec les organes de gouvernance.
La liberté créative et marchande, valeur au cœur de la stratégie du groupe, guide le modèle économique d’Hermès. Hermès est profondément attaché au dialogue avec ses parties prenantes, et elle reste une maison de création indépendante depuis 1837. Pour préserver son identité, ce sont ces valeurs consubstantielles qui déterminent les choix et les orientations de son modèle d’affaires.
Parmi les axes de sa stratégie qui témoignent de cet équilibre vertueux favorable aux intérêts de ses parties prenantes, on peut citer :
- ◆maintenir une production artisanale essentiellement française, et soutenir les bassins d’emploi dans les territoires d’implantation ;
- ◆cultiver des relations de proximité avec les fournisseurs, les aider dans leur développement et mieux contrôler les enjeux sociaux et environnementaux dans la chaîne de valeur ;
- ◆développer une trajectoire de réduction des émissions carbone générées par ses activités.
Effectifs de l’entreprise (S1 lié à ESRS 2 SBM-2)
Hermès, entreprise familiale attachée à des valeurs humanistes, place ses collaborateurs au cœur de sa stratégie. Le groupe privilégie un dialogue de proximité fondé sur l’échange d’informations, l’écoute et l’expression des idées, afin d’éclairer et d’adapter sa stratégie.
Ce dialogue s’appuie sur plusieurs dispositifs : des entretiens réguliers entre managers et salariés pour accompagner les parcours professionnels, une enquête biennale (« Hermès Hears ») mesurant le bien-être et les conditions de travail, ainsi qu’un mécanisme d’alerte éthique pour signaler incidents et plaintes. Les retours des collaborateurs sont intégrés à la stratégie sociale grâce à une gouvernance RH dédiée. Le détail de ces mécanismes d’écoute est présenté au § 4.1.3.2.2.
En France, le dialogue social est structuré autour d’instances spécifiques (Journée H, commission de suivi du dialogue social, comité de groupe). À l’international, des dispositifs équivalents existent, adaptés aux pratiques locales, afin de contribuer à un dialogue continu avec les salariés dans tous les pays où Hermès est présent.
Travailleurs de la chaîne de valeur (S2 lié à ESRS 2 SBM-2)
L’écoute des attentes des travailleurs de la chaîne de valeur est au cœur de la démarche d’accompagnement des fournisseurs vers des pratiques plus responsables. Elle est rendue possible par une réelle proximité, ancrée dans le temps, des partenaires et fournisseurs de la maison. Une telle démarche permet à Hermès d’adapter ses pratiques de contrôle, en se concentrant sur les enjeux les plus prioritaires (conditions de travail sécurisantes et agréables, rémunération décente…). La ligne d’alerte éthique H-Alert ! est accessible à l’ensemble des travailleurs de la chaîne de valeur, et permet de prévenir et d’identifier d’éventuelles situations préjudiciables au respect des droits humains identifiés directement par les salariés de ses entreprises partenaires. Par ailleurs, un dialogue plus direct avec des travailleurs de la chaîne de valeur peut s’opérer grâce à des interviews lors des audits de terrain.
Collecter et écouter le point de vue des travailleurs de la chaîne de valeur a donc une influence directe sur la stratégie et les pratiques d’approvisionnement du groupe. Si des pratiques à risque pour ces travailleurs sont identifiées, Hermès cherche dans un premier temps à accompagner le fournisseur dans la résolution des problématiques identifiées, mais le cas échéant, peut prendre la décision de suspendre ses approvisionnements sur la filière concernée, modifiant ainsi sa chaîne de valeur, voire son offre de produits.
Communautés affectées (S3 lié à ESRS 2 SBM-2)
Le dialogue avec les communautés locales avoisinantes aux sites et aux activités d’Hermès est principalement opéré via leurs représentants (pouvoirs publics, élus, associations, représentants de communautés autochtones). Il s’articule notamment autour des enjeux de l’emploi, de la protection environnementale, du développement de compétences, de la mobilité, de l’offre de services indispensables (commerce de proximité, vie associative…), du développement économique.
La stratégie d’ancrage territorial du groupe, qui est au cœur de son modèle d’affaires, s’appuie sur ce dialogue avec les parties prenantes locales. Hermès adapte les solutions et initiatives qu’il développe (formations, École des Savoir-Faire, projets pour la biodiversité…) du fait du dialogue entretenu avec les communautés que son activité peut affecter.
Consommateurs et utilisateurs finaux (S4 lié à ESRS 2 SBM-2)
Le groupe Hermès prête une attention particulière aux éventuelles préoccupations et attentes de ses clients. À cet égard, la relation directe entre le client et le vendeur est souvent un canal privilégié. Le service téléphonique dédié aux consommateurs, bien que principalement destiné à la qualité des produits et à l’expérience client, est aussi un moyen d’échange et d’écoute. Par ailleurs, le groupe a mis en place un dispositif spécifique visant à mieux traiter les attentes de ses clients relatives à la gestion de leurs données personnelles (précisé au §4.1.3.5).
4.1.1.6Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels (IRO-1) et leur lien avec la stratégie et le modèle économique (SBM-3)
Gestion des impacts, risques et opportunités
Description des procédures d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels (IRO-1)
Dans le cadre de la directive CSRD, Hermès a actualisé en 2025 son analyse de double matérialité afin d’identifier les impacts, risques et opportunités (IRO) prioritaires pour le groupe, en cohérence avec son modèle d’affaires et ses spécificités. Cette mise à jour contribue à ce que le présent rapport de durabilité reflète, avec une pertinence et une clarté accrues, les enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance qui structurent et transforment l’activité d’Hermès.
La première analyse de double matérialité, ainsi que les travaux de mise à jour en 2025 ont été menés avec l’assistance d’un cabinet de conseil de premier plan. Cet exercice de mise à jour a notamment été nourri par :
- ◆la contribution des experts thématiques internes, à l’occasion d’ateliers bilatéraux dédiés sur chaque pilier (E, S et G) ;
- ◆l’utilisation de benchmarks et exercices comparatifs sectoriels, réalisés suite à la publication des premiers rapports de durabilité, afin d’identifier les priorités matérielles adressées par les pairs et comparables d’Hermès ;
- ◆la revue critique de parties prenantes externes, associées à l’exercice d’analyse de double matérialité pour la première année afin de compléter la perception interne des enjeux, réalisée ici également sur chaque pilier (E, S et G).
La gouvernance mise en place pour la réalisation du second exercice d’analyse de double matérialité du groupe est résumée dans le tableau ci-après :
Les différents organes de gouvernance du projet et leur rôle dans l’exercice de double matérialité
Instances
Rôle et activités
Comité de pilotage (représentant les départements du développement durable, de la finance, de l’audit et des risques et de la conformité)
- ◆Revue critique des IRO matériels établis en 2024
- ◆Validation des choix méthodologiques au fur et à mesure
- ◆Validation des résultats finaux de l’analyse
Parties prenantes internes d’Hermès
- ◆Participation à des ateliers de cotation des IRO, organisés par grande expertise métier
- ◆Proposition de suppressions, de reformulations et d’ajouts, sur la base de la revue critique établie par le Comité de pilotage, ainsi que par benchmark
Instance de gouvernance (gérance assistée de son Comité exécutif/Conseil de surveillance)
- ◆Validation des résultats par la Gérance et son Comité exécutif en septembre 2025
- ◆Prise de connaissance des travaux par les Comités d’audit et des risques et RNG-RSE, puis restitution au Conseil de surveillance en novembre 2025
- ◆Présentation de l’analyse de matérialité finale en mars 2026
4.1.1.6.1L’analyse de double matérialité : méthodologie
Méthodologie générale
En 2024, la méthodologie de réalisation de l’analyse de double matérialité suivie par Hermès obéit strictement aux règles fixées par l’ESRS 1 de la directive, dans le respect des étapes suivantes :
- 1.première étape : identification des enjeux ESG sur la base des thèmes et sous-thèmes suggérés par l’AR16 de l’ESRS 1 et déclinaison en impacts, risques et opportunités (IRO) propres à Hermès ;
- 2.deuxième étape : évaluation de la matérialité des IRO, c’est-à-dire de leur importance compte tenu des activités du groupe (exercice de cotation) ;
- 3.troisième étape : consolidation et validation des résultats de l’analyse de double matérialité pour identifier les obligations de reporting du groupe Hermès.
Conformément aux ESRS, Hermès relie les impacts et dépendances significatifs issus de l’analyse de double matérialité aux risques et opportunités associés sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cette analyse alimente la cartographie des risques et les décisions stratégiques du groupe.
En 2025, la mise à jour simplifiée de cet exercice a consisté en une revue critique et mise à jour des premières et deuxièmes étapes, afin d’établir une liste d’IRO matériels plus représentative de la réalité opérationnelle du groupe.
Il convient de préciser que les enjeux et sous-enjeux de l’AR16 ci-dessous écartés en 2024 demeurent non pertinents :
Les critères de cotation utilisés pour la matérialité financière ainsi que pour la matérialité d’impact demeurent identiques à la méthodologie employée en 2024. Pour rappel, ces critères réglementaires sont les suivants :
- ◆matérialité financière : ampleur des effets financiers possibles, et probabilité des risques et opportunités ;
- ◆matérialité d’impact : gravité (mesurée par trois facteurs : ampleur, étendue et remédiabilité), et probabilité d’impact si celui-ci est potentiel.
Les échelles de cotation utilisées en 2024, ainsi que le seuil de matérialité (strictement supérieur à 2,5 pour la matérialité financière comme pour la matérialité d’impact) ont été conservés à l’identique. Pour mémoire, ces échelles de cotation s’inspirent des échelles employées par la direction de l’audit et des risques dans le cadre de la cartographie des risques groupe (§ 3.3.1). Cette échelle compte quatre niveaux, 1 étant le plus faible et 4 étant le plus élevé.
Les seuils utilisés pour évaluer l’horizon de temps sont alignés avec les exigences de l’ESRS 1 (hors spécificités propres à un ESRS), selon les modalités suivantes :
Nature des mises à jour d’IRO réalisées en 2025
En utilisant la liste finale des IRO matériels établie en 2025, Hermès a conduit les mises à jour suivantes dans le cadre d’ateliers avec ses experts internes et un cabinet de conseil expert :
- ◆reformulation de certains IRO afin de mieux préciser les périmètres, cibles ou activités concernées ;
- ◆suppression de certains IRO, du fait d’une cotation révisée faisant passer l’enjeu sous le seuil de matérialité ;
- ◆ajouts d’IRO, du fait d’une matérialité revalorisée au regard de l’importance de l’enjeu.
L’évaluation de la matérialité des IRO s’appuie sur un dialogue construit avec les parties prenantes, internes comme externes.
Parties prenantes internes
La cotation des différents impacts, risques et opportunités identifiés s’est appuyée sur la connaissance des experts thématiques interrogés en atelier. En 2025, ces experts internes ont également directement proposé, aux côtés du comité du projet, des mises à jour relatives aux IRO les plus matériels (ajouts, retraits, précisions de périmètre), ainsi qu’à leur cotation.
Parties prenantes externes
Hermès a réalisé fin 2025 trois consultations de parties prenantes respectivement expertes des enjeux environnementaux, sociaux (personnel de l’entreprise), et des thématiques liées à la gouvernance et aux droits humains. Ces consultations ont permis d’approfondir la perception et la compréhension des enjeux les plus matériels pilotés par le groupe, et de profiter de leur regard critique afin d’enrichir l’exercice et la disclosure réalisée par Hermès dans le cadre de son rapport de durabilité. Ces consultations viennent par ailleurs compléter les sondages en ligne réalisés en 2024 sur un panel plus large de parties prenantes externes.
Experts internes ayant contribué à la mise à jour
de l’analyse de double matérialitéNature des experts externes ayant réalisé une revue critique de l’analyse de double matérialité 2025
Nature des parties prenantes interrogées lors
de l’analyse de double matérialité 2024- ◆Direction du développement durable groupe
- ◆Direction de la consolidation financière
- ◆Direction de l’audit et des risques
- ◆Direction industrielle
- ◆Direction des ressources humaines
- ◆Direction juridique
- ◆Association/ONG internationale de premier plan (enjeux environnementaux)
- ◆Instance de représentants du personnel (enjeux sociaux liés au personnel) – comité économique et social d’Hermès International
- ◆Cabinet d’avocats experts de la gouvernance et des droits humains
- ◆Clients et utilisateurs finaux
- ◆Collaborateurs
- ◆Fournisseurs et travailleurs de la chaîne de valeur
- ◆Communautés locales
- ◆Partenaires sociaux
- ◆Associations et ONG
- ◆Actionnaires et investisseurs
MISE À JOUR DE L’ANALYSE DE DOUBLE MATÉRIALITÉ
L’analyse de double matérialité du groupe sera actualisée a minima tous les deux ans, voire annuellement selon les actualités et événements significatifs, à la discrétion du groupe.
4.1.1.6.2Analyse des résultats (SBM-3)
Les 31 IRO matériels identifiés structurent la politique développement durable de la maison, en ligne avec le cadre stratégique précédemment défini.
Intitulé IRO
Nature de l’IRO
Périmètre
Horizon
de tempsPotentialité
des impactsPolitiques
Actions Hermès
Cibles
Résultats
Norme
La planète
Environnement
Changement climatique
1
Impact sur le changement climatique des activités directes du groupe et de sa chaîne de valeur
Impact négatif
Opérations directes et chaîne de valeur (amont et aval)
Court terme
Réelle
Politique environnementale
Plan de transition
Politique Achats responsables
Brief filières
Brief RSE
Opérations directes
Suivi des consommations d’énergie, des fuites de fluides frigorigènes et de leurs émissions de GES
Actions de sobriété énergétique, notamment au travers d’une modification des habitudes de consommation d’énergie
Amélioration de l’efficacité énergétique, tant sur les bâtiments que pour les procédés industriels
Sortie des énergies fossiles et recours à l’électrification
Utilisation des énergies renouvelables (achat direct d’énergie renouvelable ou de certificats, panneaux photovoltaïques, géothermie)
Remplacement progressif des équipements industriels et des équipements des bâtiments utilisant des énergies fossiles par des équipements électriques ou fonctionnant avec des énergies renouvelables
Veille technologique pour identifier les nouvelles technologies qui ouvriraient la voie à de nouvelles pistes de décarbonation
Chaîne de valeur
Sensibilisation des fournisseurs et partenaires de rang 1
Partage croisé des ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) entre Hermès et ses fournisseurs
Collecte des bilans de GES des fournisseurs
Accompagnement des fournisseurs et des filières majeures de matières premières du groupe afin de réduire leur empreinte carbone
Recours à des carburants issus de matières premières durables
Optimisation du transport
Mise en place de transports alternatifs moins carbonés
Intégration de critères environnementaux et carbone dans le choix des partenaires
Référentiel de construction durable Harmonie
Cible validée scientifiquement par la Science Based target initiative :
- 50,4 % d’émissions de GES en valeur absolue pour les scopes 1 et 2 (d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2018)
- 58,1 % d’émissions de GES en valeur relative (par million d’euros de marge brute) pour le scope 3 (d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2018)
Baisse de 68,9 % en valeur absolue des scopes 1 et 2 par rapport à 2018
Baisse de 59,2 % du scope 3 en intensité
Développement du nombre d’analyses de cycle de vie réalisées sur des produits Hermès
Développement du report modal maritime
Score A au CDP Climate
E1
2
Impact lié à l’utilisation d’énergies carbonées dans les opérations et la chaîne de valeur amont
Impact négatif
Chaîne de valeur amont et opérations directes
Court terme
Réelle
Politique environnementale
Plan de sobriété
Plan de transition
Politique Achats responsables
Suivi des consommations d’énergie, des fuites de fluides frigorigènes et de leurs émissions de GES
Actions de sobriété énergétique, notamment au travers d’une modification des habitudes de consommation d’énergie
Efficacité énergétique, tant sur les bâtiments que pour les procédés industriels
Remplacement progressif des équipements industriels
100 % d’électricité renouvelable à fin 2025 et 100 % d’énergies renouvelables à horizon 2030
100 % d’éléctricité renouvelable et 77 % d’énergies renouvelables à l’échelle du groupe
E1
3
Contribution d’Hermès à l’atténuation du changement climatique au sein de sa chaîne de valeur
Impact positif
Chaîne de valeur amont
Moyen terme
Réelle
Politique Achats responsables
Brief filières
Brief RSE
Plan de transition
Intégration de critères environnementaux et carbone dans le choix des partenaires
Accompagnement de la chaîne de valeur pour développer des solutions décarbonées
Décarbonation des transports
Augmentation du nombre de fournisseurs accompagnés pour la réalisation de leurs bilans carbone
Évaluation des fournisseurs transports avec la plateforme EcoVadis
E1
4
Risque lié aux impacts du changement climatique sur les matières premières
Risque
Chaîne de valeur amont
Long terme
Politique Achats responsables
Brief filières
Brief RSE
Évaluation des risques physiques sur les sites internes et chez les fournisseurs
Étude des risques de transition sur les filières prioritaires
Étude et mise en œuvre d’actions d’adaptation
Analyse des risques climatiques physiques réalisée pour l’ensemble des sites et fournisseurs
Mise en œuvre d’une gouvernance interne sur le sujet de l’adaptation
E1
Gestion des ressources & des déchets
5
Impact des polluants aquatiques issus des opérations du groupe sur l’environnement, en particulier par les activités Tanneries et Textiles
Impact négatif
Tanneries, Textiles
Court terme
Potentielle
Politique environnementale
Politique Santé Sécurité
Politique Achats responsables
Briefs filières
Conformité de l’usage des substances réglementées
19 unités de traitement des rejets aqueux sur l’ensemble des sites industriels du groupe
100 % de rejets aqueux des tanneries traités en interne
E2
6
Impact de la pollution des sols du fait des approvisionnements du groupe
Impact négatif
Chaîne de valeur amont, Fermes
Court terme
Réelle
Réutilisation de l’eau des fermes pour des plantations et cultures tout en protégeant les sols
Accompagnement des fournisseurs en matière de gestion des produits chimiques
E2
7
Contribution à la protection des sols grâce à l’accompagnement de ses filières d’approvisionnement
Impact positif
Chaîne de valeur amont, Fermes
Long terme
Réelle
Politique environnementale
Politique Achats responsables
Briefs filières
Certifications exigées dans les filières
Accompagnement des fournisseurs en matière de gestion des produits chimiques
Objectifs en matière de certification des filières
E2
8
Impact sur l’environnement et les communautés locales via une pression trop importante sur la ressource en eau en raison des prélèvements
Impact négatif
Tanneries, Textiles, Fermes
Moyen terme
Potentielle
Politique environnementale
Politique Achats responsables
Briefs filières
Code de conduite fournisseurs
Opérations propres :
- ◆Suivi de l’exposition des sites au risque de stress hydrique
- ◆Mesures d’efficacité (maintenance préventive, comptage, sensibilisation des collaborateurs…)
- ◆Mesures visant à récupérer et réutiliser l’eau afin de réduire les prélèvements (gestion circulaire de l’eau)
5 % de réduction par an en intensité des prélévements d’eau
Réduction de 64 % des prélèvements d’eau à usage industriel en intensité sur les 10 dernières années
Score A- au questionnaire CDP water
E3
9
Impact sur l’environnement des déchets générés par les opérations du groupe, en particulier sur les sites industriels
Impact négatif
Opérations directes sur sites industriels
Moyen terme
Réelle
Politique environnementale
Politique Économie circulaire décrite dans le rapport de durabilité
Classification, mesure et suivi des déchets émis
Actions de recyclage et de revalorisation
Amélioration de la revalorisation des déchets produits par le groupe
Amélioration de la revalorisation des déchets produits par le groupe (environ du tiers des déchets émis en 2025)
E5
Nature - Biodiversité
10
Impact des activités directes du groupe et de sa chaîne de valeur sur la biodiversité et les écosystèmes
Impact négatif
Opérations directes et chaîne de valeur amont
Moyen terme
Réelle
Politique environnementale
Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes
Politique de protection de la biodiversité et des écosystèmes pour les sites opérationnels (Référentiel immobilier Harmonie)
Briefs filières
Politique Forêt
Opérations directes
Diagnostic & plan d’action biodiversité sur les sites de production (zéro produit phytosanitaire, tontes différenciées, traitement des espèces exotiques envahissantes…)
Étude d’impact construction de nouveaux sites
Reconversion des anciens sites industriels ou friches
Chaîne de valeur amont
Diagnostic et études sur les impacts biodiversité sur les filières prioritaires
Utilisation préférentielle des matériaux certifiés
Action de plantation dans les fermes australiennes
Assurer la résilience de la filière Autruche, en luttant contre les espèces exotiques envahissantes
Lutte contre la déforestation par la certification et l’analyse filière
Mettre en œuvre l’outil de soutenabilité forte SBTN
Mesurer l’empreinte biodiversité par l’approche Global Biodiversity Score
Établir des diagnostics et des plans d’action biodiversité pour les sites de production français
Participer à trois projets sur la biodiversité par an
Effectuer des études techniques et scientifiques sur la biodiversité
Obtenir la certification et/ou la labellisation des filières de matières premières
S’approvisionner auprès de chaînes d’approvisionnement responsables
Poursuite de la méthode SBTN
Poursuite des diagnostics biodiversité sur les sites de production, comme les sites d’impression
Conclusion des études sur les chaînes de valeur du cachemire et de la soie en Chine, menées par le WWF China et la Donghua University de Shanghai
Mise à jour des briefs filières
Score A au CDP Forests
Empreinte biodiversité GBS approfondie en cours pour la soie
E4
11
Impact sur les espèces menacées du fait de l’activité du groupe et sa chaîne de valeur
Impact négatif
Opérations directes et chaîne de valeur
Moyen terme
Réelle
Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes
Briefs filières
Politique Forêt
Utilisation préférentielle des matériaux certifiés
Assurer la résilience de la filière autruche, en luttant contre les espèces exotiques envahissantes
Lutte contre la déforestation par la certification et l’analyse filière
S’approvisionner auprès de chaînes d’approvisionnement sans déforestation
Établir des diagnostics et des plans d’action biodiversité pour les sites de production français
Obtenir la certification et/ou la labellisation des filières de matières premières
Mise à jour des briefs filières
Mise à jour de la Politique Forêts groupe
E4
12
Impact des activités de la chaîne de valeur lié à l’utilisation des terres
Impact négatif
Chaîne de valeur amont
Moyen terme
Réelle
Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes
Briefs filières
Politique Forêt
Utilisation préférentielle des matériaux certifiés
Lutte contre la déforestation par la certification et l’analyse filière
Diagnostic et études sur les impacts biodiversité sur les filières prioritaires
Mettre en œuvre l’outil de soutenabilité forte SBTN
Mesurer l’empreinte biodiversité par l’approche Global Biodiversity Score
Obtenir la certification et/ou la labellisation des filières de matières premières
S’approvisionner auprès de chaînes d’approvisionnement responsables sans déforestation
Mise à jour des briefs filières
Score A au CDP Forests
E4
13
Risque sur l’approvisionnement des matières premières causé par la dégradation de la biodiversité
Risque
Chaîne de valeur amont
Long terme
Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes
Politique Achats responsables
Analyse de terrain des filières
Étude de terrain WWF sur les enjeux nature
Diversité des origines géographiques des matières naturelles
Utilisation préférentielle des matériaux certifiés
Participer à trois projets sur la biodiversité par an
Effectuer des études techniques et scientifiques sur la biodiversité
Mettre en œuvre l’outil de soutenabilité forte SBTN
Mesurer l’empreinte biodiversité par l’approche Global Biodiversity Score
Conclusion des études sur les chaînes de valeur du cachemire et de la soie en Chine, menées par le WWF China et la Donghua University de Shanghai
Empreinte biodiversité GBS approfondie en cours pour la soie
E4
Matières
Matières durables
14
Contribution du groupe à la diffusion de pratiques d’économie circulaire, en particulier liées à l’usage des matières, des emballages et des produits finis
Impact positif
Matières emblématiques de chaque métier (cuir, cachemire, soie, métaux or et argent) et emballages
Moyen terme
Réelle
Briefs filières
Brief RSE
Politique Économie circulaire décrite dans le rapport de durabilité
Améliorer les pratiques d’élevage en participant à différentes initiatives collectives (ex. : Initiative Cuir de Veau Français Responsable)
Grilles de réparabilité
Réemploi, recyclage et gestion optimisée des déchets de production (avec des partenaires)
Circularité des emballages et réduction du plastique
Après-vente (réparation et prolongation de la durée de vie des objets)
100 % d’or secondaire utilisé dans les ateliers d’Hermès Bijouterie et Hermès Horloger
Recycler 100 % des gisements textiles et chutes de façonniers français d’ici 2025
Arrêt de l’usage de plastiques à usage unique inutiles d’ici 2030
Service de l’après-vente proposé aux clients de la maison dans tous les magasins
Trajectoire de recyclage de tous ses produits invendus à horizon 2030
Dans le cadre de son service après-vente, la maison a réparé plus de 96 000 produits en 2025
Développement de materiaux recyclés pour les composants non visibles des objets
Recyclage interne d’une partie des textiles
E5
Filières d’approvisionnement responsables
15
Impact sur les ressources naturelles des approvisionnements du groupe
Impact négatif
Matières emblématiques du groupe (cuir, laine, cachemire, soie, métaux et pierres précieuses) et emballages
Moyen terme
Potentielle
Politique Achats responsables
Briefs filières
Brief RSE
Contribution à la durabilité des filières
Contrôle des fournisseurs
Approfondissement de la connaissance des filières (dont notamment études avec partenaires)
Certifications
Protocoles d’audit
Traçabilité : marquage de peaux
Maintenir plus de 95 % en chiffres d’affaires auprès de tanneries certifiées en 2030
Au sein d’Hermès Maroquinerie-Sellerie : maintien du zéro destruction de peaux entières
Mise en œuvre d’une démarche de certification des filières selon les plus hauts standards
Renforcement des démarches de traçabilité en ciblant les filières prioritaires (pays régions 100 %) : 100 % de traçabilité du rang 1 (a minima provenance géographique et viser 100 % de traçabilité pour le rang 2 à horizon 2030)
100 % de coton recyclé ou certifié GOTS dans les emballages (housses chevron, bolduc, housses vêtements)
90 % des fournisseurs de cuir de rang 1 certifiés Leather Working Group (LWG)
100 % de l’approvisionnement de peaux d’autruche proviennent de sites certifiés SAOBC
100 % des boîtes d’emballages orange composés de carton recyclé
E5
16
Impact des pratiques du groupe et de sa chaîne de valeur sur la bientraitance animale
Impact négatif
Chaîne de valeur amont et Fermes
Tous horizons temporels
Réelle
Politique Bien-être animal
Briefs filières
Certifications
Feuille de route Bien-être animal en place dans les filières animales
Promouvoir l’alignement de l’ensemble des fournisseurs de matières animales du groupe avec sa politique Bien-être animal
Déploiement et suivi de la feuille de route Bien-être animal sur l’ensemble de les filières animales
G1
17
Risque d’atteinte à l’image du groupe lié au bien-être animal
Risque
Chaîne de valeur amont et Fermes
Tous horizons temporels
Feuille de route Bien-être animal en place dans les filières animales
Promouvoir l’alignement de l’ensemble des fournisseurs de matières animales du groupe avec sa politique Bien-être animal
G1
Intitulé IRO
Nature de l’IRO
Périmètre
Horizon
de tempsPotentialité
des impactsPolitiques
Actions Hermès
Cibles
Résultats
Norme
Le modèle social
Management humaniste
Diversité, équité et inclusion
18
Impact négatif sur le bien-être, l’engagement et les droits des salariés en cas de potentielles pratiques discriminatoires
Impact négatif
Opérations directes
Tous horizons temporels
Potentielle
Plan de vigilance, charte éthique, code de conduite
Politique Diversité, équité et inclusion
Déploiement de modules de formations auprès des communautés ressources humaines, les managers, les représentants des salariés
Sensibilisation sur le thème de l’inclusion (ex. : le Forum handicap annuel réunit l’ensemble des acteurs internes de la maison pour un temps d’inspiration, d’échanges et d’engagement ; un séminaire D&I réunit tous les acteurs du sujet de la diversité)
Cible 2025 : Rédiger une politique groupe
Cible 2026 : Poursuivre le déploiement de la politique groupe Diversité, Équité et Inclusion
Élaboration d’une politique groupe Diversité, équité et inclusion
67,5 % de femmes au sein de la maison, dont 49 % au sein de l’encadrement supérieur
S1
Santé et bien-être
Santé et sécurité
19
Impact négatif potentiel sur la
santé et sécurité des
collaborateurs lié aux risques
spécifiques aux activités des
métiers, notamment sur les
activités de production
Impact négatif
Opérations directes
(Tanneries, Textiles et Cristallerie)
Tous horizons temporels
Réelle
Politique Santé et sécurité
Déploiement d’un e-learning groupe sur la Santé et Sécurité, à destination de l’ensemble des collaborateurs de la maison
Réalisation de la seconde journée annuelle de sensibilisation Santé et Sécurité au niveau groupe
Animation d’une journée à destination de l’ensemble des représentants du personnel en France, au sujet des démarches Santé et Sécurité du groupe
Réalisation d’ateliers de sensibilisation au leadership Santé Sécurité
Cible 2025 : Réduire de 50 % le taux de fréquence et le taux de gravité des accidents du travail entre 2016 et 2025
Cible 2026 : Définir un objectif de prévention Santé Sécurité à l’horizon 2030
Taux de fréquence de 6,18 ; taux de gravité de 0,39
S1, E2
Bien-être au travail et conciliation des temps de vie
20
Impact positif sur les salariés
en lien avec des conditions de
travail propices à leur bien-être et à leur épanouissement
Impact positif
Opérations directes
Tous horizons temporels
Réelle
Politique Bien-être au travail et conciliation des temps de vie
Politique Dialogue avec les collaborateurs
Formalisation des politiques groupe « Bien-être au travail & Conciliation des temps de vie » et « Dialogue avec les collaborateurs »
Continuité du déploiement des initiatives de soutien des salariés dans les périodes de vulnérabilité ; campagnes de communication et de sensibilisation réalisées pour renforcer la connaissance et l’accès à la plateforme dédiée au bien-être et à l’accompagnement des collaborateurs
Déploiement du socle universel de protection sociale
Déploiement de plans d’action locaux suite à l’enquête d’engagement Hermès Hears 2024
Cibles 2025 :
Traiter la recevabilité des signalements H-Alert ! (signalements au sujet des droits humains, de la discrimination, etc.) dans un délai maximum d’un moisMesurer l’avis des collaborateurs sur leurs conditions de travail à travers une enquête tous les deux ans
Rédiger une politique groupe
Cibles 2026 :
Traiter la recevabilité des signalements H-Alert ! (signalements au sujet des droits humains, de la discrimination, etc.) dans un délai maximum d’un moisMesurer l’avis des collaborateurs sur leurs conditions de travail à travers une enquête tous les deux ans
Poursuivre le déploiement des politiques groupe Bien-être au travail & Conciliation des temps de vie et Dialogue avec les collaborateurs
Recevabilité des signalements H-Alert ! traitée dans un délai maximum d’un mois
Analyse des résultats de l’enquête Hermès Hears (« Hermès à l’écoute ») de 2024 et déploiement des plans d’action
Élaboration des politiques groupe Bien-être au travail et conciliation des temps de vie et Dialogue avec les collaborateurs
S1
Reconnaissance et rétribution
Développement des compétences, gestion des talents et savoir-faire
21
Impact positif sur l’employabilité des collaborateurs grâce au développement de leurs compétences via les parcours de formation cousus main
Impact positif
Opérations directes
Tous horizons temporels
Réelle
Politique Développement, savoir-faire et employabilité
Programmes de développement :
-
◆Animation
de plusieurs parcours de développement en lien avec le management, la mobilité
interne, le développement durable…
Campus Hermès :
Conception et déploiement des programmes multimodaux pour chacun, dans les domaines de la culture d’entreprise, du management, des expertises et du développement personnel ; dont notamment :- ◆« Rendez-vous Conteurs », une série d’ateliers pour renforcer le rôle des acteurs dans la transmission de la Culture Hermès ;
- ◆diffusion de la philosophie managériale Hermès dès l’intégration des managers au sein du programme « H Keys » ;
- ◆création et déploiement de « My Hermès Store », une formation pour transmettre la vision de la maison et les nouvelles attentes autour du poste de directeur de magasin chez Hermès
École Hermès des Savoir-Faire :
- ◆ouverture de deux nouvelles écoles pour un total de 12 ;
- ◆accompagnement de près de 800 apprenants ;
- ◆taux de réussite des présents aux examens de 100 % en moyenne sur les examens CAP et CQP ;
- ◆visites d’ateliers par des lycéens et interventions dans les collèges pour découvrir les métiers artisanaux ;
- ◆organisation d’informations collectives avec France Travail et visites avec des partenaires institutionnels ;
- ◆structuration de filières de formation locales adaptées ;
- ◆participation à des événements valorisant les métiers de l’artisanat comme les Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA) au musée d’Orsay, Les « DeuxMains du luxe » au Grand Palais à Paris ou encore les « WorldSkills » à Marseille
Cible 2025 : Rédiger une politique groupe
Cible 2026 : Poursuivre le déploiement de la politique groupe Développement, savoir-faire et employabilité
Élaboration d’une politique groupe Développement, savoir-faire et employabilité
23 heures de formation en moyenne par collaborateur formé
Douze Écoles Hermès des Savoir-Faire (EHSF), avec près de 800 apprenants accompagnés dans l’année
S1
22
Impact positif sur le patrimoine artisanal grâce à la pérennisation des savoir-faire via l’enseignement et la transmission des
compétences clésImpact positif
Opérations directes
Tous horizons temporels
Réelle
S1
23
Opportunité d’amélioration de la performance grâce à la gestion des talents et aux programmes de développement
Opportunité
Opérations directes
Tous horizons temporels
S1
Intitulé IRO
Nature de l’IRO
Périmètre
Horizon
de tempsPotentialité
des impactsPolitiques
Actions Hermès
Cibles
Résultats
Norme
Les communautés
Fournisseurs et partenaires
Accompagnement & contrôle des fournisseurs
24
Impact sur les droits humains des travailleurs chez les fournisseurs de la chaîne de valeur
Impact négatif
Chaîne de valeur amont
Tous horizons temporels
Potentielle
Politique Achats responsables
Code de conduite fournisseurs
Briefs filières et RSE
Questionnaire RSE
Fiches Attentes RSE
Charte éthique
Plan de vigilance
Cartographie des risques puis procédures d’évaluation régulière :
- ◆questionnaire de connaissance fournisseur ;
- ◆visite de pré-référencement
Auto-évaluation RSE
Achats directs : Audits rang 1 et rang 2
Achats indirects : utilisation de la plateforme EcoVadis
Formation et animation de réseaux internes
Engagement des fournisseurs par la signature du Code de conduite fournisseurs
Fournisseurs d’achats directs : Maintenir l’effort d’audit de ses fournisseurs directs
Fournisseurs d’achats indirects : Poursuivre l’évaluation des fournisseurs via l’outil EcoVadis en visant une couverture d’évaluation supérieure à 80 % du volume d’achats indirects
Plus de 700 fournisseurs d’achats directs audités
S2
25
Impact sur la santé et la sécurité des travailleurs chez les fournisseurs de la chaîne de valeur
Impact négatif
Chaîne de valeur amont
Tous horizons temporels
Potentielle
Plus de 1 000 fournisseurs d’achats indirects évalués via le dispositif EcoVadis, représentant 60 % du volume d’achats indirects
S2
26
Contribution à l’approche durable des fournisseurs du groupe
Impact positif
Chaîne de valeur amont
Tous horizons temporels
Réelle
Plan de vigilance
Politique Achats responsables
Formation des fournisseurs notamment sur leur stratégie carbone et la mesure de leur bilan carbone
Démarche de certification des filières
S2, G1
27
Opportunité issue des partenariats long terme du groupe avec ses fournisseurs
Opportunité
Chaîne de valeur amont
Tous horizons temporels
S2, G1
Parties prenantes et transparence
Responsabilité territoriale
28
Impact des activités du groupe sur les communautés locales
Impact négatif
Communautés situées le long de la chaîne de valeur de l’entreprise, par exemple celles touchées par l’approvisionnement en matières premières
Riverains et habitants des territoires d’implantation
Peuples autochtones
Court terme
Réelle/Potentielle pour les populations autochtones
Brief filières
Brief RSE
Plan de vigilance
Politique de dialogue avec les parties prenantes (en cours de construction)
Riverains :
- ◆analyse d’impact lors de l’implantation de nouveaux sites ;
- ◆projets locaux autour de l’emploi, la mobilité ou la biodiversité ;
- ◆formations professionnelles autour des métiers de l’artisanat (ex. : École Hermès des Savoir-Faire)
Communautés le long de la chaîne de valeur amont :
- ◆évaluation et audits des fournisseurs ;
- ◆mesure de l’empreinte socio-économique du groupe
Populations autochtones :
- ◆projets avec des acteurs locaux (ex. : collaboration avec les peuples aborigènes en Australie)
Mesurer régulièrement l’empreinte socio-économique d’Hermès en France, et étendre cette analyse à d’autres géographies lorsque possible
1 emploi créé chez Hermès en France soutient
5,4 autres emplois dans l’économie française (donnée mesurée en 2025 à partir de données financières 2023)S3
29
Contribution des activités du groupe aux territoires et aux communautés locales
Impact positif
Court terme
Réelle
S3
Intitulé IRO
Nature de l’IRO
Périmètre
Horizon
de tempsPotentialité
des impactsPolitiques
Actions Hermès
Cibles
Résultats
Norme
Éthique et conformité
30
Impact lié à une utilisation inappropriée des données personnelles
Impact négatif
Tous clients
Court terme
Potentielle
Charte éthique
Code de conduite
Binding Corporate Rules (BCR)
Conformité aux lois sur la protection des données (dont le règlement général de protection des données)
Procédure ISP (Intégration de la sécurité et la vie privée dans les projets)
Formation des collaborateurs à la protection des données
Suivi de la réglementation en cas d’utilisation non appropriée des données
Rester en deçà de l’obligation légale en matière de gestion des droits qui est de 30 jours selon le RGPD
Aucune sanction relative à un traitement inapproprié des données personnelles des clients du groupe
S4
31
Risque lié à des controverses sur des pratiques non éthiques ou non conformes
Risque
Opérations directes et chaîne de valeur
Court terme
Plan de vigilance
Politique Achats responsables
Code de conduite fournisseurs
Charte éthique
H-Alert !
Formation des collaborateurs
Actualisation de la cartographie des risques de corruption
Traitement de 100 % des alertes reçues dans un délai raisonnable
Aucune condamnation relative à des cas de corruption
G1
Les tables de correspondance relatives aux exigences de publication au titres des ESRS (IRO-2) sont disponibles en annexe au § 4.1.5.1.
La solidité et la résilience du modèle d’affaires d’Hermès ainsi que l’agilité de sa stratégie (cf. § 4.1.1.5.1) permettent au groupe de répondre aux enjeux identifiés comme matériels. En particulier, sur les risques et opportunités, les effets financiers actuels sont peu significatifs sur la performance financière ou les flux de trésorerie.
-
4.2Rapport de certification des informations en matière de durabilité
Rapport de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852
Le présent rapport est émis en notre qualité de Commissaire aux comptes d’Hermès International. Il porte sur les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, relatives à l’exercice clos le 31 décembre 2025 et incluses dans la section 4.1 « Informations en matière de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe.
Nos travaux, qui portent sur ces informations, ont été réalisés dans un contexte évolutif caractérisé par des incertitudes sur l’interprétation des textes et le développement de pratiques de place.
En application de l’article L.233-28-4 du Code de commerce, Hermès International est tenue d’inclure les informations précitées au sein d’une section distincte du rapport sur la gestion du groupe.
Ces informations permettent de comprendre les impacts de l’activité du groupe sur les enjeux de durabilité, ainsi que la manière dont ces enjeux influent sur l’évolution des affaires du groupe, de ses résultats et de sa situation. Les enjeux de durabilité comprennent les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernement d’entreprise.
En application du II de l’article L.821-54 du code précité, notre mission consiste à mettre en œuvre les travaux nécessaires à l’émission d’un avis, exprimant une assurance limitée, portant sur :
- ◆la conformité aux exigences découlant des normes d’information en matière de durabilité adoptées par la Commission européenne en vertu de l’article 29 ter de la directive (UE) 2013/34 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, telle que modifiée par la directive (UE) 2022/2464 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 (ci-après ESRS pour European Sustainability Reporting Standards) du processus mis en œuvre par Hermès International pour déterminer les informations publiées, qui incluent, lorsque l’entité y est soumise, l’obligation de consultation du comité social et économique prévue au sixième alinéa de l’article L.2312-17 du Code du travail ;
- ◆la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans la section 4.1 « Informations en matière de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe avec les dispositions de l’article L.233-28-4 du Code de commerce, y compris avec les ESRS ; et
- ◆le respect des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.
L’exercice de cette mission est réalisé en conformité avec les règles déontologiques, y compris d’indépendance, et les règles de qualité prescrites par le Code de commerce.
Il est également régi par les lignes directrices de la Haute Autorité de l’Audit « Mission de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 ».
Dans les trois parties distinctes du rapport qui suivent, nous présentons, pour chacun des axes de notre mission, la nature des vérifications que nous avons opérées, les conclusions que nous en avons tirées, et, à l’appui de ces conclusions, les éléments qui ont fait l’objet, de notre part, d’une attention particulière et les diligences que nous avons mises en œuvre au titre de ces éléments. Nous attirons votre attention sur le fait que nous n’exprimons pas de conclusion sur ces éléments pris isolément et qu’il convient de considérer que les diligences explicitées s’inscrivent dans le contexte global de la formation des conclusions émises sur chacun des trois axes de notre mission.
Enfin, lorsqu’il nous semble nécessaire d’attirer votre attention sur une ou plusieurs informations en matière de durabilité fournies par Hermès International dans le rapport sur la gestion du groupe, nous formulons un paragraphe d’observations.
Limites de notre mission
Notre mission ayant pour objectif d’exprimer une assurance limitée, la nature (choix des techniques de contrôle) des travaux, leur étendue (amplitude), et leur durée, sont moindres que ceux nécessaires à l’obtention d’une assurance raisonnable.
Cette mission ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion d’Hermès International, notamment à porter une appréciation, qui dépasserait la conformité aux prescriptions d’information des ESRS sur la pertinence des choix opérés par Hermès International en termes de plans d’action, de cibles, de politiques, d’analyses de scénarios et de plans de transition.
En outre, s’agissant des informations prospectives, qui présentent par nature un caractère incertain, leurs réalisations futures différeront parfois de manière significative des informations prospectives présentées dans le rapport sur la gestion du groupe.
Notre mission permet cependant d’exprimer des conclusions concernant le processus de détermination des informations en matière de durabilité publiées, les informations elles-mêmes, et les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, quant à l’absence d’identification ou, au contraire, l’identification, d’erreurs, omissions ou incohérences d’une importance telle qu’elles seraient susceptibles d’influencer les décisions que pourraient prendre les lecteurs des informations objet de nos vérifications.
Les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) n° 2020/852 peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques et à la qualité des données externes utilisées. Certaines informations sont sensibles aux choix méthodologiques, hypothèses et/ou estimations retenus pour leur établissement et présentés dans le rapport sur la gestion du groupe.
-
4.3Devoir de vigilance
Dans le cadre de la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordres, le groupe a élaboré un plan de vigilance propre à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant de ses activités et des activités de ses sous-traitants ou fournisseurs.
Depuis 2023, le groupe a publié son plan de vigilance dans un document autonome, accessible sur son site Internet institutionnel (75). Les mesures requises par le devoir de vigilance y sont présentées de manière détaillée. Elles sont synthétisées ci-dessous.
4.3.1Gouvernance
Le Comité compliance et vigilance assure le pilotage du plan de vigilance. Il se réunit trimestriellement afin :
- ◆de définir des référentiels de conformité ;
- ◆de recommander des actions de prévention ;
- ◆de piloter et de déployer des campagnes de sensibilisation et de formation auprès des collaborateurs ;
- ◆d’assurer le suivi de l’ensemble du plan de vigilance.
Hermès a en outre sollicité plusieurs parties prenantes – fournisseurs, représentants du personnel, associations et universités – dans le cadre de l’élaboration de son plan de vigilance, avec l’appui d’un cabinet indépendant. Pour sa mise à jour, des parties prenantes ont à nouveau été interrogées pour un suivi des signaux faibles identifiés et pour intégrer les enjeux sociétaux ayant émergé sur la période.
-
4.4Tables de correspondance et informations complémentaires
4.4.1Tables de correspondance
4.4.1.1Contribution d’Hermès aux objectifs de développement durable de l’ONU

No 3 : Bonne santé et bien-être
3.d
Renforcer les moyens dont disposent tous les pays, en particulier les pays en développement en matière d’alerte rapide, de réduction des risques et de gestion des risques sanitaires nationaux et mondiaux.
3.8
Faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable.
Contributions principales d’Hermès en 2025
100 %
des collaborateurs dans le monde couverts
par le système de gestion de la santéTaux de rotation des collaborateurs :
6 %

No 4 : Éducation de qualité
4.4
D’ici à 2030, augmenter considérablement le nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences, notamment techniques et professionnelles, nécessaires à l’emploi, à l’obtention d’un travail décent et à l’entrepreneuriat.
4.7
D’ici à 2030, faire en sorte que tous les élèves acquièrent les connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable, notamment par l’éducation en faveur du développement et des modes de vie durables, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la promotion d’une culture de paix et de non-violence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable.
Contributions principales d’Hermès en 2025
3 jours
de formation
par collaborateur
Près de 800
apprenants accompagnés
et formés aux métiers de la maroquinerie
grâce à l’École Hermès des Savoir-Faire.2 nouvelles écoles EHSF ouvertes
en France pour un total de 12Une
Académie Hermès du
développement durable
pour mieux acculturer les collaborateurs aux grands enjeux environnementaux et sociaux de la maison

No 5 : Égalité entre les sexes
5.1
Mettre fin, dans le monde entier, à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles.
5.5
Garantir la participation entière et effective des femmes et leur accès en toute égalité aux fonctions de direction à tous les niveaux de décision, dans la vie politique, économique et publique.
Contributions principales d’Hermès en 2025
68 %
de femmes chez Hermès et
49 %
au niveau de l’encadrement supérieur
Écart de rémunération ajusté Homme/Femme
< 3 %

No 6 : Eau propre et assainissement
6.4
D’ici à 2030, augmenter considérablement l’utilisation rationnelle des ressources en eau dans tous les secteurs et garantir la viabilité des retraits et de l’approvisionnement en eau douce afin de tenir compte de la pénurie d’eau et de réduire nettement le nombre de personnes qui souffrent du manque d’eau.
Contributions principales d’Hermès en 2025
Diminution de
64 %
des prélèvements d’eau
sur 10 ans
100 %
de ses tanneries
(sites industriels les plus consommateurs en eau dans ses opérations) sont équipées de stations de traitement des eaux en propre
77 %
des consommations d’énergie du groupe
sont d’origine renouvelable
(+ 6 points par rapport à 2024)
100 %
des consommations d’éléctricité du groupe
sont d’origine renouvelables

No 8 : Travail décent et croissance économique
8.3
Promouvoir des politiques axées sur le développement qui favorisent des activités productives, la création d’emplois décents, l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation et stimulent la croissance des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises et facilitent leur intégration dans le secteur formel, y compris par l’accès aux services financiers.
8.5
D’ici à 2030, parvenir au plein emploi productif et garantir à toutes les femmes et à tous les hommes, y compris les jeunes et les personnes handicapées, un travail décent et un salaire égal pour un travail de valeur égale.
8.6
D’ici à 2020, réduire considérablement la proportion de jeunes non scolarisés et sans emploi ni formation.
Contributions principales d’Hermès en 2025
21 ans :
ancienneté moyenne du top 50 des fournisseurs d’achats directs
plus de 1 300 emplois
créés dans le monde
20 jours :
délai de paiement moyen
de l’ensemble des fournisseurs;
grandes entreprises, ETI et PME

No 10 : Inégalités réduites
10.2
D’ici à 2030, autonomiser toutes les personnes et favoriser leur intégration sociale, économique et politique, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur handicap, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de leur statut économique ou autre.
10.3
Assurer l’égalité des chances et réduire l’inégalité des résultats, notamment en éliminant les lois, politiques et pratiques discriminatoires et en promouvant l’adoption de lois, politiques et mesures adéquates en la matière.
10.4
Adopter des politiques, notamment sur les plans budgétaire, salarial et dans le domaine de la protection sociale, et parvenir progressivement à une plus grande égalité.
Contributions principales d’Hermès en 2025
7,9 %
de collaborateurs en situation de handicap en 2024 en France, au-dessus
du minimum légal (donnée 2025 non disponible à date de publication)
Environ 47 M€
d’achats à valeur ajoutée sociale
(secteur aidé, économie sociale
et solidaire) en France
Un
Forum handicap
annuel pour mieux sensibiliser
et inclure les différences

No 11 : Villes et communautés durables
11.a
Favoriser l’établissement de liens économiques, sociaux et environnementaux positifs entre zones urbaines, périurbaines et rurales en renforçant la planification du développement à l’échelle nationale et régionale.
11.3
D’ici à 2030, renforcer l’urbanisation inclusive et durable pour tous et les capacités de planification et de gestion participatives, intégrées et durables des établissements humains dans tous les pays.
11.4
Renforcer les efforts de protection et de préservation du patrimoine culturel et naturel mondial.
Contributions principales d’Hermès en 2025
79
sites de production,
dont 63 en France
Près de 800
emplois créés en France en 2025
5,4 emplois soutenus
dans l’économie française pour 1 emploi direct créé chez Hermès en France

No 12 : Consommation et production responsables
12.2
D’ici à 2030, parvenir à une gestion durable et à une utilisation rationnelle des ressources naturelles.
12.5
D’ici à 2030, réduire considérablement la production de déchets par la prévention, la réduction, le recyclage et la réutilisation.
12.6
Encourager les entreprises, en particulier les grandes et les transnationales, à adopter des pratiques viables et à intégrer dans les rapports qu’elles établissent des informations sur la viabilité.
12.8
D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les personnes, partout dans le monde, aient les informations et connaissances nécessaires au développement durable et à un style de vie en harmonie avec la nature.
Contributions principales d’Hermès en 2025
Le carton des boîtes d’emballage
orangé est composé
à 100 % de matières recyclées,
et 100 % des sacs orange sont certifiés FSC
Plus de 90 000
réparations réalisées par le service après-vente
90%
des fournisseurs de cuir du rang 1
sont certifiés LWG

No 13 : Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
13.1
Renforcer, dans tous les pays, la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles liées au climat.
13.2
Incorporer des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationales.
13.3
Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide.
Contributions principales d’Hermès en 2025
Baisse de
69 % en valeur absolue des scopes 1 et 2
par rapport à 2018, et de 59,2 %
du scope 3 en intensité
Crédits carbone annulés à hauteur de
100 % des émissions de GES scopes 1 et 2,
et des émissions liées au transport
amont et aval

No 15 : Vie terrestre
15.a
Mobiliser des ressources financières de toutes provenances et les augmenter nettement pour préserver la biodiversité et les écosystèmes et les exploiter durablement.
15.b
Mobiliser d’importantes ressources de toutes provenances et à tous les niveaux pour financer la gestion durable des forêts et inciter les pays en développement à privilégier ce type de gestion, notamment aux fins de la préservation des forêts et du reboisement.
15.1
D’ici à 2020, garantir la préservation, la restauration et l’exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d’eau douce et des services connexes, en particulier les forêts, les zones humides, les montagnes et les zones arides, conformément aux obligations découlant des accords internationaux.
15.2
D’ici à 2020, promouvoir la gestion durable de tous les types de forêt, mettre un terme à la déforestation, restaurer les forêts dégradées et accroître considérablement le boisement et le reboisement au niveau mondial.
15.9
D’ici à 2020, intégrer la protection des écosystèmes et de la biodiversité dans la planification nationale, dans les mécanismes de développement, dans les stratégies de réduction de la pauvreté et dans la comptabilité.
Contributions principales d’Hermès en 2025
100 %
des maroquineries disposent
d’un plan biodiversité
100 %
des achats liés aux filières animales
sont couverts par la politique
Bien-être animal groupe
Étude approfondie
de l’impact
sur la biodiversité
du cuir (Hermès Maroquinerie-Sellerie),
de la laine et du bois (Maison),
via l’outil Global Biodiversity Score

No 17 : Partenariats pour la réalisation des objectifs
17.17
Encourager et promouvoir les partenariats publics, les partenariats public-privé et les partenariats avec la société civile, en faisant fond sur l’expérience acquise et les stratégies de financement appliquées en la matière.
Contributions principales d’Hermès en 2025
Partenariat depuis
2012
avec les Fonds Carbone Livelihoods
Partenariat renouvelé avec
le WWF France
dans le développement
de pratiques transformatives
4.4.1.2Analyse de correspondance SFDR – PAI
Thématiques
PAI
Paragraphe
Gaz à effet de serre (GES)
- ◆Émissions de gaz à effet de serre
- ◆Empreinte carbone
- ◆Intensité des émissions de gaz à effet de serre
- ◆Exposition au secteur des énergies fossiles
- ◆Part de la consommation et de la production d’énergie non renouvelable
- ◆Intensité de la consommation d’énergie
- ◆§ 4.1.2.1.9
- ◆§ 4.1.2.1.9
- ◆§ 4.1.2.1.9
- ◆§ 4.1.1.5.1 : aucune exposition
- ◆§ 4.1.2.1.8
- ◆§ 4.4.2
Biodiversité
- ◆Activités affectant significativement les zones sensibles à la biodiversité
- ◆§ 4.1.2.4.2
Eau
- ◆Consommation d’eau et rejets dans l’eau
- ◆§ 4.1.2.3.6
Déchets
- ◆Taux de déchets dangereux / radioactifs
- ◆§ 4.1.2.2.7 / 4.1.2.5.7
Questions sociales et relatives aux employés
- ◆Violations des principes du Pacte mondial des Nations unies et des principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à l’intention des entreprises multinationales
- ◆Absence de processus et de mécanismes de conformité pour surveiller le respect des principes du Pacte mondial des Nations unies et des principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales
- ◆Écart de rémunération non ajusté entre les sexes
- ◆Diversité des genres au sein du Conseil d’administration
-
◆Exposition
à des armes controversées (mines antipersonnel,
armes à sous-munitions, armes chimiques et armes biologiques)
- ◆§ 4.1.3.2.9 : Aucune violation
- ◆§ 4.1.3.2.3 / 4.1.3.3.3 / 4.1.3.2.6
- ◆§ 4.1.3.2.8
- ◆Chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise »
- ◆§ 4.1.1.5.1 Aucune exposition
4.4.1.3Analyse de correspondance GRI
Standard
Nom du standard
Paragraphe
GRI 1
Principes généraux
§ 4.1.1.1
GRI 2
Éléments généraux d’information
§ 4.1.1.1
GRI 3
Approche managériale
§ 4.1.1.2
GRI-201
Performance économique
Chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats »
GRI-202
Présence sur le marché
Chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats »
GRI-203
Impacts économiques indirects
§ 4.1.3.4
GRI-204
Pratiques d’achat
§ 4.1.3.3.3
GRI-205
Lutte contre la corruption
§ 4.1.4.6.1
GRI-206
Comportement anti-concurrentiel
§ 4.1.4.6.1
GRI-207
Fiscalité
§ 3.1.5.2
GRI-301
Matières
§ 4.1.2.5.6
GRI-302
Énergie
§ 4.1.2.1.8
GRI-303
Eau et effluents
§ 4.1.2.3
GRI-304
Biodiversité
§ 4.1.2.4
GRI-305
Émissions
§ 4.1.2.1.9
GRI-306
Effluents et déchets
§ 4.1.2.2.4 / § 4.1.2.5.7
GRI-308
Évaluation environnementale des fournisseurs
§ 4.1.3.3.6
GRI-401
Emploi
§ 4.1.3.2.3
GRI-402
Relations employés/direction
§ 4.1.3.2.4
GRI-403
Santé et sécurité au travail
§ 4.1.3.2.7
GRI-404
Formation et éducation
Phase-in
GRI-405
Diversité et égalité des chances
§ 4.1.3.2.5
GRI-406
Lutte contre la discrimination
§ 4.1.3.2.2
GRI-407
Liberté syndicale et négociation collective
§ 4.1.3.2.4
GRI-408
Travail des enfants
§ 4.1.4.2.3 / § 4.1.3.3.3
GRI-409
Travail forcé ou obligatoire
§ 4.1.4.2.3 / § 4.1.3.3.3
GRI-410
Pratiques de sécurité
§ 4.1.3.2.2 / § 4.1.3.3.3
GRI-411
Droits des peuples autochtones
§ 4.1.3.4
GRI-413
Communautés locales
§ 4.1.3.4
GRI-414
Évaluation sociale des fournisseurs
§ 4.1.3.3.6
GRI-415
Politiques publiques
§ 4.1.3.1
GRI-416
Santé et sécurité des consommateurs
§ 4.1.3.5
GRI-417
Commercialisation et étiquetage
§ 4.1.2.5.3
GRI-418
Confidentialité des données des clients
§ 4.1.3.5
4.4.1.4Analyse de correspondance TCFD
Le groupe de travail international sur la transparence des risques financiers liés au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) a été créé lors de la COP21 par le Conseil de stabilité financière du G20 pour établir un cadre commun mondial sur le reporting des risques climatiques qui pèsent sur les entreprises.
La TCFD a publié ses recommandations portant sur les informations à publier par les entreprises en juin 2017.
Les références des éléments du document d’enregistrement universel qui répondent à ces recommandations sont indiquées dans la table de correspondance ci-après.
Recommandations TCFD
Correspondance avec la stratégie d’Hermès
Paragraphe
Gouvernance
Surveillance par le Conseil d’administration des risques et opportunités liés au climat
Le Conseil de surveillance, à travers ses comités (RNG, RSE et Comité d’audit et des risques), exerce le rôle de supervision des enjeux développement durable et auditionne les directions opérationnelles plusieurs fois par an, renforçant le niveau d’exigence vis-à-vis des sujets climat.
§ 4.1.1.2.2
Rôle de la direction dans l’évaluation et la gestion des risques et des opportunités liés au climat
Le gérant du groupe, Axel Dumas, a été impliqué dans de nombreux sujets liés au climat au cours de l’année, dont notamment les décisions de réviser l’engagement climat d’Hermès à la hausse avec la validation SBTi pour une trajectoire 1,5 °C d’ici à 2100.
Le Comité exécutif consacre plusieurs sessions par an au sujet du développement durable, dont le climat.
§ 4.1.1.2.4
Stratégie climat
Risques et opportunités liés au climat que le groupe a identifié à court, moyen et long termes
L’exposition aux risques de transition est étudiée à la fois par la direction de l’audit et des risques dans ses travaux d’analyse verticale des grandes activités de la maison, par les directions industrielles et du développement durable, lors du Conseil du développement durable et via des sessions dédiées au Comité exécutif, avec une vision plus transversale.
§ 4.1.1.6.2
Impact des risques et des opportunités liés au climat sur les activités, la stratégie et la planification financière du groupe
Les perturbations du système climatique et les enjeux de transition opérationnels, réglementaires et politiques associés (tels que le prix du carbone) sont d’ores et déjà identifiés comme des risques physique et de transition ayant des impacts sur la chaîne d’approvisionnement du groupe, ses différentes opérations (manufacturières, logistiques, de distribution), ainsi que sur le comportement de ses clients.
§ 4.1.2.1.3
Résilience de la stratégie de l’organisation, en tenant compte de différents scénarios liés au climat, y compris un scénario de 2 °C ou moins
Le groupe fait analyser les scénarios du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) RCP 1.9, 2.6, 4.5 et RCP 8.5 sur trois échelles de temps (vision budgétaire à deux ans, moins de cinq ans et vision long terme à 25 ans).
§ 4.1.2.1.4
Gestion des risques climat
Processus du groupe pour identifier et évaluer les risques liés au climat
Le processus de gestion des risques du groupe est fondé sur la préparation de cartographies de risques ainsi que sur l’utilisation d’outils complémentaires et l’appui d’experts externes permettant de définir le niveau de priorité à associer aux risques identifiés et les actions à mettre en œuvre pour les atténuer.
§ 4.1.2.1.4
Processus de l’organisation pour gérer les risques liés au climat
Les cartographies de risques sont régulièrement mises à jour et les plans d’action suivis directement par les différentes entités du groupe sous la supervision de la direction de l’audit et des risques et de la direction industrielle groupe.
§ 4.1.2.1.5
Intégration des processus d’identification, d’évaluation et de gestion des risques liés au climat dans la gestion globale des risques de l’organisation
Les cartographies de risques sont annuellement consolidées dans une cartographie de risques à l’échelle du groupe, y compris pour les risques liés au climat tels que la raréfaction de certaines matières premières.
§ 4.1.2.1.3
Métriques et objectifs
Indicateurs utilisés par le groupe pour évaluer les risques et les opportunités liés au climat, conformément à sa stratégie et à son processus de gestion des risques
Le SBTi a validé les objectifs de réduction des émissions carbone d’Hermès, confirmant l’adéquation de sa politique avec l’Accord de Paris sur une trajectoire 1,5 °C d’ici à 2100.
§ 4.1.2.1.2
Communiquer les émissions de gaz à effet de serre (GES) scopes 1, 2 et, le cas échéant, 3, ainsi que les risques connexes
Hermès base ses calculs d’émissions carbone sur les règles du protocole GHG. Le groupe a mis en place un outil de reporting spécifique et fait régulièrement appel à des experts pour affiner les calculs de facteurs d’émission et réviser une partie des calculs réalisés par les métiers ou les filiales.
Hermès s’assure que l’audit des calculs de ses émissions carbone est effectué par un tiers indépendant.
§ 4.1.2.1.7
Objectifs utilisés par le groupe pour gérer les risques et les opportunités liés au climat et les performances par rapport à ces objectifs
Les objectifs fondés sur la science et alignés avec un monde à 1,5 °C d’ici à 2100, visent à réduire de 50,4 % la valeur absolue des émissions de GES pour les émissions des scopes 1 et 2, et de 58,1 % la valeur relative (émissions de GES/M€ de marge brute) pour les émissions du scope 3 sur la période allant de 2018 à 2030.
§ 4.1.2.1.7
4.4.1.5Analyse de correspondance TNFD
Un groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives à la nature (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures – TNFD) est constitué afin d’élaborer et de fournir un cadre de reporting des risques et opportunités liés à l’évolution de la nature et d’agir en conséquence, dans le but à terme de soutenir une réorientation des flux financiers mondiaux vers des projets à externalités positives pour la nature. Ce groupe a publié en septembre 2023 un cadre de transparence, auquel Hermès s’aligne en publiant l’information exigée au sein de cette déclaration de performance extra-financière. Le détail de l’alignement avec ce cadre est présenté dans la table ci-dessous :
Recommandations TNFD
Correspondance avec la stratégie d’Hermès
Paragraphe
Gouvernance
Surveillance exercée par le Conseil des relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature
Le Comité RNG-RSE assiste le Conseil de surveillance dans le suivi des questions relatives à la RSE et plus généralement à la durabilité afin que le groupe Hermès anticipe au mieux les opportunités, enjeux et risques qui y sont associés, sur la base de l’ensemble des informations publiées par le groupe en matière sociale et environnementale.
La mise en oeuvre de la politique est supervisée par le Comité exécutif qui s’appuie sur les travaux du Conseil du développement durable.
§ 4.1.2.4.3
§ 4.1.1.2
Rôle de la direction dans l’évaluation et la gestion des relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature
Le sujet « Biodiversité » est supervisé par le Comité exécutif qui s’appuie sur les travaux du Conseil du développement durable. Par ailleurs, cet enjeu est porté par une compétence spécifique présente au Conseil de surveillance.
§ 4.1.2.4.3
Politiques et activités d’engagement de l’organisation en matière de droits de l’homme, ainsi que la surveillance exercée par le Conseil d’administration et la direction, en ce qui concerne les peuples autochtones, les communautés locales, les parties prenantes affectées et autres, dans l’évaluation et la réponse de l’organisation aux dépendances et aux impacts liés à la nature, les risques et les opportunités
Porté par ses valeurs humanistes, le groupe Hermès inscrit sa démarche éthique et conformité dans le cadre universel posé par les grands principes, normes et accords internationaux, notamment ceux couvrant le sujet des droits de l’homme.
Le groupe a plusieurs exigences éthiques : la tolérance zéro en matière d’atteintes à la probité, un engagement déterminé en faveur d’une culture de l’éthique, une politique en matière de lutte contre la corruption et, enfin, une démarche structurée visant à protéger les données personnelles.
Une gouvernance spécifique, portée au plus haut niveau de l’organisation est garante des engagements, politiques, dispositifs de contrôle et d’alerte qui forment le socle de la démarche.
§ 4.1.4.2.2
Stratégie liée à la nature
Divulguer les impacts réels et potentiels des risques, opportunités et dépendances liés à la nature sur les activités, la stratégie et la planification financière de l’organisation lorsque ces informations sont importantes
Le schéma directeur biodiversité du groupe est construit selon six composantes en alignement avec les recommandations de la TNFD et à celles du dispositif act4nature international : vision, gouvernance et organisations, les quatre piliers des engagements d’Hermès (former, collaborer, évaluer, agir).
En cohérence avec le schéma directeur biodiversité, la démarche SBTN a été lancée en 2023.
§ 4.1.2.4
Dépendances, impacts, risques et opportunités liés à la nature que l’organisation a identifiés à court, moyen et long termes
Les diagnostics menés sur la biodiversité des sites et les ressources en eau ont permis d’évaluer les risques sur les activités directes du groupe. Depuis 2019, Hermès a cartographié méthodologiquement ses filières afin d’en identifier les risques, y compris sur l’environnement.
§ 4.1.2.4.2 et
§ 4.1.2.5.5
Effets que les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature ont eus sur le modèle commercial, la chaîne de valeur, la stratégie et la planification financière de l’organisation, ainsi que tous les plans ou analyses de transition
Le déploiement de la stratégie biodiversité est supervisé par le Comité exécutif et le Conseil du développement durable, et revu régulièrement par des organisations externes comme act4nature international. Le plan d’action suit quatre axes : la formation de tous les collaborateurs à la biodiversité, la collaboration avec des parties prenantes externes reconnues, la mesure des relations d’Hermès avec la biodiversité et l’activation de plans d’action proportionnels aux enjeux.
§ 4.1.2.4
Résilience de la stratégie de l’organisation face aux risques et opportunités liés à la nature, en tenant compte de différents scénarios
La grande diversité de types et d’origines géographiques des matières naturelles d’Hermès et sa production essentiellement en France permettent de réduire son exposition à la dégradation ponctuelle ou chronique de certains écosystèmes.
§ 4.1.2.5
Divulguer les emplacements des actifs et/ou des activités dans les opérations directes de l’organisation et, si possible, la ou les chaînes de valeur en amont et en aval qui répondent aux critères d’emplacement prioritaires
Hermès publie la cartographie de ses sites de production ainsi que ses sites à proximité de zones sensibles pour la biodiversité. Les briefs filières à destination de ses fournisseurs prennent également en compte les enjeux biodiversité.
§ 4.1.2.4.2 et § 4.1.2.2.2
Gestion des risques et des impacts liés à la nature
Processus de l’organisation pour identifier, évaluer et prioriser les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature dans ses opérations directes
Le processus de gestion des risques du groupe est fondé sur la préparation de cartographies de risques ainsi que sur l’utilisation d’outils complémentaires permettant de définir le niveau de priorité à associer aux risques identifiés et les actions à mettre en œuvre pour les atténuer. En complément, les étapes 1 et 2 de la démarche SBTN ont permis d’évaluer la matérialité des enjeux et d’établir les conditions d’une priorisation.
§ 4.1.2.4.2
Processus de l’organisation pour identifier, évaluer et prioriser les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature dans sa ou ses chaînes de valeur en amont et en aval
La gestion des risques pour les chaînes de valeur est incluse dans le processus groupe.
Il est donc fondé sur la préparation de cartographies de risques, et complété par les étapes 1 et 2 de la démarche SBTN qui ont permis d’évaluer la matérialité des enjeux et d’établir les conditions d’une priorisation.
§ 4.1.2.4.2
Processus de l’organisation pour gérer les relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature
Les cartographies de risques sont régulièrement mises à jour et les plans d’action suivis directement par les différentes entités du groupe sous la supervision de la direction de l’audit et des risques.
§ 4.1.2.4.1
Processus d’identification, d’évaluation et de gestion des risques liés à la nature intégrés dans la gestion générale des risques de l’organisation
Les cartographies de risques sont annuellement consolidées dans une cartographie des risques à l’échelle du groupe, y compris pour les risques liés à la biodiversité tels que la diminution de l’intégrité des écosystèmes.
§ 4.1.2.4.2
Outils de mesure et objectifs
Mesures utilisées par l’organisation pour évaluer et gérer les risques et opportunités liés à la nature conformément à sa stratégie et à son processus de gestion des risques
Hermès utilise des métriques spécifiques pour évaluer et gérer les risques et opportunités liés à la nature, en alignement avec sa stratégie et son processus de gestion des risques (MSA : Mean Species Abundance).
§ 4.1.2.4.6
Mesures utilisées par l’organisation pour évaluer et gérer les dépendances et les impacts sur la nature
Hermès a mesuré en 2021 son empreinte grâce à l’outil Global Biodiversity Score porté par CDC biodiversité (filiale de la Caisse des dépôts), mis en œuvre avec l’appui de WWF France et basé sur des données terrain, financières et théoriques de 2019.
Une mise à jour a été faite sur le périmètre de l’activité Cuir. Cette démarche de mesure d’empreinte biodiversité s’intègre dans la cible 15 de l’Accord de Kunming-Montréal.
Lancement de la démarche SBTN en 2023, et étape 3 en cours sur l’exercice.
§ 4.1.2.4.1
Cibles & objectifs utilisés par l’organisation pour gérer les relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature, ainsi que sa performance par rapport à ceux-ci
Hermès fixe des objectifs à la fois spécifiques sur la biodiversité mais également liés à sa performance industrielle (eau, déchets, pollution) et à la responsabilité de ces filières (certification). Ces objectifs sont revus au minimum annuellement pour en assurer la performance.
§ 4.1.2.2, § 4.1.2.4 et
§ 4.1.2.5
4.4.1.6Accord mondial pour la biodiversité de la Convention pour la diversité biologique
De façon volontaire, sans attendre la déclinaison de la Convention pour la diversité biologique en stratégie de biodiversité nationale française ou autre mécanisme contraignant, Hermès a lancé une réflexion, avec ses partenaires comme WWF France afin d’apporter des réponses concrètes par les entreprises dans le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, en particulier sur les 4 objectifs et 12 cibles concernant les activités d’Hermès. Elles sont résumées dans le tableau ci-dessous :
Cibles du Cadre mondial de Kunming-Montréal
Correspondance avec la stratégie d’Hermès
Paragraphe
Objectif A – Réduire les menaces qui pèsent sur la biodiversité
Cible 1 : Aménagement du territoire
Référentiel immobilier Harmonie pour limiter l’artificialisation.
§ 4.1.2.4.3
Cible 2 : Restauration
Projets de restauration des écosystèmes sensibles.
§ 4.1.2.4.4
Cible 4 : Espèces menacées
Respect de la réglementation Cites.
§ 4.1.2.5.4
Cible 5 : Commerce d’espèces sauvages
Briefs Filières & RSE.
§ 4.1.2.5
Cible 6 : Espèces invasives
Filière Autruche : protection, avec des ONG de terrain, du réseau hydraulique sud-africain par la lutte contre des plantes invasives asséchantes.
Suppression des plantes invasives sur les sites opérés.
§ 4.1.2.4.4
Cible 7 : Pollution
Objectif de suppression des plastiques à usage unique inutiles, politique environnementale dont les axes sont notamment de maîtriser l’usage des produits chimiques et traiter les rejets en eau.
§ 4.1.2.2 et § 4.1.2.5.5
Cible 8 : Changement climatique
Objectifs de réduction des scopes 1, 2 et 3 validés par SBTi.
§ 4.1.2.1
Objectifs B & C – Assurer les besoins des personnes à travers l’utilisation durable et le partage des bénéfices
Cible 9 : Utilisation durable
Promotion de la gestion et de l’utilisation durable des espèces sauvages dans les chaînes d’approvisionnement via les briefs Filières & RSE.
Écoconception, promotion de la circularité et de produits durables et réparables, permettant de réduire les pressions sur la nature grâce à un cycle de vie plus long et moins impactant.
§ 4.1.2.5
Cible 10 : Exploitation des ressources
Promotion de l’application de pratiques respectueuses de la biodiversité dans les chaînes d’approvisionnement via les briefs Filières & RSE, politique Forêts groupe.
§ 4.1.2.4 et
§ 4.1.2.5
Cible 12 : Aires urbaines
Gestion des sites tertiaires pour accroître la superficie, la qualité et la connectivité des espaces verts et bleus dans les zones urbaines.
§ 4.1.2.4.4
Objectif D – Outils et solutions pour la mise en œuvre et la généralisation
Cible 15 : Entreprise
Mesure de l’empreinte sur la biodiversité des chaînes de valeur de 92 % du CA d’Hermès via le GBS et communication des grands résultats, mise en place du SBTN étapes 1 et 2.
§ 4.1.2.4.2
Cible 16 : Consommation durable
Mise en oeuvre d’une démarche circulaire permettant notamment une utilisation optimisée des ressources et une réduction des déchets.
§ 4.1.2.5.4
4.4.1.7Stratégie nationale biodiversité 2030 de la France
La Stratégie nationale biodiversité 2030 (SNB) est l’expression de l’engagement de la France envers la Convention sur la diversité biologique pour la période 2022-2030, succédant à deux précédentes stratégies couvrant les périodes 2004-2010 et 2011-2020. Elle s’inscrit également dans le cadre du Pacte Vert pour l’Europe (European Green Deal). Son objectif majeur est de réduire les pressions sur la biodiversité, de protéger et restaurer les écosystèmes, ainsi que d’initier des changements fondamentaux pour inverser la trajectoire du déclin de la biodiversité. La philosophie de la stratégie biodiversité d’Hermès (former, collaborer, mesurer, agir) est totalement en phase avec les quatre axes de la SNB, en particulier sur les axes et mesures suivantes :
Mesures clés SNB
Correspondance avec la stratégie d’Hermès
Paragraphe
Axe 1 : Réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité
Limiter le changement d’usage des terres et des mers – Mesures 1 et 2
Le référentiel Harmonie embarque un objectif de sobriété foncière dans les projets immobiliers du groupe.
§ 4.1.2.4.3
Lutter contre la surexploitation des espèces, en France comme à l’étranger – Mesures 3 et 4
Les briefs Filières définissent les exigences du groupe sur les matières premières, dont des certifications. En particulier les matières ou espèces menacées d’extinction (Cites – annexe 1) ou dont le commerce est illégal, ne sont pas utilisées par le groupe.
§ 4.1.2.5.3
Réduire l’impact du changement climatique sur la biodiversité par les politiques climat – Mesure 5
Trajectoire 1,5 °C d’ici à 2100 validée par SBTi sur les scopes 1, 2 et 3.
§ 4.1.2.1
Réduire les pollutions – Mesures 6, 7, 8 et 9
Déploiement de diagnostics et mesures biodiversité sur les sites opérés, dont le zéro-phyto. Objectif de suppression des plastiques à usage unique inutiles. Installation de stations de traitement des effluents en propre et baisse des rejets aqueux.
§ 4.1.2.2 et
§ 4.1.2.4.4
Lutter contre les espèces exotiques envahissantes – Mesure 10
Lutte contre les espèces exotiques envahissantes dans les filières d’approvisionnement (plantes asséchantes en Afrique du Sud, sur la filière Autruche), et sur les sites opérés.
§ 4.1.2.4.4
Renforcer la lutte contre les atteintes à l’environnement – Mesure 11
Programmes d’audits EHS et plan de vigilance.
§ 4.1.3.3
Accompagner plus spécifiquement les secteurs prioritaires pour réduire leurs impacts sur la biodiversité – Mesures 12, 13, 14, 15, 16, 17 et 18
Proposition aux fournisseurs d’accompagnements sur les aspects énergie et carbone, eau et biodiversité.
§ 4.1.3.3 et
§ 4.1.2.5.4
Axe 2 : Restaurer la biodiversité dégradée partout où c’est possible
Restaurer les continuités écologiques et ramener de la nature en ville – Mesures 20 et 21
Plan de biodiversité sur les sites opérés, en particulier en zone urbaine (création de jardins, bio-monitoring par la ruche).
§ 4.1.2.4.3 et
§ 4.1.2.4.4
Renforcer la résilience des écosystèmes forestiers – Mesure 22
Publication de la politique Forêts groupe, certification des filières de bois et de papier/carton.
§ 4.1.2.4.3 et
§ 4.1.2.4.4
Maintenir et restaurer les écosystèmes particuliers (haies, prairies permanentes, zones humides, sols) – Mesures 23, 24, 25 et 26
Investissement dans les projets Livelihoods depuis 2012 : restauration et préservation d’écosystèmes naturels (mangroves), agroforesterie et restauration des sols par des pratiques agricoles durables, accès à l’énergie rurale réduisant la déforestation.
Investissement dans un projet de restauration d’une tourbière en France.
§ 4.1.2.1.10 et
§ 4.1.3.4.3
Inverser le déclin d’espèces phares menacées, en particulier les espèces endémiques dans les outre-mer – Mesure 27
Préservation des espèces de crocodiliens et par conséquence de leurs milieux naturels par le développement d’une filière d’élevage contrôlée.
§ 4.1.2.4.4
Axe 3 : Mobiliser tous les acteurs
Accompagner l’engagement des entreprises pour la biodiversité – Mesure 31
Mise en place des actions de formation sur la biodiversité pour tous les collaborateurs.
§ 4.1.2.4.5
Mobiliser les citoyens tout au long de la vie – Mesures 32, 33, 34 et 35
Mobilisation de la Fondation d’entreprise Hermès en faveur de la préservation du monde vivant.
§ 1.11
Axe 4 : Les moyens d’atteindre ces ambitions
Développer et valoriser la connaissance des données et enjeux biodiversité – Mesure 36
Hermès mesure et publie depuis 2021 son empreinte mesurée grâce à l’outil Global Biodiversity Score.
§ 4.1.2.4.1
Mobiliser les financements publics et privés en faveur de la biodiversité, en France comme à l’étranger – Mesures 37, 38 et 39
Plan d’investissements sur les projets industriels pour réduire les pressions environnementales (énergie, eau, carbone, déchets, pollutions).
§ 4.1.2
Mettre en place un pilotage fin via des indicateurs – Mesure 40
Application de la méthode SBTN afin de déployer une méthode basée sur la science de pilotage des enjeux biodiversité.
§ 4.1.2.4.1
4.4.1.8Grille de correspondance SASB
Sujet SASB
Correspondance avec la stratégie d’Hermès
Paragraphe
Gestion des produits chimiques
(CG-AA-250a)
Hermès prend toutes ses responsabilités de metteur sur le marché, pour garantir la conformité réglementaire de tous les produits vendus, dans tous les pays où il opère.
La liste des substances réglementées suivie par le groupe est la liste des substances régulées à travers le monde. Le groupe a fixé comme cible le respect de la réglementation la plus exigeante, qui est généralement la réglementation européenne.
§ 4.1.2.2.2
Répercussions environnementales dans la chaîne d’approvisionnement
(CG-AA-430a)
Hermès s’assure de contrôler l’empreinte environnementale de sa supply chain.
Le groupe vérifie par des audits réguliers que ses fournisseurs (de rangs 1 et 2) respectent la réglementation locale.
Les entités du groupe et celles des fournisseurs sont soumises régulièrement à des audits réalisés par les équipes Hermès, des consultants externes, en complément de ceux réalisés par les autorités (notamment pour les sites soumis à autorisation).
§ 4.1.3.3
Conditions de travail dans la supply chain
(CG-AA-430b)
La politique du groupe en matière de relations fournisseurs s’articule autour de quatre piliers qui sont la sécurité, la qualité & l’innovation, la maîtrise des coûts et la RSE.
Hermès sollicite systématiquement l’engagement formel de ses fournisseurs à respecter leurs obligations sociales, réglementaires et environnementales à travers deux cahiers d’engagement signés par les deux parties.
§ 4.1.3.3
Approvisionnement en matières premières (CG-AA-440a)
Le groupe exerce un contrôle étroit sur les approvisionnements en matières premières, notamment sur le plan de la qualité comme sur les conditions d’obtention de ces matières et leur impact environnemental et social.
Dès qu’un risque lié à la conformité sociale ou environnementale est décelé, le groupe diligente des investigations qui peuvent conduire à arrêter les approvisionnements.
Les objectifs et recommandations concernant les filières d’approvisionnement d’Hermès sont présentés dans le brief filières.
§ 4.1.2.5
-
5.1Compte de résultat consolidé
En millions d’euros
Notes
2025
2024
Chiffre d’affaires
4 et 5
16 002
15 170
Coût des ventes
5
(4 623)
(4 511)
Marge brute
11 379
10 660
Frais administratifs et commerciaux
5.2
(3 704)
(3 569)
Autres produits et charges
5.3
(1 106)
(942)
Résultat opérationnel courant
4
6 569
6 150
Autres produits et charges non courants
-
-
Résultat opérationnel
4
6 569
6 150
Résultat financier
10.1
207
283
Résultat avant impôt
6 775
6 432
Impôt sur les résultats
7
(2 263)
(1 845)
Part dans le résultat des entreprises associées
9
47
44
Résultat net de l’ensemble consolidé
4 560
4 631
Intérêts ne conférant pas le contrôle
(36)
(28)
Résultat net – part du groupe
4 524
4 603
Résultat de base par action en euros
12.6
43,15
43,93
Résultat dilué par action en euros
12.6
43,07
43,87
-
5.2État du résultat global consolidé
En millions d’euros
Notes
2025
2024
Résultat net de l’ensemble consolidé
4 560
4 631
Variation des écarts de conversion
12.5
(523)
168
Couvertures des flux de trésorerie futurs en devises 1
12.5
174
(111)
Éléments recyclables en résultat
(348)
57
Actifs évalués à la juste valeur 1
12.5
(25)
30
Gains et pertes actuariels 1
12.5
9
(18)
Éléments non recyclables en résultat
(16)
12
Autres éléments du résultat global
(365)
69
Résultat global net
4 195
4 700
- ◆dont part du groupe
4 157
4 670
- ◆dont intérêts ne conférant pas le contrôle
38
29
- (1)Net d’impôts.
-
5.3Bilan consolidé
Actif
En millions d’euros
Notes
31/12/2025
31/12/2024
Goodwill
8.1
180
228
Immobilisations incorporelles
8.2
231
237
Droits d’utilisation
8.3
2 002
1 786
Immobilisations corporelles
8.2
3 486
2 980
Immobilisations financières
10.2
1 196
1 050
Participations dans les entreprises associées
9
227
238
Actifs d’impôts différés
7.3
914
929
Autres débiteurs non courants
5.4
176
159
Actifs non courants
8 412
7 608
Stocks et en-cours
5.4
2 575
2 797
Créances clients et comptes rattachés
5.4
418
478
Créances d’impôts exigibles
5.4
45
28
Autres débiteurs
5.4
370
398
Instruments financiers dérivés
11
262
132
Trésorerie et équivalents de trésorerie
10.3
12 239
11 642
Actifs courants
15 911
15 476
Total actif
24 322
23 084
-
5.4État de variation des capitaux propres consolidés
En millions d’euros
Nombre
d’actionsCapital
Primes
Actions d’auto-
contrôleRéserves consolidées
et résultat
net part
du groupeÉcarts actuariels
Écarts de conversion
Écarts de réévaluation
Capitaux propres
part du groupeIntérêts ne conférant pas le contrôle
Capitaux propres
Investis-
sements et placements financiersCouvertures de flux de trésorerie futurs en devises
Notes
12
12
12
12.5
12.5
12.5
12.5
12
Au 1er janvier 2024
105 569 412
54
50
(698)
15 130
(75)
189
521
32
15 201
2
15 203
Résultat net
-
-
-
-
4 603
-
-
-
-
4 603
28
4 631
Autres éléments du résultat global
-
-
-
-
-
(18)
166
30
(111)
67
2
69
Résultat global
-
-
-
-
4 603
(18)
166
30
(111)
4 670
29
4 700
Variation de capital et primes associées
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Acquisition ou cession de titres d’autocontrôle
-
-
-
28
(64)
-
-
-
-
(36)
-
(36)
Paiement en actions
-
-
-
-
142
-
-
-
-
142
-
142
Distributions effectuées
-
-
-
-
(2 642)
-
-
-
-
(2 642)
(63)
(2 705)
Autres
-
-
-
-
(7)
(2)
-
-
-
(9)
39
30
Au 31 décembre 2024
105 569 412
54
50
(670)
17 163
(95)
355
551
(80)
17 327
7
17 334
Résultat net
-
-
-
-
4 524
-
-
-
-
4 524
36
4 560
Autres éléments du résultat global
-
-
-
-
-
9
(525)
(25)
174
(367)
2
(365)
Résultat global
-
-
-
-
4 524
9
(525)
(25)
174
4 157
38
4 195
Variation de capital et primes associées
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Acquisition ou cession de titres d’autocontrôle
-
-
-
(7)
(2)
-
-
-
-
(9)
-
(9)
Paiement en actions
-
-
-
-
132
-
-
-
-
132
-
132
Distributions effectuées
-
-
-
-
(2 753)
-
-
-
-
(2 753)
(43)
(2 796)
Autres
-
-
-
-
(12)
-
(3)
-
-
(15)
4
(11)
Au 31 décembre 2025
105 569 412
54
50
(677)
19 054
(87)
(173)
526
95
18 840
6
18 846
-
5.5État des flux de trésorerie consolidés
En millions d’euros
Notes
2025
2024
Résultat net – part du groupe
4 524
4 603
Amortissements des immobilisations, droits d’utilisation et pertes de valeur
8.2 à 8.4
926
844
Gains et pertes de change sur variations de juste valeur
79
(56)
Mouvements des provisions
27
(29)
Part dans le résultat net des entreprises associées
(47)
(44)
Part revenant aux intérêts ne conférant pas le contrôle
36
28
Plus ou moins-values de cession et incidence des variations de périmètre
3
(2)
Variation des impôts différés
(45)
(93)
Charges et produits cumulés liés aux paiements en actions
132
142
Produits de dividendes
(27)
(16)
Autres
(1)
0
Capacité d’autofinancement
5 607
5 378
Variation du besoin en fonds de roulement
5.4
(233)
(239)
FLUX DE TRéSORERIE LIéS à L’ACTIVITé (A)
5 374
5 139
Investissements opérationnels
8.2
(1 161)
(1 067)
Acquisitions de titres consolidés
8.1
(60)
(229)
Acquisitions d’autres immobilisations financières
10.2
(180)
(27)
Cessions d’immobilisations opérationnelles
8.2
1
1
Cessions de titres consolidés et incidence des pertes de contrôle
-
-
Cessions d’autres immobilisations financières
10.2
9
145
Variation de dettes et de créances liées aux opérations d’investissement
5.4
39
(49)
Dividendes reçus
75
30
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement (B)
(1 276)
(1 195)
Dividendes versés
(2 796)
(2 705)
Remboursement des dettes de loyers
8.3
(332)
(305)
Rachats d’actions propres nets de cessions
(8)
(37)
Souscriptions d’emprunts
8
-
Remboursements d’emprunts
(9)
(1)
Autres
1
2
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement (C)
(3 136)
(3 046)
Variation de change (D)
(364)
119
Variation de la trésorerie nette (A) + (B) + (C) + (D)
10.3
597
1 017
Trésorerie nette à l’ouverture
10.3
11 642
10 625
Trésorerie nette à la clôture
10.3
12 239
11 642
-
5.6Annexe aux comptes consolidés
Nom de l’entité présentant les états financiers
Hermès International
Adresse de l’entité
24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris (France)
Forme juridique de l’entité
Société en commandite par actions
Pays de constitution
France
Adresse du siège social de l’entité
24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris (France)
Établissement principal
24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris (France)
Description de la nature des opérations de l’entité et de ses principales activités
Hermès est une maison d’artisans, familiale et indépendante, qui fabrique et distribue ses objets à travers un réseau dynamique de magasins répartis dans le monde.
Nom de la société mère
Hermès International
Nom de la société tête de groupe
Hermès International
Note 1Principes et méthodes comptables
1.1Base de préparation
Les comptes consolidés d’Hermès International et de ses filiales (le « groupe »), qui sont publiés au titre de l’exercice 2025, sont établis conformément au référentiel IFRS, International Financial Reporting Standards, tel qu’adopté dans l’Union européenne au 31 décembre 2025.
Les comptes consolidés du groupe ont été arrêtés le 11 février 2026 par la Gérance et seront soumis à l’approbation de l’Assemblée générale du 17 avril 2026. Le Comité d’audit et des risques qui s’est tenu le 9 février 2026 a également examiné les comptes consolidés.
Les comptes consolidés et annexes aux comptes consolidés sont présentés en euros. Sauf mention contraire, les valeurs figurant dans les tableaux sont exprimées en millions d’euros et arrondies au million le plus proche. Par conséquent, le jeu des arrondis peut dans certains cas conduire à un écart non significatif au niveau des totaux ou variations. Par ailleurs, les ratios et écarts sont calculés à partir des montants sous-jacents et non à partir des montants arrondis.
1.2Évolution du référentiel IFRS
L’application des normes, amendements et interprétations entrés en vigueur au 1er janvier 2025 n’a pas eu d’impact significatif sur les états financiers du groupe. Les effets de l’application de la norme IFRS 18 sur la présentation des états financiers, d’application obligatoire à compter du 1er janvier 2027, sont actuellement en cours d’analyse.
1.3Traitement et effet de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France
Le taux effectif d’impôt pour l’exercice 2025 s’élève à 33,4 %, contre 28,7 % pour l’exercice 2024. Il comprend la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France. Hors effet de cette contribution, le taux effectif d’impôt s’élève à 28,5 % pour 2025.
1.4Utilisation d’estimations
L’établissement des comptes consolidés selon le référentiel IFRS implique, dans certains cas, l’utilisation d’estimations afin d’évaluer les actifs et passifs ainsi que les produits et charges comptabilisés au cours de l’exercice. Le groupe fonde ces estimations sur l’expérience passée et sur différentes hypothèses qui sont, au regard des circonstances et de la situation économique actuelle, jugées les plus raisonnables et probables.
1.5Périmètre et méthodes de consolidation
Les comptes consolidés regroupent les comptes d’Hermès International et des filiales et entreprises associées, dans lesquelles la société mère exerce directement ou indirectement un contrôle ou une influence notable.
La liste des principales sociétés comprises dans le périmètre de consolidation au 31 décembre 2025 est présentée en note 17.
Les comptes des entreprises contrôlées de manière exclusive sont consolidés par la méthode de l’intégration globale. Cette méthode est celle par laquelle, après élimination des opérations et résultats internes, les actifs, passifs, produits et charges sont entièrement intégrés. La quote-part de l’actif net et du résultat net attribuable aux actionnaires minoritaires est présentée distinctement en tant qu’intérêts ne conférant pas le contrôle au bilan consolidé et au compte de résultat consolidé.
Les comptes des autres sociétés, dites entreprises associées, où le groupe exerce une influence notable sont comptabilisés par la méthode de la mise en équivalence (cf. Note 9).
La conversion des comptes établis en monnaies étrangères est effectuée selon les principes suivants :
-
5.7Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de la société Hermès International relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l’ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
-
6.1Compte de résultat
En millions d’euros
Note
2025
2024
Produits d’exploitation
2
958
752
Montant net du chiffre d’affaires
195
678
Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions
28
70
Produits des cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles
-
-
Autres produits
735
4
Charges d’exploitation
3
(464)
(510)
Autres achats et charges externes
(209)
(221)
Impôts, taxes et versements assimilés
(25)
(17)
Salaires
(120)
(113)
Cotisations sociales et autres frais de personnel
(68)
(67)
Dotations aux amortissements sur immobilisations
(25)
(28)
Dotations aux provisions
(11)
(58)
Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédées
(0)
-
Autres charges
(5)
(5)
Résultat d’exploitation (I)
494
242
Produits financiers
4 346
4 384
Produits des participations 1
3 926
3 860
Produits d’autres valeurs mobilières et créances de l’actif immobilisé 1
180
261
Autres intérêts et produits assimilés 1
69
76
Reprises sur dépréciations et provisions
15
95
Différence positive de change
23
27
Produits des cessions d’immobilisations financières
17
-
Produits nets sur cessions de VMP, d’instruments de trésorerie et d’actions gratuites
117
64
Charges financières
(420)
(486)
Dotations aux dépréciations et provisions
(303)
(335)
Intérêts et charges assimilés 2
(73)
(98)
Différence négative de change
(44)
(53)
Valeurs comptables des immobilisations financières cédées
(0)
-
Charges nettes sur cessions de VMP, d’instruments de trésorerie et d’actions gratuites
(0)
-
Résultat financier (II)
4
3 926
3 899
Résultat courant avant impôts (I + II)
4 420
4 141
Produits exceptionnels
-
107
Charges exceptionnelles
(0)
(103)
Résultat exceptionnel (III)
5
-
4
Participation des salariés aux résultats
(9)
(9)
Impôt sur les bénéfices
6
(237)
(137)
Total des produits
5 304
5 243
Total des charges
(1 131)
(1 245)
Bénéfice
4 173
3 998
(1) Dont produits concernant les entités liées : 3 955.
(2) Dont intérêts concernant les entités liées : 72.
-
6.2Bilan
Actif
En millions d’euros
Note
31/12/2025
31/12/2024
Immobilisations incorporelles
7
23
35
Logiciels
16
30
Autres immobilisations incorporelles
5
4
Immobilisations incorporelles en cours, avances et acomptes
2
1
Immobilisations corporelles
7
38
39
Terrains
0
0
Constructions
-
-
Installations techniques, matériel et outillage industriels
1
1
Autres immobilisations corporelles
35
35
Immobilisations corporelles en cours, avances et acomptes
2
3
Immobilisations financières 1
8
1 596
1 268
Participations
1 004
815
Créances rattachées à des participations
2
2
Autres titres immobilisés
-
-
Prêts
4
-
Autres immobilisations financières
586
451
Actif immobilisé (I)
1 656
1 343
Créances 2
9
2 357
2 304
Créances clients et comptes rattachés
407
133
Autres créances dont comptes courants des filiales
1 942
2 162
Charges constatées d’avance
7
9
Valeurs mobilières de placement
10
10 085
9 640
Actions propres
645
646
Autres titres (SICAV, FCP, REPO, DAT…)
9 440
8 994
Instruments financiers à terme
89
69
Disponibilités
594
497
Actif circulant (II)
13 125
12 511
TOTAL GENERAL DE L’ACTIF
14 782
13 854
(1) Dont à moins d’un an : 209.
(2) Dont à moins d’un an : 2 349.
-
6.3Variation des capitaux propres
En millions d’euros
Nombre d’actions
en circulationCapital
socialPrimes d’émission,
de fusion et d’apportRéserve légale, autres réserves et report à nouveau
Résultat de l’exercice
Provisions réglementées
Capitaux propres
Note
11
11
Solde au 31 décembre 2023
avant affectation du résultat
105 569 412
54
50
6 364
3 459
0
9 927
Affectation du résultat 2023
-
-
-
3 459
(3 459)
-
-
Dividendes distribués au titre de l’exercice
-
-
-
(2 641)
-
-
(2 641)
Résultat de l’exercice 2024
-
-
-
-
3 998
-
3 998
Autres variations
-
-
-
-
-
(0)
(0)
Solde au 31 décembre 2024
avant affectation du résultat
105 569 412
54
50
7 182
3 998
0
11 284
Affectation du résultat 2024
-
-
-
3 998
(3 998)
-
-
Dividendes distribués au titre de l’exercice
-
-
-
(2 753)
-
-
(2 753)
Résultat de l’exercice 2025
-
-
-
-
4 173
-
4 173
Autres variations
-
-
-
-
-
(0)
(0)
Solde au 31 décembre 2025
avant affectation du résultat
105 569 412
54
50
8 428
4 173
0
12 705
-
6.4Annexe aux états financiers
Les comptes annuels et annexes aux comptes annuels sont présentés en euros. Sauf mention contraire, les valeurs figurant dans les tableaux sont exprimées en millions d’euros et arrondies au million le plus proche. Par conséquent, le jeu des arrondis peut dans certains cas conduire à un écart non significatif au niveau des totaux ou variations. Par ailleurs, les ratios et écarts sont calculés à partir des montants sous-jacents et non à partir des montants arrondis.
Les comptes annuels de la société sont établis conformément au plan comptable général (PCG) tel que décrit par le règlement ANC n° 2014-03 mis à jour de l’ensemble des règlements l’ayant modifié par la suite.
Les conventions comptables d’établissement et de présentation des comptes sociaux ont été appliquées dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base suivantes :
- ◆ continuité de l’exploitation ;
- ◆ permanence des méthodes comptables d’un exercice à l’autre ;
- ◆ indépendance des exercices.
La méthode de base retenue pour l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode du coût historique. Seules sont exprimées les informations significatives.
Note 1Changement de méthode
Le règlement ANC n° 2022-06, homologué le 30 décembre 2023, modifie le plan comptable général et s’applique à compter du 1er janvier 2025. Notamment, il modifie la définition du résultat exceptionnel, supprime la technique des transferts de charges et modifie les modèles d’états financiers. Les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2025 sont établis et présentés conformément aux dispositions de ce règlement. Sur les incidences du nouveau règlement sur les principaux postes de 2025, voir ci-après.
Les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2024 ne sont pas retraités rétrospectivement des nouvelles règles. En revanche, des reclassements et des regroupements ont été opérés dans la colonne comparative « 31/12/2024 », entre les lignes de bilan ou du compte de résultat, pour respecter le nouveau format des états financiers. En particulier, au 31 décembre 2024, le résultat financier comprenait une ligne intitulée « Dotations/(Reprises) nettes sur provisions » pour - 240 M€ et une ligne « Autres éléments » pour 279 M€. Ces deux lignes ont été désagrégées au 31 décembre 2025 conformément au nouveau réglement (cf. note 4). Le bilan et le compte de résultat de l’exercice clos au 31 décembre 2024, tels qu’ils ont été arrêtés et publiés, sont insérés en note 21.
Incidences du changement de méthodes comptables
A.Impacts de la nouvelle définition du résultat exceptionnel et de la suppression de la technique des transferts de charges sur l’exercice 2025
À compter du 1er janvier 2025, conformément à l’article 513-5 du plan comptable général, le résultat exceptionnel d’Hermès International comprend uniquement les amortissements dérogatoires. Ce changement entraîne le classement en résultat courant avant impôts d’opérations liées aux attributions d’actions gratuites qui, avant l’application du nouveau règlement, étaient comptabilisées par nature en résultat exceptionnel.
Antérieurement, les dotations aux provisions pour les plans d’actions gratuites étaient comptabilisées en dotation aux provisions d’exploitation puis transférées via un compte de transfert de charge :
- (i)en charges exceptionnelles pour les salariés des filiales du groupe ; et
- (ii)en charges d’exploitation pour les salariés d’Hermès International.
Au moment de la livraison des actions aux salariés, le mali correspondant à la valeur nette comptable des actions propres était comptabilisé en charges exceptionnelles et les produits des refacturations aux fililales en produits exceptionnels.
En 2025, l’intégralité des élements relatifs aux salariés des filiales d’Hermès International sont comptabilisés en résultat financier (cf. notes 4, 5 et 12.1). Les impacts relatifs aux salariés d’Hermès International demeurent dans le résultat d’exploitation.
B.Autres reclassements
-
6.5Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la société Hermès International relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
-
6.6Tableau des résultats des cinq dernières années
2025
2024
2023
2022
2021
Capital en fin d’exercice
Capital social en millions d’euros
54
54
54
54
54
Nombre d’actions en circulation
105 569 412
105 569 412
105 569 412
105 569 412
105 569 412
Résultat global des opérations effectuées
en millions d’eurosChiffre d’affaires hors taxes
195
678
614
479
396
Résultat avant impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations
4 716
4 402
3 733
2 651
1 350
Impôt sur les bénéfices
(237)
(137)
(112)
(50)
(13)
Participation des salariés
(9)
(9)
(9)
(7)
(6)
Résultat après impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations
4 173
3 998
3 459
2 529
1 165
Résultat distribué (autocontrôle inclus)
1928
2 772
2 662
1 389
852
Résultat par action en euros
Résultat après impôt et participation mais avant amortissements, provisions et dépréciations
42,34
40,31
34,22
24,57
12,61
Résultat après impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations
39,53
37,88
32,77
23,95
11,04
Dividende net attribué à chaque action
18,00 1
26,00
25,00
13,00
8,00
Personnel
Nombre de salariés (effectif moyen)
663
616
631
549
524
Masse salariale en millions d’euros
(120)
(113)
(107)
(84)
(78)
Sommes versées au titre des avantages sociaux en millions d’euros 2
(68)
(67)
(65)
(55)
(35)
- (1)Sous réserve des décisions de l’Assemblée générale ordinaire du 17 avril 2026. Il sera proposé un dividende ordinaire de 18,00 €, dont un acompte de 5,00 € versé en février 2026.
- (2)Les charges incluses dans ce chiffre, relatives aux plans d’actions gratuites, sont limitées aux salariés de la société (cf. note 3.2).
-
6.7Informations relatives aux délais de paiement
Article D. 441-6, I-1° du Code de commerce :
Factures reçues non réglées à la date de clôture de l’exercice dont le terme est échu0 jour
(indicatif)
1 à 30 jours
31 à 90 jours
91 jours et plus
Total
(1 jour et plus)
(A) Tranches de retard de paiement
Nombre de factures concernées
31
Montant total des factures concernées HT
0
0
0
0
Pourcentage du montant total des achats HT de l’exercice
0 %
0 %
0 %
0 %
Pourcentage du chiffre d’affaires HT de l’exercice
(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées
Nombre de factures exclues
Montant total des factures exclues
(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal – article L. 441-6 ou article L. 443-1 du Code de commerce)
Délais de paiement de référence utilisés
pour le calcul des retards de paiementdélai légal
Article D. 441-6, I-2° du Code de commerce :
Factures émises non réglées à la date de clôture de l’exercice dont le terme est échu0 jour
(indicatif)
1 à 30 jours
31 à 90 jours
91 jours et plus
Total
(1 jour et plus)
(A) Tranches de retard de paiement
Nombre de factures concernées
357
Montant total des factures concernées HT
1
8
13
22
Pourcentage du montant total des achats HT de l’exercice
Pourcentage du chiffre d’affaires HT de l’exercice
0 %
1 %
2 %
3 %
(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées
Nombre de factures exclues
Montant total des factures exclues
(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal – article L. 441-6 ou article L. 443-1 du Code de commerce)
Délais de paiement de référence utilisés
pour le calcul des retards de paiementdélai légal
-
6.8Autres informations sur les comptes sociaux
6.8.1Informations sur les succursales
En application de l’article L. 232-1 du Code de commerce, nous vous communiquons ci-après la liste des succursales (établissements secondaires) de la société au 31 décembre 2025 :
Adresse
SIRET
Paris
13-15, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris
572 076 396 00173
10-12, rue d’Anjou 75008 Paris
572 076 396 00215
51, rue François-Ier 75008 Paris
572 076 396 00132
20, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris
572 076 396 00090
25, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris
572 076 396 00249
27, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris
572 076 396 00181
8, rue de Penthièvre 75008 Paris
572 076 396 00231
Pantin
48, rue Auger 93500 Pantin
572 076 396 00223
110 B, avenue du Général-Leclerc 93500 Pantin
572 076 396 00207
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7.1Présentation d’Hermès International
7.1.1Renseignements de caractère général sur Hermès International
La société Hermès International est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés sous le numéro 572 076 396 RCS Paris, code APE 7010Z.
Son principal siège administratif et sa direction juridique sont sis au 13-15, rue de la Ville-l’Évêque, 75008 Paris.
Le site Internet de la société est accessible à l’adresse suivante : https://finance.hermes.com.
Les informations figurant sur ce site ne font pas partie du présent document d’enregistrement universel sauf si elles sont incorporées par référence (cf. chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.4).
La société Hermès International a été introduite au second marché de la Bourse de Paris le 3 juin 1993, et est inscrite depuis 2005 au Compartiment A d’Euronext.
Hermès International est entrée au sein de l’indice CAC 40 le 18 juin 2018 et au sein de l’indice EURO STOXX 50 le 20 décembre 2021.
Depuis le 17 septembre 2021, Hermès International est incluse au sein de l’indice CAC 40 ESG, qui regroupe 40 sociétés sur la base de leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance et repose sur la notation de V.E. Moodys ESG.
La société Hermès International a été transformée en société en commandite par actions par décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 27 décembre 1990, afin de préserver son identité et sa culture et d’assurer ainsi, à long terme, la pérennité de l’entreprise, dans l’intérêt du groupe et de l’ensemble des actionnaires.
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7.2Renseignements sur le capital et l’actionnariat RFA
7.2.1Informations relatives au capital
7.2.1.1État du capital
7.2.1.2Droits de vote
La société publie chaque mois, au plus tard le 15 du mois suivant, sur https://finance.hermes.com/fr/informations-reglementees/, le nombre total de droits de vote et d’actions composant le capital le dernier jour du mois précédent.
Au 28 février 2026, le nombre total de droits de vote (y compris les actions privées de droit de vote) s’élevait à 179 257 693. Chaque action donne droit à au moins une voix au sein des Assemblées générales d’actionnaires, à l’exception des actions autodétenues par la société, qui sont dépourvues de tout droit de vote.
La propriété de certaines actions est démembrée, c’est-à-dire partagée entre un usufruitier et un nu-propriétaire. Les droits de vote sont dans ce cas statutairement exercés par le nu-propriétaire pour toutes décisions prises par toutes Assemblées générales (ordinaires, extraordinaires ou spéciales), sauf pour les décisions concernant l’affectation des résultats, pour lesquelles le droit de vote est exercé par l’usufruitier.
- ◆à toute action nominative entièrement libérée pour laquelle il est justifié d’une inscription en compte au nom d’un même actionnaire pendant une durée d’au moins quatre ans, et ce, à compter de la première Assemblée suivant le quatrième anniversaire de la date de cette inscription en compte ; et
- ◆à toute action nominative distribuée gratuitement à un actionnaire en cas d’augmentation de capital par incorporation de sommes inscrites aux comptes de primes d’émission, réserves ou report à nouveau, à raison d’actions anciennes auxquelles un droit de vote double est attaché.
Le droit de vote double cesse de plein droit dans les conditions prévues par la loi et notamment pour toute action ayant fait l’objet d’une conversion au porteur ou d’un transfert, hormis tout transfert du nominatif au nominatif par suite de succession, de liquidation de communauté de biens entre époux ou de donation familiale.
Le défaut de déclaration de franchissements de seuils légaux et statutaires peut entraîner la privation des droits de vote (se reporter à l’article 11 des statuts, au § 7.1.2).
7.2.1.3Évolution du capital au cours des trois derniers exercices
7.2.1.4Délégations de compétences de l’Assemblée générale
- ◆d’augmentation de capital ;
- ◆de réalisation d’opération(s) de fusion-absorption, de scission et d’apport partiel d’actifs soumis au régime des scissions ; et
- ◆d’attribution d’actions gratuites ordinaires existantes,
actuellement en vigueur, accordées par l’Assemblée générale du 30 avril 2025 à la Gérance, sont récapitulées dans le chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.4. Les autorisations et délégations en matière d’augmentation de capital, de réalisation d’opération(s) de fusion-absorption, de scission et d’apport partiel d’actifs soumis au régime des scissions n’ont pas été utilisées au cours de l’exercice 2025 et n’ont pas été utilisées à la date de dépôt du présent document d’enregistrement universel.
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7.3Politique de dividendes
7.3.1Principes
Sous réserve des besoins d’investissement nécessaires au développement de l’entreprise et des besoins de financement correspondants, l’intention actuelle de la société est de poursuivre sa politique de dividendes menée au cours des dernières années. Le montant des dividendes distribués pour chaque exercice de la période couverte par les informations financières historiques figure au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.4.
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7.4Informations boursières
7.4.1Synthèse des données boursières
2025
2024
2023
Nombre d’actions inscrites au 31 décembre
105 569 412
105 569 412
105 569 412
Nombre d’actions moyen (hors autocontrôle)
104 836 109
104 787 036
104 648 079
Capitalisation boursière au 31 décembre
224,02 Mds €
245,13 Mds €
202,57 Mds €
Bénéfice net par action (hors autocontrôle)
43,15 €
43,93 €
41,19 €
Dividende par action
18,00 €
26,00 €
25,00 €
Volume quotidien moyen (Euronext)
59 406
55 445
57 338
Cours le plus haut de l’année
2 957,00
2 436,00
2 063,50
Cours le plus bas de l’année
1 998,00
1 788,80
1 450,00
Cours moyen de l’année
2 314,26
2 139,65
1 846,59
Cours au 31 décembre
2 122,00
2 322,00
1 918,80
- (1)Sous réserve des décisions de l’Assemblée générale ordinaire du 17 avril 2026. Correspond à un dividende ordinaire de 18,00 €. Un acompte de 5 € a été versé le 18 février 2026.
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7.5Information des actionnaires
7.5.1Relation avec les actionnaires
Tous les renseignements concernant le groupe Hermès peuvent être obtenus par les actionnaires et les investisseurs auprès de :
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8.1Ordre du jour
8.1.1De la compétence de l’Assemblée générale ordinaire
8.1.1.1Présentation des rapports à soumettre à l’Assemblée générale ordinaire
Rapports de la Gérance
- ◆Sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025 et sur l’activité de la société au cours dudit exercice.
- ◆Sur la gestion du groupe et sur les comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2025.
- ◆Sur les résolutions à caractère ordinaire.
Rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise
Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026
Rapports des Commissaires aux comptes
Rapport de PricewaterhouseCoopers Audit, Commissaire aux comptes en charge de la certification des informations en matière de durabilité
8.1.1.2Vote des résolutions à caractère ordinaire
Première résolution
Deuxième résolution
Troisième résolution
Quatrième résolution
Cinquième résolution
Sixième résolution
Septième résolution
Approbation des informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce en matière de rémunération pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, pour l’ensemble des mandataires sociaux (vote ex-post global).
Huitième résolution
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Axel Dumas, gérant (vote ex-post individuel).
Neuvième résolution
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à la société Émile Hermès SAS, gérant (vote ex-post individuel).
Dixième résolution
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance (vote ex-post individuel).
Onzième résolution
Douzième résolution
Treizième résolution
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de Mme Dorothée Altmayer pour une durée de trois ans.
Quatorzième résolution
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Renaud Momméja pour une durée de trois ans.
Quinzième résolution
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Éric de Seynes pour une durée de trois ans.
Seizième résolution
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8.2Exposé des motifs et projets de résolutions
8.2.1De la compétence de l’Assemblée générale ordinaire
Résolutions 1, 2 et 3 : approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) – quitus à la Gérance
Exposé des motifs
Par les 1re et 2e résolutions, nous vous demandons d’approuver :
- ◆les comptes sociaux de l’exercice 2025, qui font ressortir un bénéfice net de 4 173 421 783 € et le montant des dépenses et charges visées à l’article 39-4 du Code général des impôts ;
- ◆les comptes consolidés de l’exercice 2025.
Par la 3e résolution, nous vous demandons de donner quitus à la Gérance de sa gestion pour ledit exercice.
Vous trouverez :
- ◆les comptes consolidés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.1 à 5.6) ;
- ◆les comptes sociaux dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 6 « Comptes sociaux », § 6.1 à 6.5) ;
- ◆les rapports des Commissaires aux comptes sur les comptes sociaux et les comptes consolidés dans le document d’enregistrement universel 2025 (respectivement au chapitre 6 « Comptes sociaux », § 6.9 et au chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.7).
Première résolution
Approbation des comptes sociaux
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport de la Gérance sur l’activité et la situation de la société, du rapport du Conseil de surveillance ainsi que du rapport des Commissaires aux comptes concernant l’exercice clos le 31 décembre 2025, approuve tels qu’ils lui ont été présentés les comptes sociaux dudit exercice, comportant le bilan, le compte de résultat et l’annexe, qui font ressortir un bénéfice net de 4 173 421 783 €, ainsi que les opérations traduites par ces comptes ou résumées dans ces rapports.
En application de l’article 223 quater du Code général des impôts, l’Assemblée générale approuve les dépenses et charges visées à l’article 39-4 du Code général des impôts, qui se sont élevées au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à 285 223 € et qui ont généré une charge d’impôt estimée à 102 966 €.
Deuxième résolution
Approbation des comptes consolidés
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir entendu lecture du rapport de la Gérance sur l’activité et la situation du groupe, du rapport du Conseil de surveillance ainsi que du rapport des Commissaires aux comptes concernant l’exercice clos le 31 décembre 2025, approuve tels qu’ils lui ont été présentés les comptes consolidés dudit exercice comportant le bilan, le compte de résultat et l’annexe, ainsi que les opérations traduites par ces comptes ou résumées dans ces rapports.
Troisième résolution
Quitus à la Gérance
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, donne quitus à la Gérance de sa gestion pour l’exercice ouvert le 1er janvier 2025 et clos le 31 décembre 2025.
Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire
Exposé des motifs
Par la 4e résolution, nous soumettons à votre approbation l’affectation du bénéfice de l’exercice, qui s’établit à 4 173 421 783 €. Sur ce montant, il y a lieu d’attribuer, en application des statuts (article 26), la somme de 27 961 926 € à l’Associé commandité.
Nous vous invitons à doter les autres réserves de 500 000 000 € . Le Conseil de surveillance vous propose de fixer à 18 € le montant du dividende ordinaire par action.
Pour les actionnaires bénéficiaires personnes physiques, fiscalement domiciliés en France, la totalité de ce dividende sera soumise à un prélèvement forfaitaire unique au taux global de 31,4 %.
Ce dernier consistera en une imposition à l’impôt sur le revenu faisant l’objet d’un acompte (dit prélèvement forfaitaire non libératoire) et prélevé à la source à un taux forfaitaire unique de 12,8 % du montant brut des revenus auquel s’ajouteront les prélèvements sociaux de 18,6 %.
Cette taxation forfaitaire au taux unique de 12,8 % sera applicable de plein droit sauf option globale pour le barème progressif, permettant au contribuable de bénéficier de l’abattement fiscal de 40 % (1).
Pour les actionnaires fiscalement non domiciliés en France, le dividende distribué est soumis à une retenue à la source à l’un des taux prévus à l’article 187 du Code général des impôts, conformément à l’article 119 bis de ce même code, éventuellement diminué en application de la convention fiscale conclue entre la France et l’État de résidence fiscale du bénéficiaire.
Un acompte sur dividende de 5 € par action ayant été versé le 18 février 2026, le solde du dividende ordinaire, soit 13 € par action, soit un total à verser par action de 18 €, serait détaché de l’action le 21 avril 2026 et payable en numéraire le 23 avril 2026 sur les positions arrêtées le 22 avril 2026 au soir. Les actions Hermès International détenues par la société, au jour de la mise en paiement du dividende, n’ayant pas vocation à celui-ci, les sommes correspondantes seront virées au compte « Report à nouveau ».
Nous vous signalons enfin que le tableau prescrit par l’article R. 225-102 du Code de commerce sur les résultats financiers de la société au cours des cinq derniers exercices figure dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 6 « Comptes sociaux », § 6.6).
Quatrième résolution
Affectation du résultat − Distribution d’un dividende ordinaire
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, constatant que le bénéfice de l’exercice s’élève à 4 173 421 783 €, et que le report à nouveau antérieur s’élève à 4 422 386 972 €, et après avoir pris acte que la réserve légale est dotée en intégralité, approuve l’affectation de ces sommes représentant un bénéfice distribuable d’un montant de 8 595 808 755 €, telle qu’elle est proposée par le Conseil de surveillance, à savoir :
- ◆à l’Associé commandité, en application de l’article 26 des statuts, la somme de 27 961 926 € ;
- ◆aux actionnaires, un dividende « ordinaire » de 18 € par action, soit 1 900 249 416 € (2) ;
- ◆dotation aux autres réserves de la somme de 500 000 000 € ;
- ◆au poste « Report à nouveau », le solde du bénéfice distribuable, soit 6 167 597 413 €,
- ◆ensemble 8 595 808 755 €.
L’Assemblée générale ordinaire décide que le solde du dividende ordinaire de l’exercice (un acompte de 5 € par action ayant été versé le 18 février 2026), soit 13 € par action, sera détaché de l’action le 21 avril 2026 et payable en numéraire le 23 avril 2026 sur les positions arrêtées le 22 avril 2026 au soir.
Les actions Hermès International détenues par la société, au jour de la mise en paiement du dividende, n’ayant pas vocation à celui-ci, les sommes correspondantes seront virées au compte « Report à nouveau ».
Pour les actionnaires bénéficiaires personnes physiques, fiscalement domiciliés en France, la totalité de ce dividende sera soumis à un prélèvement forfaitaire unique au taux global de 31,4 %.
Ce dernier consistera en une imposition à l’impôt sur le revenu faisant l’objet d’un acompte (dit prélèvement forfaitaire non libératoire) et prélevé à la source à un taux forfaitaire unique de 12,8 % du montant brut des revenus auquel s’ajouteront les prélèvements sociaux de 18,6 %.
Cette taxation forfaitaire au taux unique de 12,8 % sera applicable de plein droit sauf option globale pour le barème progressif, permettant au contribuable de bénéficier de l’abattement fiscal de 40 % (3).
Pour les actionnaires fiscalement non domiciliés en France, le dividende distribué est soumis à une retenue à la source à l’un des taux prévus à l’article 187 du Code général des impôts, conformément à l’article 119 bis de ce même code, éventuellement diminué en application de la convention fiscale conclue entre la France et l’État de résidence fiscale du bénéficiaire.
L’Assemblée prend acte, suivant les dispositions de l’article 43 bis du Code général des impôts, qu’il a été distribué aux actionnaires, au titre des trois exercices précédents, les dividendes suivants :
Résolution 5 : approbation des conventions réglementées
Exposé des motifs
Les conventions réglementées sont présentées en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.1).
Par la 5e résolution, en l’absence de conventions réglementées autorisées et conclues au cours de l’exercice 2025, nous vous invitons à prendre acte qu’il n’y a pas de convention à approuver.
Conventions autorisées au cours d’exercices antérieurs
Les conventions autorisées et conclues au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution a été poursuivie au cours du dernier exercice sont décrites dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes relatif aux conventions visées aux articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce. Déjà approuvées par l’Assemblée générale, elles ne sont pas soumises de nouveau à votre vote.
Ce rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.4.3).
Une synthèse des conventions réglementées en vigueur se trouve dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.1).
Cinquième résolution
Approbation des conventions réglementées
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions relevant des dispositions combinées des articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce, approuve ledit rapport dans toutes ses dispositions ainsi que les conventions et opérations qui y sont visées.
Résolution 6 : autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société
Exposé des motifs
Par la 6e résolution, nous vous demandons de renouveler l’autorisation donnée à la Gérance d’opérer sur les actions de la société.
Objectifs
Les actions pourront être rachetées en vue de les affecter aux objectifs autorisés par le règlement (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement « MAR ») :
- ◆objectifs prévus par l’article 5 de MAR : réduction du capital, couverture de titres de créance échangeables en actions et couverture de plans d’actionnariat salarié ;
- ◆objectifs prévus par l’article 13 de MAR et, en application de la seule pratique de marché admise par l’Autorité des marchés financiers : la mise en œuvre d’un contrat de liquidité par un prestataire de services d’investissement agissant de manière indépendante et conformément aux dispositions de la décision AMF n° 2021-01 du 22 juin 2021 ;
- ◆autres objectifs : croissance externe, couverture de titres de capital échangeables en actions et plus généralement affectation à la réalisation de toute opération conforme à la réglementation en vigueur.
Plafonds de l’autorisation
- ◆les opérations d’achat et de vente des titres seraient autorisées dans la limite d’un nombre maximal de titres détenus représentant jusqu’à 10 % du capital social, soit à titre indicatif au 31 décembre 2025 : 10 556 941 actions ;
- ◆le prix maximal d’achat hors frais serait fixé à 3 400 € par action ;
- ◆le montant maximal des fonds pouvant être engagés serait fixé à 10 Mds €. Il est précisé que les actions autodétenues le jour de l’Assemblée générale ne sont pas prises en compte dans ce montant maximal ;
- ◆conformément à la loi, le total des actions détenues à une date donnée ne pourra dépasser 10 % du capital social existant à cette même date.
Durée de l’autorisation
La durée de validité de cette autorisation serait de 18 mois, à compter du jour de l’Assemblée générale.
Sixième résolution
Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport de la Gérance :
-
1)autorise
la Gérance, avec faculté de subdélégation dans les conditions fixées par la loi, conformément
aux dispositions des articles L. 22-10-62 et suivants du Code de commerce et du règlement (UE)
n° 596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement « MAR »), à acheter ou à faire
acheter des actions de la société, dans les limites prévues par les dispositions légales et
réglementaires, sans que :
- ◆le nombre d’actions que la société achète pendant la durée du programme de rachat excède 10 % des actions composant le capital de la société, à quelque moment que ce soit, ce pourcentage s’appliquant à un capital ajusté en fonction des opérations l’affectant postérieurement à la présente assemblée générale. Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-62 du Code de commerce, le nombre d’actions pris en compte pour le calcul de la limite de 10 % correspond au nombre d’actions achetées, déduction faite du nombre d’actions revendues pendant la durée de l’autorisation lorsque ces actions ont été rachetées pour favoriser la liquidité dans les conditions définies par le règlement général de l’Autorité des marchés financiers, et
- ◆le nombre d’actions que la société détiendra à quelque moment que ce soit ne dépasse 10 % des actions composant son capital à la date considérée ;
-
2)décide
que les actions pourront être achetées en vue :
-
◆objectifs
prévus par l’article 5 de MAR :
- •d’annuler tout ou partie des actions ainsi rachetées afin notamment d’accroître la rentabilité des fonds propres et le résultat par action, et/ou de neutraliser l’impact dilutif pour les actionnaires d’opérations d’augmentation de capital, cet objectif étant conditionné par l’adoption d’une résolution spécifique par l’Assemblée générale extraordinaire,
- •de les remettre lors de l’exercice de droits attachés aux titres de créance donnant droit par conversion, exercice, remboursement, échange, présentation d’un bon ou de toute autre manière, à l’attribution d’actions de la société,
- •d’être attribuées ou cédées aux salariés et mandataires sociaux de la société ou de son groupe dans les conditions et selon les modalités prévues par la loi, et notamment dans le cadre de plans d’options d’achat d’actions (conformément aux dispositions des articles L. 225-179 et suivants du Code de commerce), d’opérations d’attributions gratuites d’actions (conformément aux dispositions des articles L. 225-197-1 et suivants et L. 22-10-59 et suivants du Code de commerce), ou au titre de leur participation aux fruits de l’expansion de l’entreprise ou dans le cadre d’un plan d’actionnariat ou d’un plan d’épargne d’entreprise ou de groupe (ou tout plan assimilé) dans les conditions prévues par la loi, notamment les articles L. 3332-1 et suivants du Code du travail ;
-
◆objectifs
prévus par l’article 13 de MAR et en application de la seule pratique de marché admise
par l’Autorité des marchés financiers :
- •d’assurer l’animation du marché secondaire ou la liquidité de l’action par un prestataire de services d’investissement intervenant en toute indépendance dans le cadre d’un contrat de liquidité conforme à une charte de déontologie reconnue par l’Autorité des marchés financiers et conformément aux dispositions de la décision AMF n° 2021-01 du 22 juin 2021 ;
-
◆autres
objectifs :
- •d’être conservées et remises ultérieurement à titre de paiement, d’échange ou autre dans le cadre d’opérations de croissance externe initiées par la société, étant précisé que le nombre d’actions acquises par la société en vue de leur conservation et de leur remise ultérieure en paiement ou en échange dans le cadre d’une opération de fusion, de scission ou d’apport, ne peut excéder 5 % du capital,
- •de les remettre lors de l’exercice de droits attachés à des titres de capital donnant droit par conversion, exercice, remboursement, échange, présentation d’un bon ou de toute autre manière, à l’attribution d’actions de la société, et plus généralement,
- •de les affecter à la réalisation de toute opération conforme à la réglementation en vigueur.
-
◆objectifs
prévus par l’article 5 de MAR :
- Ce programme serait également destiné à permettre à la société d’opérer dans tout autre but autorisé, ou qui viendrait à l’être, par la loi ou la réglementation en vigueur, notamment toute autre pratique de marché qui viendrait à être admise par l’Autorité des marchés financiers, postérieurement à la présente assemblée générale.
- Dans une telle hypothèse, la société informerait ses actionnaires par voie de communiqué ;
- 3)décide que, sauf acquisition d’actions à remettre au titre de plans d’achat d’actions dont bénéficieraient des salariés ou mandataires sociaux, le prix maximal d’achat par action ne pourra pas dépasser trois mille quatre cents euros (3 400 €), hors frais ;
- 4)décide que la Gérance pourra toutefois ajuster le prix d’achat susmentionné en cas de modification du nominal de l’action, d’augmentation du capital par incorporation de réserves, d’attribution gratuite d’actions, de division ou de regroupement d’actions, d’amortissement ou de réduction de capital, de distribution de réserves ou autres actifs, et de toutes autres opérations portant sur les capitaux propres, pour tenir compte de l’incidence de ces opérations sur la valeur de l’action ;
- 5)décide que le montant maximal des fonds destinés à la réalisation de ce programme d’achat d’actions ne pourra dépasser dix millliards d’euros (10 Mds €) ;
- 6)décide que les actions pourront être achetées par tout moyen, et notamment en tout ou partie par des interventions sur les marchés réglementés, des systèmes multilatéraux de négociations, auprès d’internalisateurs systématiques ou de gré à gré, y compris par achat de blocs de titres (sans limiter la part du programme de rachat pouvant être réalisée par ce moyen), par offre publique d’achat ou d’échange ou par l’utilisation de mécanismes optionnels ou instruments dérivés (dans le respect des dispositions légales et réglementaires alors applicables), à l’exclusion de la vente d’options de vente, et aux époques que la Gérance appréciera, y compris en période d’offre publique sur les titres de la société, dans le respect de la réglementation boursière, soit directement soit indirectement par l’intermédiaire d’un prestataire de services d’investissement. Les actions acquises au titre de cette autorisation pourront être conservées, cédées ou transférées par tous moyens, y compris par voie de cession de blocs de titres, et à tout moment, y compris en période d’offre publique ;
-
7)confère
tous pouvoirs à la Gérance pour mettre en œuvre la présente délégation, et notamment pour :
- ◆décider et procéder à la réalisation effective des opérations prévues par la présente autorisation,
- ◆en arrêter les conditions et les modalités,
- ◆passer tous ordres en Bourse ou hors marché,
- ◆ajuster le prix d’achat des actions pour tenir compte de l’incidence des opérations susvisées sur la valeur de l’action,
- ◆affecter ou réaffecter les actions acquises aux différents objectifs poursuivis dans les conditions légales et réglementaires applicables,
- ◆conclure tous accords en vue notamment de la tenue des registres d’achats et de ventes d’actions,
- ◆effectuer toutes déclarations auprès de l’Autorité des marchés financiers et de tous autres organismes,
- ◆effectuer toutes formalités, et
- ◆généralement faire ce qui sera nécessaire ;
- 8)décide que la présente autorisation est donnée pour une durée de 18 mois à compter de la présente assemblée.
Cette autorisation annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace l’autorisation donnée par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2025 en sa sixième résolution (« Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société »).
Résolutions 7, 8, 9 et 10 : approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 aux mandataires sociaux – application effective de la politique de rémunération
Exposé des motifs
Le dispositif applicable aux sociétés en commandite par actions encadrant la rémunération des dirigeants est présenté en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8).
Ce dispositif prévoit, s’agissant de l’exercice écoulé (clos le 31 décembre 2025) :
- ◆un vote ex-post dit « global » portant sur les informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce. Ces informations reflètent, pour chacun des mandataires sociaux en fonction au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, l’application effective de la politique de rémunération pour cet exercice.
- Les informations visées aux 1°, 2° et 4° de l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce sont détaillées et explicitées ci-après. Les autres informations visées par cet article, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4).
- Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux ;
- ◆un vote ex-post dit « individuel » portant sur la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice écoulé aux gérants et au président du Conseil de surveillance.
- Par les 8e à 10e résolutions, nous vous proposons ainsi d’approuver la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 aux gérants et au président du Conseil de surveillance.
Les éléments composant cette rémunération totale et les avantages de toute nature vous sont présentés dans les tableaux ci-après :
Résolutions
Mandataires sociaux concernés
Vote ex-post global
7e (informations sur les rémunérations et avantages de tous les mandataires sociaux)
Gérants, président et membres du Conseil de surveillance
Votes ex-post individuels
8e (rémunérations et avantages de M. Axel Dumas)
Gérant
9e (rémunérations et avantages de la société Émile Hermès SAS)
Gérant
10e (rémunérations et avantages de M. Éric de Seynes)
Président du Conseil de surveillance
Gérants
Élément de
rémunération soumis au voteMontant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable
Montant versé au cours de l’exercice 2025
Présentation
7e et 8e résolutions
(votes ex-post global et individuel) :M. Axel Dumas
Dans la mesure où les gérants ne perçoivent ni rémunérations variables pluriannuelles, ni rémunérations variables différées, seuls sont soumis au vote les éléments suivants :
- ◆la rémunération fixe versée au cours de l’exercice 2025 ;
- ◆la rémunération variable attribuée au titre de l’exercice 2024, versée au cours de l’exercice 2025 ;
- ◆la rémunération variable attribuée au titre de l’exercice 2025, dont le versement en 2026 est conditionné à l’approbation des actionnaires lors de l’Assemblée générale du 17 avril 2026 ; et
- ◆les avantages de toute nature.
Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2).
Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4).
Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux.
Rémunération fixe annuelle brute 2025 (rémunération « complémentaire » selon les statuts)
2 790 386 €
La rémunération fixe de M. Axel Dumas 2025 a été déterminée par le Conseil de gérance du 12 février 2025, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 13 février 2025.
En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2), la rémunération fixe annuelle brute 2025 effective de M. Axel Dumas a évolué à la hausse (une évolution limitée à + 5 %, contre une progression du chiffre d’affaires à taux de change constants de + 14,7 %) par rapport à l’exercice 2024.
Rémunération variable annuelle brute 2025 (rémunération « statutaire » selon les statuts)
5 042 291 €
dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE
La rémunération variable annuelle brute 2025 de M. Axel Dumas, attribuée au titre de l’exercice 2024, a été déterminée par le Conseil de gérance du 12 février 2025, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 13 février 2025.
Cet élément de rémunération a été approuvé par les actionnaires lors de l’Assemblée générale du 30 avril 2025 (7e et 8e résolutions).
En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2), la rémunération variable annuelle brute 2025 effective de M. Axel Dumas a évolué à la hausse (+ 8,9 %) par rapport à l’exercice 2024.
Rémunération variable différée
Sans objet
Le principe de l’attribution d’une rémunération variable différée n’est pas prévu.
Rémunération variable pluriannuelle
Sans objet
Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu.
Rémunération exceptionnelle
Sans objet
Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu.
Élément de
rémunération soumis au voteMontant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable
Montant versé au cours de l’exercice 2025
Présentation
Options d’achat d’actions, actions de performance ou tout autre élément de rémunération de long terme (valorisation comptable IFRS à la date d’attribution)
Options d’achat : n/a
Actions de performance : n/a
Autres éléments : n/a
Aucun plan d’options d’achat ni d’attribution d’actions de performance en faveur des gérants n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2025.
Indemnité de prise de fonction
Sans objet
Il n’existe pas de tel engagement.
Indemnité de départ
0 €
0 €
Les conditions encadrant l’indemnité de départ sont présentées dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4).
Aucun versement n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2025.
Indemnité de non-concurrence
Sans objet
M. Axel Dumas n’est pas assujetti à un engagement de non-concurrence, aucune indemnité n’est par conséquent prévue à ce titre.
Régime de retraite supplémentaire
1. Au titre du régime article 39 : aucun versement
2. Au titre du régime article 83 : aucun versement
3. Au titre du régime article 82 : aucun versement au bénéfice du gérant
Cotisation brute de 1 648 869 € (après retenue des charges sociales applicables et du prélèvement de l’impôt sur le revenu, le montant de la cotisation qui a été versé (montant net) à l’organisme assureur s’élève à 768 667 €).
Les régimes de retraite supplémentaire (en référence aux articles 39, 82 et 83 du Code général des impôts) sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4).
Aucun versement n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2025.
1. Régime de retraite à prestations définies (article 39 du Code général des impôts – article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale)
Sous réserve de remplir les conditions du régime au moment de la liquidation de sa retraite, notamment, l’achèvement définitif de la carrière professionnelle dans l’entreprise après au moins 10 ans d’ancienneté et la liquidation de la pension de retraite au régime de base de la Sécurité sociale, et des éventuelles évolutions législatives, les droits potentiels à rente calculés pour M. Axel Dumas au 31 décembre 2025 seraient de 165 326 €.
2. Régime de retraite à cotisations définies (article 83 du Code général des impôts)
Pour information, le montant brut maximal estimatif de rente annuelle au titre du régime de retraite à cotisations définies, si M. Axel Dumas avait pu liquider ses droits à la retraite au 31 décembre 2025, s’élèverait à 13 442 €.
3. Régime de retraite par capitalisation à cotisations définies (article 82 du Code général des impôts)
Le régime prévoit une cotisation annuelle brute assise sur la « Rémunération de Référence » du gérant constituée à la date du versement par (i) la rémunération annuelle fixe de l’année N et (ii) la rémunération variable annuelle attribuée au titre de l’année N - 1 et versée en année N (sous réserve d’approbation par l’Assemblée générale des actionnaires). La cotisation est calculée en appliquant sur la Rémunération de Référence un taux qui varie de 0 % à 20 % en fonction de l’atteinte des conditions de performance applicables (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4).
Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte des critères de performance lors de sa réunion du 13 février 2025 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 %. En conséquence, et conformément au dispositif, un montant brut de cotisation de 1 648 869 € a été déterminé, correspondant à 20 % de la Rémunération de Référence (8 244 480 €). Il est précisé qu’après retenue des charges sociales applicables et du prélèvement de l’impôt sur le revenu, le montant net de la cotisation qui a été versé à l’organisme assureur s’élève à 768 667 €. M. Axel Dumas n’a perçu aucune somme en numéraire.
Rémunérations versées ou attribuées par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation
Sans objet
Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu.
n/a : non applicable.
Élément de
rémunération soumis au voteMontant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable
Montant versé au cours de l’exercice 2025
Présentation
Valorisation des avantages de toute nature
12 415 €
Les avantages en nature sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4).
Régime de prévoyance
Le régime de prévoyance est présenté dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4).
Rémunération variable annuelle brute 2026 (rémunération « statutaire » selon les statuts)
5 314 575 €
dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE
La rémunération variable annuelle brute 2026 de M. Axel Dumas, attribuée au titre de l’exercice 2025, a été déterminée par le Conseil de gérance du 10 février 2026, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 11 février 2026.
Une partie de la rémunération variable est soumise à un critère « RSE » représentant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable.
Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte du critère RSE applicable à 10 % de la rémunération variable des gérants lors de sa réunion du 9 février 2026 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 %. Le détail de cette appréciation est présenté dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.2.1.2).
Par conséquent, la rémunération variable brute attribuée au titre de l’exercice 2025 a été calculée par application à la rémunération variable versée en 2025 au titre de l’exercice 2024 de la variation constatée du résultat consolidé avant impôt de l’exercice 2025 par rapport à celui de l’exercice 2024, soit une hausse de + 5,4 %.
Le versement de cette rémunération est conditionné à l’approbation de l’Assemblée générale du 17 avril 2026.
Élément de
rémunération soumis au voteMontant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable
Montant versé au cours de l’exercice 2025
Présentation
7e et 9e résolutions
(votes ex-post global et ex-post individuel) :Émile Hermès SAS
Dans la mesure où les gérants ne perçoivent ni rémunérations variables pluriannuelles, ni rémunérations variables différées, seuls sont soumis au vote les éléments suivants :
- ◆la rémunération fixe versée au cours de l’exercice 2025 ;
- ◆la rémunération variable attribuée au titre de l’exercice 2024, versée au cours de l’exercice 2025 ;
- ◆la rémunération variable attribuée au titre de l’exercice 2025, dont le versement en 2026 est conditionné à l’approbation des actionnaires lors de l’Assemblée générale du 17 avril 2026 ;
- ◆les avantages de toute nature.
Les éléments de rémunération présentés ci-dessous sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2).
Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4).
Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux.
Rémunération fixe annuelle brute 2025 (rémunération « complémentaire » selon les statuts)
948 562 €
La rémunération fixe de la société Émile Hermès SAS versée en 2025 a été déterminée par le Conseil de gérance du 12 février 2025, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 13 février 2025.
En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2), la rémunération fixe annuelle brute 2025 effective de Émile Hermès SAS a évolué à la hausse (une évolution limitée à + 5 %, contre une progression du chiffre d’affaires à taux de change constants de + 14,7 %) au titre de l’exercice 2024.
Élément de
rémunération soumis au voteMontant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable
Montant versé au cours de l’exercice 2025
Présentation
Rémunération variable annuelle brute 2025 (rémunération « statutaire » selon les statuts)
2 351 359 €
dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE
La rémunération variable annuelle brute 2025 de la société Émile Hermès SAS, attribuée au titre de l’exercice 2024, a été déterminée par le Conseil de gérance du 12 février 2025, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 13 février 2025.
Cet élément de rémunération a été approuvé par les actionnaires lors de l’Assemblée générale du 30 avril 2025 (7e et 9e résolutions).
En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2), la rémunération variable annuelle brute 2025 effective de la société Émile Hermès SAS a évolué à la hausse (+ 8,9 %) au titre de l’exercice 2024.
Rémunération variable différée
Sans objet
Le principe de l’attribution d’une rémunération variable différée n’est pas prévu.
Rémunération variable pluriannuelle
Sans objet
Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu.
Rémunération exceptionnelle
Sans objet
Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu.
Options d’achat d’actions, actions de performance ou tout autre élément de rémunération de long terme (valorisation comptable IFRS à la date d’attribution)
Options d’achat : n/a
Actions de performance : n/a
Autres éléments : n/a
Aucun plan d’options d’achat ni d’attribution d’actions de performance en faveur des gérants n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2025.
La société Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est par ailleurs pas éligible aux plans d’attribution d’options ou d’actions de performance.
Indemnité de prise de fonction
Sans objet
Il n’existe pas de tel engagement.
Indemnité de départ
Sans objet
Il n’existe pas de tel engagement.
Indemnité de non-concurrence
Sans objet
Il n’existe pas de tel engagement.
Régime de retraite supplémentaire
Sans objet
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Rémunérations versées ou attribuées par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation
Sans objet
Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu.
Valorisation des avantages de toute nature
Sans objet
Émile Hermès SAS ne bénéficie pas d’avantages de toute nature.
Régime de prévoyance
Sans objet
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de prévoyance.
n/a : non applicable.
Élément de
rémunération soumis au voteMontant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable
Montant versé au cours de l’exercice 2025
Présentation
Rémunération variable annuelle brute 2026 (rémunération « statutaire » selon
les statuts)2 478 332 €
dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE
La rémunération variable annuelle brute 2026 de la société Émile Hermès SAS, attribuée au titre de l’exercice 2025, a été déterminée par le Conseil de gérance du 10 février 2026, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 11 février 2026.
Une partie de la rémunération variable est soumise à un critère « RSE » représentant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable.
Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte du critère RSE applicable à 10 % de la rémunération variable des gérants lors de sa réunion du 9 février 2026 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 %. Le détail de cette appréciation est présenté dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.2.1.2).
Par conséquent, la rémunération variable brute attribuée au titre de l’exercice 2025 a été calculée par application à la rémunération variable versée en 2025 au titre de l’exercice 2024 de la variation constatée du résultat consolidé avant impôt de l’exercice 2025 par rapport à celui de l’exercice 2024, soit une hausse de + 5,4 %.
Le versement de cette rémunération est conditionné à l’approbation de l’Assemblée générale du 17 avril 2026.
Président du Conseil de surveillance
Élément de
rémunération soumis au voteMontant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable
Montant versé au cours de l’exercice 2025
Présentation
7e et 10e résolutions (votes ex-post global et individuel) :
M. Éric de Seynes
Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont conformes à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.3).
Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4).
Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux.
Rémunération fixe annuelle brute
180 000 €
180 000 €
Le président du Conseil de surveillance a droit à une rémunération annuelle fixe de 180 000 €. Cette somme est prélevée sur le montant global des rémunérations du Conseil de surveillance décidé par l’Assemblée générale. Il n’a droit à aucune rémunération variable puisqu’il doit présider toutes les réunions du Conseil.
Rémunération variable annuelle brute
Sans objet
Le principe d’une telle rémunération pour le président n’est pas prévu.
Autres éléments de rémunération
Sans objet
Aucune autre forme de rémunération n’est prévue.
Autres engagements
Sans objet
Il n’existe pas d’autres engagements.
Autres membres du Conseil de surveillance
Élément de
rémunération soumis au voteMontant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable
Montant versé au cours de l’exercice 2025
Présentation
7e résolution (vote ex-post global) :
Membres du Conseil de surveillance (hors président)
Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont conformes à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.3).
Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4).
Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux.
Rémunération de membre du Conseil fixe annuelle brute
Se référer au tableau n° 3 dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.4.3)
Les principes de répartition prévus par la politique de rémunération sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.3).
Rémunération de membre du Conseil variable annuelle brute
Se référer au tableau n° 3 dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.4.3)
Les principes de répartition prévus par la politique de rémunération sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.3).
Autres éléments de rémunération
Sans objet
Aucune autre forme de rémunération n’est prévue.
Autres engagements
Sans objet
Il n’existe pas d’autres engagements.
Septième résolution
Approbation des informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce en matière de rémunération pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, pour l’ensemble des mandataires sociaux (vote ex-post global)
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise, approuve, en application de l’article L. 22-10-77 I du Code de commerce, pour chaque mandataire social, les informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce, telles que présentées dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.2) et dans l’exposé des motifs des résolutions.
Huitième résolution
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Axel Dumas, gérant (vote ex-post individuel)
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77 II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Axel Dumas, gérant, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
Neuvième résolution
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à la société Émile Hermès SAS, gérant (vote ex-post individuel)
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77 II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à la société Émile Hermès SAS, gérant, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
Dixième résolution
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance (vote ex-post individuel)
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77 II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
Résolutions 11 et 12 : politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance (votes ex-ante)
Exposé des motifs
Le dispositif applicable aux sociétés en commandite par actions encadrant la rémunération des dirigeants est décrit en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8).
Ce dispositif prévoit que l’Assemblée générale des actionnaires vote chaque année sur les politiques de rémunération des mandataires sociaux (soit les gérants et les membres du Conseil de surveillance). Celles-ci sont exposées dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 à § 2.8.1.3).
Comme exposé au § 2.8.1.2.1 du chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité, a reconduit la politique de rémunération des gérants approuvée par l’Assemblée générale du 17 avril 2025.
Par la 11e résolution, nous vous proposons d’approuver la politique de rémunération des gérants (inchangée).
Par la 12e résolution, nous vous proposons d’approuver la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (inchangée).
Résolutions
Mandataires sociaux concernés
Votes ex-ante
11e (politique de rémunération)
Gérants
12e (politique de rémunération)
Membres du Conseil de surveillance
Onzième résolution
Approbation de la politique de rémunération des gérants (vote ex-ante)
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport sur le gouvernement d’entreprise du Conseil de surveillance, en application de l’article L. 22-10-76, II du Code de commerce, approuve la politique de rémunération des gérants, telle que présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2).
Douzième résolution
Approbation de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (vote ex-ante)
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport sur le gouvernement d’entreprise du Conseil de surveillance, en application de l’article L. 22-10-76, II du Code de commerce, approuve la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance, telle que présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.3).
Résolutions 13, 14 ET 15 : renouvellementS de mandat de membres du Conseil de surveillance
Exposé des motifs
Les mandats de quatre membres du Conseil de surveillance (Mme Dorothée Altmayer, Mme Monique Cohen, M. Renaud Momméja et M. Éric de Seynes) viennent à expiration à l’issue de la présente assemblée.
Par les 13e, 14e et 15e résolutions, l’Associé commandité vous propose de renouveler, pour la durée statutaire de trois ans, les mandats de Mme Dorothée Altmayer, M. Renaud Momméja et M. Éric de Seynes.
Ces trois mandats prendraient fin à l’issue de l’Assemblée générale appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
Mme Dorothée Altmayer est membre du Conseil de surveillance depuis le 6 juin 2017. Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines des ressources humaines et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat lui permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
M. Renaud Momméja est membre du Conseil de surveillance depuis le 2 juin 2005. Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire, de la culture d’Hermès ainsi que de l’Asie. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines de l’immobilier, de la finance, de la stratégie d’entreprise et de RSE et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
M. Éric de Seynes est membre du Conseil de surveillance depuis le 7 juin 2010 (il avait déjà exercé cette fonction de 2005 à 2008). Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que son leadership. Son parcours professionnel, sa grande expérience managériale, ses compétences en tant que dirigeant opérationnel et fonctionnel d’un groupe industriel à dimension international et l’implication avec laquelle il exerce son mandat lui permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
Assiduité cumulée sur les trois dernières années (2023-2025) de leur mandat
Conseil de surveillance
Comité d’audit et des risques
Comité RNG-RSE
Mme Dorothée Altmayer
95,24 %
n/a
n/a
M. Renaud Momméja
95,24 %
94,44 %
n/a
M. Éric de Seynes
100,00 %
n/a
n/a
n/a : non applicable.
Les renseignements concernant les personnalités dont le renouvellement du mandat est soumis à votre approbation figurent dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.8.1, § 2.4.8.2, § 2.4.8.4 et § 2.4.8.12).
Ces renouvellements sont en adéquation avec la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance, laquelle est décrite en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.3).
Le Conseil de surveillance s’est fixé des objectifs ou des principes en matière de taille optimale du Conseil, de limite d’âge, de nombre de membres indépendants et de diversité (représentation des femmes et des hommes, nationalités, expériences internationales, expertises…), et a progressivement fait évoluer la composition du Conseil pour y parvenir.
Ces propositions de renouvellement soumises au vote de l’Assemblée générale répondent à ces objectifs et principes, en permettant notamment de conserver une variété de compétences et d’expériences qui puisse couvrir chacun des domaines d’expertise correspondant aux grands enjeux du groupe Hermès en matière opérationnelle et aux principaux sujets que le Conseil de surveillance et ses comités sont amenés à contrôler dans le cadre de leurs missions. Elles répondent également au souhait du Conseil de maintenir une composition tenant compte des spécificités de la maison Hermès.
Treizième résolution
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de Mme. Dorothée Altmayer pour une durée de trois ans
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
Mme Dorothée Altmayer a fait savoir qu’elle acceptait le renouvellement de son mandat et qu’elle n’exerçait aucune fonction et n’était frappée d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Quatorzième résolution
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Renaud Momméja pour une durée de trois ans
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
M. Renaud Momméja a fait savoir qu’il acceptait le renouvellement de son mandat et qu’il n’exerçait aucune fonction et n’était frappé d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Quinzième résolution
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Éric de Seynes pour une durée de trois ans
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
M. Éric de Seynes a fait savoir qu’il acceptait le renouvellement de son mandat et qu’il n’exerçait aucune fonction et n’était frappé d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Résolution 16 : Nomination d’UN nouveau membre du Conseil de surveillance
Exposé des motifs
Le mandat de Mme Monique Cohen, membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International depuis 2014 et présidente du Comité d’audit et des risques, arrive à échéance à l’issue de la présente assemblée.
Mme Monique Cohen atteindra 12 ans de mandat le 3 juin 2026 et perdra, de ce fait, sa qualité de membre du Conseil indépendant selon les critères du Code Afep-Medef. Cette règle a toujours été appliquée strictement par Hermès International. C’est la raison pour laquelle il n’est pas proposé à la présente assemblée de renouveler son mandat.
Le Conseil de surveillance, en lien avec le Comité RNG-RSE, a initié, dès 2024, un processus de sélection de candidats susceptibles d’être proposés à la nomination à l’Assemblée générale du 17 avril 2026. Ce processus a permis au Comité RNG-RSE d’identifier et de proposer la candidature d’une personne.
Par la 16e résolution, il est proposé de nommer aux fonctions de nouveau membre du Conseil de surveillance et de future présidente du Comité d’audit et des risques Mme Lucia Sinapi-Thomas.
Mme Lucia Sinapi-Thomas a occupé des fonctions stratégiques au sein de Capgemini pendant plus de 30 ans, notamment comme directrice fiscale groupe, responsable Corporate Finance, trésorerie et relations investisseurs, puis directeur financier adjoint jusqu’en 2015. De 2016 à 2019, elle a occupé les fonctions de directeur exécutif Business Platforms. Depuis 2019, elle dirige Capgemini Ventures, structure dédiée aux investissements dans l’innovation et les technologies émergentes. Son expertise en gouvernance d’entreprise s’illustre au travers de ses mandats d’administratrice dans plusieurs sociétés cotées, notamment Dassault Aviation, Eutelsat Communications et précédemment Bureau Veritas et Capgemini SE. Cette nomination permettrait d’enrichir le Conseil d’une compréhension fine des enjeux de transformation numérique et d’innovation. Par ailleurs, son parcours international et sa connaissance des meilleures pratiques de gouvernance constitueraient des atouts majeurs pour notre Conseil de surveillance. Sa double expertise financière et juridique, conjuguée à son expérience en tant que membre de comités d’audit de sociétés cotées, fait d’elle une candidate particulièrement qualifiée pour présider le Comité d’audit et des risques. Son parcours de plus de 30 ans au sein d’un groupe international, où elle a notamment exercé les fonctions de directeur financier adjoint, lui confère une compréhension approfondie des enjeux financiers, de contrôle interne et de gestion des risques, essentiels à cette fonction.
En application de l’article 18.2 des statuts, son premier mandat aura une durée de trois ans.
Le Conseil de surveillance a analysé le respect des différents critères d’indépendance de Mme Lucia Sinapi-Thomas, directrice exécutive de Capgemini Ventures, au cours de sa réunion du 9 janvier 2026, sur la base des travaux du Comité RNG-RSE du 8 janvier 2026. Le Conseil de surveillance a porté une attention particulière au critère relatif aux relations d’affaires.
Ainsi, la relation d’affaires entre les deux groupes a été évaluée sur la base des critères quantitatifs et qualitatifs suivants :
- ◆durée des relations entre le groupe Hermès et Capgemini ;
- ◆stabilité des relations ;
- ◆importance économique de cette relation (comprenant notamment la répartition des pouvoirs dans les négociations, l’absence d’exclusivité et la part dans le chiffre d’affaires respectif des parties) ;
- ◆les investissements éventuellement réalisés dans le cadre de la relation ;
- ◆l’interdépendance économique entre les parties (risque de conséquences graves, notamment économiques, en cas de rupture brutale) ;
- ◆l’organisation des relations (pouvoir décisionnel de la personne proposée à la nomination dans les relations/rémunération de la personne proposée à la nomination en lien avec la relation d’affaires) ;
- ◆l’existence éventuelle de liens entre l’entité ou le groupe concerné et d’autres sociétés dont d’autres membres du Conseil de surveillance exerceraient des fonctions dirigeantes exécutives ou de présidence d’un organe social d’administration ou de surveillance.
Mme Lucia Sinapi-Thomas exerce des fonctions au sein de Capgemini Ventures, société avec laquelle le groupe Hermès n’a pas de relations d’affaires. Par ailleurs, Capgemini SE fournit à Hermès International et ses filiales des services courants et normaux de fourniture de conseils en matière de stratégie et de transformation, d’applications et de technologie, d’ingénierie et d’opérations, lesquels représentent une part non significative du chiffre d’affaires net de Capgemini SE.
Le Conseil de surveillance a ainsi pu conclure que Mme Lucia Sinapi-Thomas satisfait à l’ensemble des critères d’indépendance du Code Afep-Medef, ainsi qu’au critère supplémentaire, spécifique à Hermès International (ne pas être associé ou membre du Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité).
Sous réserve de l’approbation de sa nomination par la présente assemblée, Mme Lucia Sinapi-Thomas intégrera le Comité d’audit et des risques et en assurera la présidence.
La nomination qui vous est proposée laissera les proportions (hors représentants des salariés) inchangées, à savoir :
- ◆de 54 % de femmes et de 46 % d’hommes au sein du Conseil ;
- ◆de 38 % de membres indépendants au sein du Conseil ;
- ◆de 75 % de membres indépendants au sein du Comité d’audit et des risques ; et
- ◆de 67 % de membres indépendants au sein du Comité RNG-RSE.
Cette nomination présente une adéquation parfaite avec la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance, laquelle est décrite en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.3).
Cette proposition de nomination soumise au vote de l’Assemblée générale répond aux objectifs et principes que le Conseil s’est fixés, en permettant notamment de conserver une variété de compétences et d’expériences qui puisse couvrir chacun des domaines d’expertise correspondant aux grands enjeux du groupe Hermès en matière opérationnelle et aux principaux sujets que le Conseil de surveillance et ses comités sont amenés à contrôler dans le cadre de leurs missions. Elle répond également au souhait du Conseil de maintenir une composition tenant compte des spécificités de la maison Hermès.
Les renseignements concernant la personnalité dont la nomination est soumise à votre approbation figurent ci-après :
Âge
61 ans 1
(19 janvier 1964)
Nationalité
Française
Adresse
c/o Hermès International
24, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Actions détenues au 31 décembre 2025
Néant 2
—
Date de première nomination
Conseil de surveillance 3
17 avril 2026
Comité d’audit et des risques 4
17 avril 2026
Échéance du mandat en cours
AG 2029

LUCIA SINAPI-THOMAS
Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International (vice-présidente) 3
Membre du Comité d’audit et des risques (présidente) 4
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience
Mme Lucia Sinapi-Thomas est diplômée de l’ESSEC (1986) et titulaire d’une maîtrise en droit de Paris II-Panthéon Assas (1988). Elle a été admise au Barreau de Paris en tant qu’avocate en 1989 et a obtenu une certification d’analyste financier du SFAF en 1997. Elle débute sa carrière en tant qu’avocate en droit des affaires et fiscalité avant de rejoindre Capgemini en 1992, successivement comme directrice fiscale groupe, puis responsable Corporate FInance, trésorerie et relations investisseurs, périmètre par la suite étendu à la gestion des risques et aux assurances, ainsi que membre du Comité des engagements du groupe. Directrice financière adjointe de 2013 à 2015, elle prend ensuite les fonctions de directrice exécutive Business Platforms au sein du groupe Capgemini en 2016.
Depuis le 1er janvier 2019, Mme Lucia Sinapi-Thomas est directrice exécutive de Capgemini Ventures.
Mme Lucia-Sinapi a siégé pendant 12 ans au Conseil d’administration de Capgemini SE, en qualité de représentante des salariés actionnaires, où elle a également présidé le Conseil de surveillance du FCPE Capgemini. Elle a été administratrice de Bureau Veritas durant 12 ans, période pendant laquelle elle a contribué aux travaux du Comité des nominations et des rémunérations, ainsi que du Comité stratégique. Elle siège actuellement au Conseil d’administration de Dassault Aviation, où elle est membre du Comité d’audit, ainsi qu’au Conseil d’administration d’Eutelsat Communication.
Compétences clés
Mme Lucia Sinapi-Thomas apportera au Conseil de surveillance une maîtrise approfondie des enjeux de transformation digitale, acquise pendant plus de 30 ans dans le secteur des services numériques. Elle dispose d’une vision stratégique de l’innovation, accompagnant les entreprises dans leur transformation technologique et opérationnelle. Mme Lucia Sinapi-Thomas apportera également une expérience financière reconnue. Cette compétence, associée à son expérience au sein de plusieurs comités, représente un atout majeur pour la présidence du Comité d’audit et des risques. Cette expérience significative d’administratrice lui confère également une compréhension fine des enjeux de gouvernance et des exigences de conformité. Mme Lucia Sinapi-Thomas apportera également une expertise opérationnelle globale intégrant une connaissance approfondie de la relation client et des enjeux stratégiques des grandes organisations.
Principales activités exercées hors de la société
Directrice exécutive de Capgemini Ventures.
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025
Dans les sociétés du groupe Hermès
Sociétés françaises ▲
Néant
Sociétés étrangères ▲
Néant
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès
Sociétés françaises
- ◆Capgemini Ventures
- Directrice exécutive
- ◆Dassault Aviation ● ✱
- Administratrice et membre du Comité d’audit
- ◆Eutelsat Communications ● ✱
- Administratrice et présidente du Comité des rémunérations
Sociétés étrangères
- ◆Azqore (Suisse) (Suisse
- Administratrice
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025
Sociétés françaises
- ◆Capgemini ●
- Administratrice représentant les salariés actionnaires et membre du Comité des rémunérations (terminé en 2024)
- ◆Bureau Veritas ●
- Administratrice et membre du Comité d’audit (2013 à 2019), du Comité nominations et rémunérations et du Comité stratégique (terminé le 19/06/2025)
- ◆FCPE Capgemini
- Présidente du Conseil de surveillance (terminé en 2022)
Sociétés étrangères
- ◆Sogeti Sverige (Suède)
- Administratrice (terminé en 2021)
- ◆Fifty Five Genesis Project (États-Unis)
- Administratrice (terminé en 2021)
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025.
(2) Conformément à l’article 18.1 des statuts de la société, Mme Lucia Sinapi-Thomas sera titulaire d’une action Hermès International à la date de l’Assemblée générale du 17 avril 2026.
(3) Sous réserve des décisions de l’Assemblée générale du 17 avril 2026.
(4) Sous réserve des décisions de l’Assemblée générale du 17 avril 2026 et des décisions du Conseil de surveillance.
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats.
Seizième résolution
Nomination de Mme Lucia Sinapi-Thomas en qualité de nouveau membre du Conseil de surveillance pour une durée de trois ans
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, nomme aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
-
8.3Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026
Conformément aux dispositions légales et réglementaires, nous vous rendons compte de l’accomplissement de notre mission pendant l’exercice clos le 31 décembre 2025.
- ◆que nous avons été régulièrement informés par la Gérance des opérations sociales et de leurs résultats ;
- ◆que le bilan et ses annexes ainsi que le compte de résultat nous ont été communiqués dans les conditions prévues par la loi ;
- ◆que les opérations soumises, en vertu de dispositions expresses des statuts, à autorisation préalable du Conseil de surveillance ont effectivement reçu notre accord ;
- ◆enfin, que le Conseil de surveillance a été conduit à statuer sur les questions relevant de sa compétence exclusive au regard des statuts.
1.Observations sur les comptes sociaux et consolidés
-
9.2Responsables du contrôle des comptes RFA
Dans le cas où la nomination d’un Commissaire aux comptes est motivée par la vacance d’un mandat (par démission notamment), elle intervient pour la durée restante du mandat de son prédécesseur.
-
9.3Consultation des informations réglementaires
Le site financier de la société est accessible à l’adresse https://finance.hermes.com. Sur ce site sont mises à la disposition des actionnaires et des investisseurs les informations disponibles en français et en anglais, sur les cinq derniers exercices.
-
9.4Informations incluses par référence
En application de l’article 19 du règlement européen n° 2017/1129 du 24 juin 2017, le présent document d’enregistrement universel incorpore par référence les informations suivantes, auxquelles le lecteur est invité à se reporter :
Rubrique de l’annexe concernée
Document(s) où figure l’information
(avec lien hypertexte)
Parties incorporées par référence
18.1.1
18.3.1
Document d’enregistrement universel déposé le 26 mars 2024 auprès de l’Autorité des marchés financiers sous la référence D24-0177.
Ce document est disponible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications/.
Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 : comptes consolidés, comptes sociaux et rapports des Commissaires aux comptes y afférents, respectivement aux pages 416 à 464 et 468 à 492.
18.1.1
18.3.1
Document d’enregistrement universel déposé le 27 mars 2025 auprès de l’Autorité des marchés financiers sous la référence D25-0165.
Ce document est disponible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications/.
Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024 : comptes consolidés, comptes sociaux et rapports des Commissaires aux comptes y afférents, respectivement aux pages 370 à 417 et 420 à 444.
Les informations incluses dans ces deux documents de référence autres que celles citées ci-dessus ont été, le cas échéant, remplacées et/ou mises à jour par des informations incluses dans le présent document d’enregistrement universel. Ce document d’enregistrement universel est accessible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications/.
Les informations figurant sur les sites Internet mentionnés par les liens hypertextes suivants dans le présent document d’enregistrement universel ne font pas partie du document d’enregistrement universel. À ce titre, ces informations n’ont été ni examinées ni approuvées par l’AMF.
URL
Paragraphe
https://finance.hermes.com/fr/ethique-droits-humains-et-diversites/
Chapitre 2
§ 2.3.4.3 / page 2.3.4.3
Chapitre 4
§ 4.1.2.6.3 / page 4.1.2.6.3
§ 4.1.4.2.2 / page 4.1.4.2.2 Dispositifs en matière de conduite des affaires
Chapitre 4
§ 4.1.3.4.3 / page 4.1.3.4.3
URL
Paragraphe
Chapitre 2
§ 2.1.2 / page 2.1.2
§ 2.4.7.1 / page 2.4.7.1
§ 2.4.7.2 / page 2.4.7.2
§ 2.4.7.3 / page 2.4.7.3
§ 2.6.2.2 / page 2.6.2.2
§ 2.6.3.2 / page 2.6.3.2
Chapitre 7
§ 7.1.3 / page 7.1.3
https://finance.hermes.com/fr/remuneration-des-mandataires-sociaux/
Chapitre 2
§ 2.8.1.1.4 / page 2.8.1.1.4
Chapitre 2
§ 2.5.6.3 / page 2.5.6.3
Chapitre 4
§ 4.1.3.3.3 / page 4.1.3.3.3
§ 4.1.3.5.3 / page 4.1.3.5.3
§ 4.1.4.2.3 / page 4.1.4.2.3 Approche en matière de droits humains
§ 4.3 / page 4.3
Chapitre 7
§ 7.1.1 / page 7.1.1
§ 7.2.4 / page 7.2.4
§ 7.5.5 / page 7.5.5
§ 7.5.8 / page 7.5.8
Chapitre 9
§ 9.3 / page 9.3
Chapitre 7
§ 7.2.1.2 / page 7.2.1.2
§ 7.5.3 / page 7.5.3
§ 7.5.7 / page 7.5.7
Chapitre 7
§ 7.5.6 / page 7.5.6
Chapitre 7
§ 7.2.2.3.1 / page 7.2.2.3.1
Chapitre 2
§ 2.8.5 / page 2.8.5
Chapitre 4
§ 4.1.1.2.2 / page 4.1.1.2.2
§ 4.1.2.1.2 / page 4.1.2.1.2
§ 4.1.2.6.3 / page 4.1.2.6.3
§ 4.1.4.6.1 / page 4.1.4.6.1 Politique en matière de prévention et lutte contre la corruption
§ 4.1.4.10.1 / page 4.1.4.10.1 Politique Bien-Être animal
https://finance.hermes.com/fr/nos-partenaires-et-fournisseurs/
Chapitre 4
§ 4.1.3.3.3 / page 4.1.3.3.3
§ 4.1.3.5.2 / page 4.1.3.5.2
-
9.5Tables de concordance
Le document d’enregistrement universel consiste à présenter dans un seul et même document des informations que la société a par ailleurs déjà communiquées sous d’autres formes, et de manière séparée, en application du droit existant.
Le présent document d’enregistrement universel agrège ainsi diverses informations qui sont également publiées par la société en vertu des obligations législatives et réglementaires en vigueur. Il comprend en outre :
- ◆le rapport financier annuel prévu par les articles L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers ;
-
◆le
rapport de gestion complet au sens de l’article L. 232-1 du Code de commerce, y compris :
- •le rapport de durabilité prévu par la Directive Européenne CSRD transposée en droit national par une ordonnance du 8 novembre 2023 ainsi que par l’articles L. 225-102-1 du Code de commerce,
- •le rapport sur le gouvernement d’entreprise prévu par l’article L. 226-10-1 du Code de commerce ; et
- ◆l’ensemble des informations requises pour l’Assemblée générale et prévues par les articles L. 225-100 et R. 225-83 du Code de commerce, y compris les documents et informations adressés aux actionnaires.
En conséquence, et conformément à la position-recommandation de l’AMF DOC-2021-02, il est précisé que le présent document d’enregistrement universel est présenté sous la forme d’un « DEU 4 en 1 ».
Document(s)
Textes de référence
Chapitre/§/Pages
1. Document d’enregistrement universel
Annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019 complétant le règlement européen n° 2017/1129 du 14 juin 2017
Chapitre 9
§ 9.5.4 / pages 9.5.4
2. Rapport financier annuel
Article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier
Article 222-3 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers
Chapitre 9
§ 9.5.1 / page 9.5.1
3. Rapport de gestion
Articles L. 225-100, L. 232-1 et suivants, R. 225-102 et suivants du Code de commerce
Chapitre 9
§ 9.5.2 / pages 9.5.2
Informations en matière de durabilité
Articles L. 232-6-3 et L. 233-28-4 du Code de commerce
Chapitre 4
§ 4.1 et suivants / pages 4.1 et suivantes
Rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise
Articles L. 226-10-1 et L. 22-10-78 du Code de commerce
Chapitre 9
§ 9.5.3 / pages 9.5.3
4. Documents destinés à l’Assemblée générale
Articles L. 225-100 et R. 225-83 du Code de commerce
Informations relatives aux gérants et aux membres du Conseil de surveillance
Articles L. 22-10-78 et L. 225-37-4 du Code de commerce
Chapitre 2
§ 2.3.2 / pages 2.3.2
§ 2.4.5 / pages 2.4.5
§ 2.4.6 / pages 2.4.6
§ 2.4.8 / pages 2.4.8
Texte des projets de résolutions
Résolutions ordinaires
1re, 2e et 3e résolutions
Approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) –Quitus à la Gérance
Articles L. 225-100 et L. 22-10-34 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.1 / page Résolutions 1, 2 et 3 : approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) – quitus à la Gérance
4e résolution
Affectation du résultat – Distribution d’un dividende ordinaire et d’un dividende extraordinaire
Article L. 232-12 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.1 / page Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire
5e résolution
Approbation des conventions réglementées
Articles L. 225-38 à L. 225-43, L. 226-10, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.1 / page Résolution 5 : approbation des conventions réglementées
6e résolution
Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société
Articles L. 22-10-62 et suivants du Code de commerce
Règlement (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014 « MAR »
Chapitre 8
§ 8.2.1 / pages Résolution 6 : autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société
7e, 8e, 9e et 10e résolutions
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 aux mandataires sociaux – Application effective de la politique de rémunération
Articles L. 22-10-9 et L. 22-10-77 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.1 / pages 8.2.1
11e et 12e résolutions
Politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance (votes ex-ante)
Article L. 22-10-76 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.1 / pages Résolutions 11 et 12 : politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance (votes ex-ante)
13e, 14e et 15e résolutions
Renouvellement de mandat de membres du Conseil de surveillance
Article L. 226-4 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.1 / pages Résolutions 13, 14 ET 15 : renouvellementS de mandat de membres du Conseil de surveillance
16e résolution
Nomination d’un nouveau membre du Conseil de surveillance
Article L. 226-4 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.1 / pages Résolution 16 : Nomination d’UN nouveau membre du Conseil de surveillance
Résolutions extraordinaires
17e résolution
Réduction de capital
Article L. 22-10-62 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.2 / page Résolution 17 : autorisation de réduction du capital par annulation d’actions
18e résolution
Délégation à la Gérance
Articles L. 22-10-59, L. 22-10-60, L. 225-197-1 et suivants et L. 233-32 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.2 / pages 8.2.2
19e résolution
Modification de l’article 24.2 des statuts
Articles L. 225-96 et L. 226-11 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.2 / page Résolution 17 : autorisation de réduction du capital par annulation d’actions
2Oe résolution
Pouvoirs pour les formalités
Article R. 210-18 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.2 / page Délégation de pouvoirs pour l’exécution des formalités liées à l’Assemblée générale
Texte et exposé des motifs présentés par des actionnaires ainsi que la liste des points ajoutés à l’ordre du jour à leur demande
Articles L. 225-105, R. 225-71 à R. 225-73 du Code de commerce
n/a
Rapport sur le gouvernement d’entreprise
Articles L. 226-10-1 et L. 22-10-78 du Code de commerce
Chapitre 9
§ 9.5.3 / pages 9.5.3
Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026
Article L. 226-9 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.3 / page Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026
Informations et renseignements sur les membres du Conseil de surveillance dont la nomination ou le renouvellement est proposé à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026
Article R. 225-83 du Code de commerce
Chapitre 2
§ 2.4.8.6 / page 2.4.8.6
§ 2.4.8.7 / page 2.4.8.7
§ 2.4.8.10 / page 2.4.8.13
Chapitre 8
§ 8.2.1 / pages Résolution 16 : Nomination d’UN nouveau membre du Conseil de surveillance
Comptes annuels
Article L. 232-1 du Code de commerce
Chapitre 6
§ 6.1 et suivants / page 6.1 et suivantes
Comptes consolidés
Articles L. 233-18 à L. 233-26 du Code de commerce
Chapitre 5
§ 5.1 et suivants / page 5.1 et suivantes
Rapport de gestion, incluant les informations en matière de durabilité
Articles L. 225-100, L. 232-1 et suivants, R. 225-102 et suivants du Code de commerce
Chapitre 9
§ 9.5.2 / pages 9.5.2
Tableau des affections de résultat
Article R. 225-83 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.2.1 (4e résolution)/pages Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire
Rapport de la Gérance sur les opérations réalisées par la société ou par les sociétés qui lui sont liées au titre des options d’achat ou de souscription d’actions réservées au personnel salarié et aux dirigeants
Article L. 225-184 du Code de commerce
Chapitre 2
§ 2.8.3 / page 2.8.3
Rapport de la Gérance sur les opérations réalisées par la société ou par les sociétés qui lui sont liées au titre des attributions d’actions gratuites réservées au personnel salarié et aux dirigeants
Article L. 225-197-4 du Code de commerce
Chapitre 2
§ 2.8.3 / page 2.8.3
Rapports des Commissaires aux comptes
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels
Articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce
Chapitre 6
§ 6.5 / pages 6.5
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
Articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce
Chapitre 5
§ 5.7 / pages 5.7
Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions réglementées
Article L. 226-10 et R. 226-2 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.4.3 / pages 8.4.3
Rapport de l’un des Commissaires aux comptes, sur la certification des informations en matière de durabilité figurant dans le rapport de gestion de la Gérance
Articles L. 22-10-36 et L. 233-28-4 et L. 821-54 du Code de commerce
Chapitre 4
§ 4.2 / pages 4.2
Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur la réduction de capital (17e résolution)
Article L. 22-10-62 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.4.5 / page 8.4.5
Rapport des Commissaires aux comptes sur l’autorisation d’attribution d’actions gratuites existantes (18e résolution)
Article L. 225-197-1 et L. 225-197-2 du Code de commerce
Chapitre 8
§ 8.4.6 / pages 8.4.6
9.5.1Table de réconciliation du rapport financier annuel
Afin de faciliter la lecture du présent document, la table de concordance ci-après permet d’identifier, dans le présent document d’enregistrement universel, les informations qui constituent le rapport financier annuel devant être publié par les sociétés cotées conformément aux articles L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du règlement général de l’AMF.
Éléments requis
Chapitre/§/Pages
Comptes annuels de la société Hermès International
Chapitre 6
§ 6.1 et suivants / pages 6.1 et suivantes
Comptes consolidés du groupe Hermès
Chapitre 5
§ 5.1 et suivants / pages 5.1 et suivantes
Rapport de la Gérance, incluant le rapport sur les informations en matière de durabilité
Chapitre 9
§ 9.5.2 / page 9.5.2
Attestation du responsable du rapport financier annuel
Chapitre 9
§ 9.1.2 / page 9.1.2
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels
Chapitre 6
§ 6.5 / pages 6.5
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
Chapitre 5
§ 5.7 / pages 5.7
Rapport d’un Commissaire aux comptes sur la certification des informations en matière de durabilité
Chapitre 4
§ 4.2 / pages 4.2
Rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise
Chapitre 9
§ 9.5.3 / pages 9.5.3
-
9.6Glossaire
Titre négociable émis par une société de capitaux cotée ou non et représentatif de la valeur unitaire du capital social de celle-ci, donnant à son titulaire la qualité d’actionnaire. À cette action sont attachés des droits d’information et le droit de vote en Assemblée générale, ainsi que des droits à caractère financier (droit au dividende, droit préférentiel de souscription). L’action peut être au porteur ou au nominatif.
Lorsque les actions sont au nominatif, le teneur de compte est la société elle-même ou un mandataire désigné par la société émettrice pour gérer la tenue de ses comptes au nominatif. Pour Hermès International, il s’agit d’Uptevia. Les détenteurs d’actions au nominatif sont nommément connus par la société émettrice. Ils peuvent soit assurer eux-mêmes la gestion de leurs titres, ils sont alors qualifiés d’actionnaires au nominatif pur ; ou alors confier à l’intermédiaire de leur choix le soin de gérer leur compte ouvert auprès de la société émettrice, ils sont alors qualifiés d’actionnaires au nominatif administré.
Lorsque les actions sont au porteur (forme la plus courante), le teneur de compte est un intermédiaire financier (banque ou société de Bourse). Cet intermédiaire est le seul à connaître l’identité du propriétaire de l’action en tant qu’actionnaire individuel, la société émettrice ne connaît donc pas le nom des porteurs de ces actions.
Sauf pour la nomination et la révocation des membres du Conseil de surveillance, la nomination et la révocation des Commissaires aux comptes, la distribution des bénéfices de l’exercice et l’approbation des conventions soumises à autorisation, aucune décision des assemblées n’est valablement prise si elle n’est pas approuvée par les associés commandités au plus tard à la clôture de l’Assemblée ayant voté la décision en cause.
Document fourni par l’intermédiaire financier prouvant la qualité d’actionnaire d’un détenteur de titres au porteur. Ce document lui permet de participer à l’Assemblée générale.
Opération qui permet d’accroître les fonds propres de la société. L’augmentation de capital est réalisée soit par augmentation du nominal des actions existantes, soit par création d’actions nouvelles provenant de souscriptions en numéraire, d’apports en nature ou de bénéfices, réserves, primes d’émission ou d’apport, incorporées au capital. Les augmentations de capital peuvent être réalisées avec ou sans droit préférentiel de souscription. Elles peuvent permettre de faire participer de nouveaux actionnaires au capital de la société. Elles doivent avoir été préalablement autorisées par une Assemblée générale extraordinaire.
Part qu’une société détient de son propre capital. Les actions représentant l’autodétention sont privées de droit de vote et ne donnent pas droit au dividende.
Autorité boursière régulant les acteurs et produits de la place financière française. Elle réglemente, autorise, surveille et, lorsque c’est nécessaire, contrôle, enquête et sanctionne. Elle veille également à la bonne information des investisseurs et les accompagne, en cas de besoin, grâce à son dispositif de médiation.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) est l’autorité publique indépendante qui a pour mission de veiller :
- ◆à la protection de l’épargne investie dans les produits financiers ;
- ◆à l’information des investisseurs ;
- ◆au bon fonctionnement des marchés financiers.
« Épargne Info Service » répond à vos questions sur les produits d’épargne, la Bourse ou le rôle de l’AMF au 01 53 45 62 00 (prix d’un appel local).
Élément de l’analyse boursière, il s’obtient en divisant le bénéfice net de l’entreprise par le nombre d’actions composant le capital.
La biodiversité désigne l’ensemble des espèces vivantes. Elle englobe la diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes et la façon dont ceux-ci interagissent.
La capacité d’autofinancement correspond à l’ensemble des ressources financières générées par l’entreprise dans le cadre de son activité et dont elle pourrait disposer pour couvrir ses besoins financiers. Elle mesure la capacité de cette dernière à financer sur ses propres ressources les besoins liés à son existence, tels que les investissements ou les remboursements de dettes.
Il s’agit de la valeur boursière d’une entreprise à un instant donné. Elle se calcule en multipliant le cours de Bourse par le nombre d’actions qui composent le capital.
Partie des capitaux propres apportés par les actionnaires lors de la création de la société ou lors d’une augmentation de capital subséquente.
Le cash flow disponible ajusté correspond aux flux de trésorerie liés à l’activité diminués des investissements opérationnels et du remboursement des dettes de loyers comptabilisées en application de la norme IFRS 16 (agrégats de l’état des flux de trésorerie consolidés).
Organisation internationale à but non lucratif, indépendante et reconnue, offrant un système de mesure de la stratégie, des mesures et des résultats des entreprises en matière de lutte contre le changement climatique, de gestion durable de l’eau et de protection des forêts.
L’ensemble des activités, ressources et relations liées au modèle économique de l’entreprise ainsi qu’à l’environnement extérieur dans lequel elle exerce ses activités. Une chaîne de valeur englobe les activités, ressources et relations que l’entreprise utilise et dont elle se sert pour créer ses produits ou services, depuis la conception jusqu’à la livraison, la consommation et la fin de vie.
Le chiffre d’affaires est le montant total des ventes de produits et services réalisées par la société, sur une période donnée, dans l’exercice de son activité normale et courante.
Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées élaboré par l’Association française des entreprises privées (Afep) et le Mouvement des entreprises de France (Medef), après concertation avec les différents acteurs de la place. Ce code contient un ensemble de recommandations exigeant et précis sur le gouvernement d’entreprise. Il peut être désigné par les sociétés cotées comme étant leur code de référence en application de l’article L. 22-10-10, 4° du Code de commerce. Le Code Afep-Medef fait l’objet de révisions et d’actualisations régulières.
Comité du Conseil de surveillance en charge des comptes et de la durabilité, de l’audit, des risques et de la prévention de la corruption.
Comité du Conseil de surveillance en charge des rémunérations, des nominations, de la gouvernance et de la responsabilité sociale et environnementale.
Les comptes consolidés intègrent l’ensemble des comptes des sociétés formant le groupe Hermès, dans le but de présenter la situation financière comme si celles-ci ne formaient qu’une seule et même entité.
Chaque fois qu’ils le jugent souhaitable, la Gérance d’Hermès International ou le président du Conseil de surveillance d’Hermès International convoquent en Congrès le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS et le Conseil de surveillance d’Hermès International.
Le Congrès est une institution destinée à permettre une large concertation entre le Conseil de gérance de l’Associé commandité, organe interne ayant à connaître les principaux aspects de la gestion d’Hermès International, et le Conseil de surveillance, émanation des actionnaires.
Le Congrès connaît toutes les questions qui lui sont soumises par l’auteur de la convocation ou dont il se saisit, sans pouvoir pour autant se substituer en matière de prise de décision aux organes auxquels ces pouvoirs sont attribués par la loi, les statuts de la société et ceux d’Émile Hermès SAS.
Le Congrès du Conseil de gérance et du Conseil de surveillance ne dispose pas par lui-même de pouvoirs propres de décision. Il agit uniquement comme un organe de concertation. S’ils le souhaitent, le Conseil de gérance et le Conseil de surveillance peuvent, en Congrès, prendre toute décision ou émettre tout avis de leur compétence.
La société est dotée d’un Conseil de surveillance, composé de trois à 15 membres (non compris les membres représentant les salariés) nommés pour un mandat de trois ans (sauf exception, conformément à l’article 18.2 des statuts), choisis parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant.
Directive européenne 2022/2464 du 14 décembre 2022 applicable à partir du 1er janvier 2024. Elle vise à harmoniser la publication d’informations sur la durabilité des entreprises et à les amener au même niveau de robustesse que l’information financière. Elle repose sur une analyse de double matérialité.
La croissance du chiffre d’affaires à taux de change constants est calculée en appliquant au chiffre d’affaires de la période, pour chaque devise, les taux de change moyens de la période précédente.
Déclaration que les dirigeants, les personnes qui agissent pour leur compte, ainsi que les personnes qui leur sont liées sont tenues d’effectuer à l’émetteur et à l’AMF, relativement aux opérations qu’ils réalisent sur les actions et titres de créance de la société au sein de laquelle ils exercent leurs fonctions ainsi que sur les instruments financiers qui leur sont liés. Cette déclaration doit être effectuée dans un délai de trois jours ouvrés à compter de l’opération qui en est l’objet (pour de plus amples informations, voir le guide de l’information permanente et de la gestion de l’information privilégiée DOC-2016-08 de l’AMF).
C’est un dividende dont le montant est exceptionnellement élevé par rapport au dividende habituellement versé et qui n’est donc pas récurrent. Il peut s’ajouter ou se substituer au dividende ordinaire.
Partie des bénéfices réalisés par la société, du report à nouveau, ou des réserves que l’Assemblée générale, sur proposition du Conseil de surveillance, décide de distribuer aux actionnaires. Le dividende représente le revenu de l’action, et son montant varie chaque année en fonction des résultats et de la politique adoptée par la société.
Document de synthèse déposé sur une base volontaire par les émetteurs. Il constitue un outil de communication permettant au marché (analystes financiers, investisseurs, actionnaires individuels...) de disposer d’une information annuelle incluant tous les éléments nécessaires pour fonder son jugement sur l’activité, la situation financière, les résultats et les perspectives de l’émetteur ainsi que la structure de la gouvernance et de l’actionnariat. Il contient des informations juridiques, financières et comptables, des informations concernant les activités et l’actionnariat ainsi qu’une description de l’émetteur pour un exercice donné. Si son établissement est facultatif, la plupart des sociétés cotées de taille importante établissent un document d’enregistrement universel.
La double matérialité comporte deux dimensions : la matérialité d’impact et la matérialité financière. Un enjeu de durabilité répond au critère de la double matérialité s’il présente une matérialité d’impact, une matérialité financière, ou les deux.
En contrepartie de la suppression du Droit préférentiel de souscription, la Gérance peut instaurer un droit de priorité, le cas échéant à titre réductible. Lorsqu’il est prévu, ce droit, comme le droit préférentiel de souscription, permet aux actionnaires de souscrire à l’émission proposée proportionnellement au nombre d’actions qu’ils détiennent déjà. Cependant, à la différence du droit préférentiel de souscription, ce droit de priorité est (i) exerçable pendant un délai de priorité (en pratique fixé à cinq jours de Bourse au minimum) qui est plus court que le délai prévu pour le Droit préférentiel de souscription, et (ii) n’est pas négociable.
Exercé lors des assemblées générales d’une société, le droit de vote attaché à une action permet à son détenteur de participer aux principales décisions de l’entreprise. Si une action peut se voir attacher un droit de vote simple, multiple ou aucun droit de vote, seuls les actionnaires peuvent détenir des droits de vote.
Le droit de vote double déroge au principe légal selon lequel le nombre de voix attachées aux actions est obligatoirement proportionnel à la quotité de capital qu’elles représentent (principe : « une action égale une voix »).
- ◆à toute action nominative Hermès International entièrement libérée pour laquelle il est justifié d’une inscription en compte au nom d’un même actionnaire pendant une durée d’au moins quatre ans, et ce, à compter de la première Assemblée suivant le quatrième anniversaire de la date de cette inscription en compte ; et
- ◆à toute action nominative Hermès International distribuée gratuitement à un actionnaire, en cas d’augmentation de capital par incorporation de sommes inscrites aux comptes de primes d’émission, réserves ou report à nouveau, à raison d’actions anciennes auxquelles un droit de vote double est attaché.
Droit négociable détaché de chaque action ancienne permettant à son détenteur de souscrire par priorité des actions nouvelles ou des valeurs mobilières donnant accès au capital ou de récupérer, par sa cession, la diminution de valeur théorique qu’entraînerait pour ses titres l’émission d’actions nouvelles.
L’élimination des déchets est définie comme l’ensemble des opérations qui ne peuvent pas être considérées comme de la valorisation, même si elles ont pour conséquence secondaire la récupération de substances, matières ou produits ou d’énergie. En France, l’élimination est considérée comme une solution de dernier recours dans les hiérarchies des modes de traitement des déchets.
Sigle international désignant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance qui sont utilisés pour analyser et évaluer la prise en compte du développement durable et des enjeux de long terme dans la stratégie des entreprises, aussi bien afin d’analyser les performances des entreprises dans ces domaines, que les risques qu’elles encourent.
European Sustainability Reporting Standards, ou Normes européennes d'information en matière de durabilité.
Concept qui désigne un ensemble d’organismes de formes différentes tels que les mutelles, coopératives, fondations ou associations, dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d’utilité sociale. Ces organismes adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. L’utilisation des sommes est strictement encadrée dans la réallocation des projets dédiés.
Capitaux appartenant aux actionnaires comprenant les souscriptions en capital, les bénéfices laissés en réserve et les résultats de la période.
Gaz énumérés à l’annexe V, partie 2, du règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil. Ces gaz comprennent le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), l’hexafluorure de soufre (SF6), le trifluorure d’azote (NF3), les hydrofluorocarbones (HFC), les hydrocarbures perfluorés (PFC).
La fonction de gérant consiste à diriger le groupe et à agir dans l’intérêt général de la société, dans les limites de son objet social et dans le respect des pouvoirs attribués par la loi au Conseil de surveillance et aux assemblées générales d’actionnaires.
Le Global Reporting Initiative (GRI) est une organisation à but non-lucratif. Sa vocation est d’élever les méthodes de reporting du développement durable à un niveau équivalent à celui du reporting financier, dans un souci de comparabilité, de crédibilité, de rigueur, de périodicité et de vérifiabilité des informations communiquées.
- ◆regroupe certains principes de bon fonctionnement et de transparence propres à améliorer la gestion d’une société et à répondre à la demande des investisseurs et du public ;
- ◆concerne l’ensemble des responsabilités, des processus et des pratiques destinés à définir la direction générale et les actions stratégiques de la société, à assurer que ces risques sont bien gérés et que les objectifs poursuivis sont atteints ;
- ◆regroupe l’ensemble des différents dispositifs (Conseil de surveillance et ses comités spécialisés, Comité exécutif...) mis en place pour contrôler la gestion d’une société cotée.
Le groupe familial Hermès est composé des associés d’Émile Hermès SAS, de leurs conjoints, enfants et petits-enfants, leurs holdings patrimoniaux actionnaires directs et indirects d’Hermès International et d’Émile Hermès SAS. La faculté d’être associé d’Émile Hermès SAS est réservée aux descendants de M. Émile-Maurice Hermès et de son épouse, et à leurs conjoints, mais seulement en qualité d’usufruitiers de parts.
Haut comité de gouvernement d’entreprise qui a pour mission d’assurer le suivi de l’application du Code Afep-Medef et d’en proposer des évolutions, soumises à consultation publique.
Afin de connaître, à un instant donné, tout ou partie de ses actionnaires au porteur, une entreprise cotée peut commander une analyse de son actionnariat à la société Euroclear France via sa plateforme déclarative qui permet d’effectuer le recensement auprès des intermédiaires financiers.
La loi n° 2021-1308 du 8 octobre 2021, qui a transposé en droit français la directive (UE) 2017/828 du 17 mai 2017 (dite « SRD II ») modifiant la directive 2007/36/CE du 11 juillet 2007 (dite « SRD I ») a substitué cette procédure à celle du TPI (titre au porteur identifiable).
Organismes financiers (caisses de retraite, compagnies d’assurances, banques, fonds souverains...) plaçant des fonds dans des valeurs mobilières.
Le LEI est un identifiant unique et mondial sous forme d’un code alphanumérique à 20 caractères. Il est rattaché à des informations de référence clés. Développé par l’Organisation internationale de normalisation (ISO), le LEI est obligatoire pour toutes les transactions sur des instruments financiers cotés en Bourse : il permet d’identifier de façon claire et unique des entités juridiques participant à de telles transactions.
Correspond, pour un titre donné, au rapport entre le volume d’actions échangées en Bourse et le nombre d’actions constituant le flottant. Un titre ou un marché est qualifié de « liquide » lorsque des opérations d’achat ou de vente peuvent être effectuées sans provoquer de trop fortes variations par rapport au dernier cours de transaction.
Cette méthode utilise les facteurs d'émission moyens du réseau électrique du pays pour calculer les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la consommation d'électricité.
Cette méthode utilise les facteurs d'émission spécifiques aux contrats d'achat d'électricité (comme les certificats d'énergie renouvelable) pour calculer les émissions de GES liés à la consommation d’électricité.
Gain obtenu sur la vente d’un titre. La plus-value est égale à la différence positive entre le prix de vente et le prix d’achat ou de souscription.
Pourcentage minimal d’actions présentes ou représentées et ayant le droit de vote, nécessaire pour que l’Assemblée générale puisse valablement délibérer.
Une société, après consultation et autorisation de ses actionnaires en Assemblée générale, peut acheter en Bourse ses propres actions dans la limite de 10 % (conformément aux objectifs définis dans le descriptif du programme de rachat d’actions). Les actions ainsi acquises peuvent être ensuite conservées, cédées, transférées ou annulées.
Document d’information requis par le Code de commerce par lequel les dirigeants ou les organes chargés de la direction de la société rendent compte à l’organe délibérant de leur gestion au cours de l’exercice écoulé, et communiquent toutes informations significatives sur l’émetteur et sur ses perspectives d’évolution. Il est établi par les mêmes organes que ceux qui arrêtent les comptes annuels. Les sociétés établissant des comptes consolidés doivent également fournir des informations sur la gestion du groupe. Ce document est inclus dans le document d’enregistrement universel.
La Gérance peut, dans certains cas, instituer au profit des actionnaires un droit de souscription à titre réductible. S’il était institué, au cas où les souscriptions à titre irréductible (c’est-à-dire, par exercice du droit préférentiel de souscription) s’avéreraient insuffisantes pour couvrir la totalité de l’augmentation de capital, les titres de capital non souscrits seraient attribués aux actionnaires qui auraient souscrit à titre réductible un nombre de titres supérieur à celui qu’ils pouvaient souscrire à titre préférentiel, proportionnellement aux droits de souscription dont ils disposent et en tout état de cause dans la limite de leurs demandes.
Le résultat net d’une entité est le solde entre l’ensemble de ses produits et l’ensemble de ses charges au cours d’une période donnée. Il traduit l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entité résultant de ses activités pendant cette période.
Le résultat opérationnel courant est l’un des principaux indicateurs de performance suivi par la direction générale du groupe. Il exclut les éléments non récurrents ayant un impact significatif de nature à affecter la compréhension de la performance économique du groupe.
Les scopes 1, 2 et 3 du bilan carbone regroupent les différentes catégories d'émissions de gaz à effet de serre . Selon le Green House Gas Protocol, le Scope 1 regroupe les « émissions directes, provenant de sources détenues ou contrôlées par l’entité qui reporte ». Le Scope 2 regroupe les « émissions indirectes liées à la consommation de l’électricité, de la chaleur ou de la vapeur nécessaire à la fabrication du produit ou au fonctionnement de l’entité qui reporte ». Le Scope 3 regroupe les « autres émissions indirectes, liées à la chaîne d’approvisionnement (amont) et à l’utilisation des produits et services au cours de leur cycle de vie (aval) »
Société dont le capital est divisé en actions et qui groupe, d’une part, un ou plusieurs commandités ayant la qualité de commerçant et répondant indéfiniment et solidairement des dettes sociales, d’autre part, des commanditaires (ou actionnaires) non commerçants et tenus au passif seulement dans la mesure de leurs apports.
Les statuts sont un acte constitutif d’une société qui en précise les caractéristiques et les règles de fonctionnement. La modification des statuts exige l’accord de tous les associés commandités et un vote en Assemblée générale extraordinaire.
Groupe de travail créé en 2015 pour définir des recommandations concernant la transparence financière des entreprises en matière de climat.
Issue du Règlement européen 2020/852 du 18 juin 2020, ayant pour objet de fournir une définition de référence au sein de l’Union européenne des activités économiques considérées comme durables sur le plan environnemental.
La trésorerie nette comprend la trésorerie et les équivalents de trésorerie présentés à l’actif du bilan, minorés des découverts bancaires qui figurent dans les emprunts et dettes financières à court terme au passif du bilan. La trésorerie nette n’inclut pas les dettes de loyers comptabilisées en application de la norme IFRS 16 relative aux contrats de location.
La trésorerie nette retraitée correspond à la trésorerie nette majorée des placements de trésorerie qui ne répondent pas aux critères IFRS d’équivalents de trésorerie en raison notamment de leur maturité supérieure à trois mois à l’origine et diminuée des emprunts et dettes financières.
Un actionnaire peut voter par correspondance au moyen d’un formulaire prévu à cet effet ou par Internet (se référer à l’avis de convocation correspondant).
Ce glossaire recense les termes les plus souvent utilisés. Les définitions ainsi fournies ne le sont qu’à titre d’information et ne sauraient être exhaustives. En aucun cas ce glossaire ne saurait être interprété comme se substituant aux règles en vigueur (textes législatifs ou réglementaires, statuts, etc.), aux documents et communications émis par la société (avis de convocation, document d’enregistrement universel, communication financière, etc.).

















